Le XVIème Ballon d’Or :
OLIVIER
L’HOMME REVOLTE
Difficile que de décerner des « récompenses »
individuelles au sein d’un sport collectif mais la tradition de l’ESSEC
FOOTBALL CLUB le réclame.
Pour choisir le cercle fermé et prestigieux des
« podiumables » de l’année il faut faire preuve d’une rigoureuse honnêteté.
Trouver le ballon d’Or c’est passer la saison au
crible dans ses moindres recoins.
35 étudiants
ont porté le maillot de l’équipe fanion contre 47 en 2003-2004, 34 en 2002-2003,
29 en 2001-2002, 24 en 2000-2001, 26 en 1999-2000, 30 en 1998-1999 et 32 en
1997-1998.
Après un premier écrémage il restait… 8 étudiants
qui pouvaient à divers titres prétendre sur leur saison à « rentrer » dans les
« ballons ».
Hélas plusieurs étudiants pour cause de blessures
ou même de stages n’ont pu faire une saison totalement complète malgré leur
bonne volonté.
En « serrant » davantage et au vu de la saison il
ne restait plus que 6 étudiants en lice pour finalement arriver aux cinq joueurs
« ballondorisés »
Là nous entrons dans la galerie de l’extrême, ces
étudiants qui peu à peu, année après année prennent de plus en plus
d’importance, d’énormes compétiteurs, cela en est même impressionnant.
Il est à noter que cette saison le Ballon d’Or
s’est conquis de haute lutte et avec la plus faible des marges sur son dauphin.
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Ballon d’Or : Olivier
PIGEON
Une si belle image
Jamais l’écart séparant le Ballon d’Or de
son dauphin n’a été aussi mince que cette saison pourtant quel formidable
Ballon d’Or 2005 qu’est OLIVIER OLIVATOR !
« Le doute est un hommage rendu à l’espoir »
LAUTREAMONT.
Olivier s’assit dessus !
Avant toute chose quel formidable roman que celui
d’OLIVIER avec l’EFC !
Revenons rapidement sur son parcours bleu et
blanc :
Joueur EFC deux longues saisons en équipe
II OLIVE s’accroche, arrive à intégrer le groupe puis l’équipe fanion sur
le flanc droit à l’automne 2003.
Enchaînant les « bonnes productions » il
« explose » littéralement début janvier 2004 en devenant un joueur clé du onze
ESSEC.
Hélas l’accident tragique survient… un maudit
jeudi de fin janvier 2004 : rupture des ligaments croisés…il semble que « sa
carrière EFC soit gravement compromise ».
Pourtant c’est à ce moment là que l’on voit toute
la force mentale qu’il possède !
Après son opération (et combien de
« souffrances ») par un gros et impressionnant travail physique notamment durant
l’été 2005, il prépare son retour…en solitaire.
Un peu juste en octobre il « rate » le stage de
BLOCRY et les matchs de préparation.
Contre toute attente il réussit « à revenir »
dans l’équipe qui dispute son premier match de championnat 2005…avant d’être
couronné Champion Universitaire Ile de France avec l’ESSEC FC !
OLIVE
devient OLIVATOR !
Et une légende de plus pour la Grande Histoire de
l’EFC !
« En temps de guerre ou de paix, l’avenir
appartient à ceux qui n’abandonnent jamais » disait CLEMENCEAU…
Dans le concert EFC 2005, le
message souverain, c’est OLIVIER, qui l’aura donc apporté, offrant la
figure paradoxale d’un barbare qui serait en même temps un classique.
Il a fait régner sur son côté droit la terreur de
l’an mille et son équipe était parfois une horde.
Lui verrouillait son couloir puis il l’agitait.
Ses yeux étoilés, ses pommettes tartares, sa
tignasse hérissée en faisceaux de baïonnettes, annonçaient un de ces
tempéraments tyranniques auxquels il ne fait pas bon se frotter sur la pelouse.
La domination qu’il a exercée sur ses affiliés
comme sur ses adversaires, où le charme et l’autorité étaient implacablement
dosés, en disaient long sur la voracité de ses ambitions…par exemple lors d’un
simple match de Critérium (14 avril 2005 contre DAUPHINE) où après son
but il hurla sa rage d’immense compétiteur !
Assurément il aura marqué de son seul nom toute
la saison 2004-2005.
Grand Champion Universitaire où chaque match
décuplait en lui des ressources physiques phénoménales, certes, mais aussi
l’orgueil des certitudes inexorables.
Cela est si vrai que le coach « croyait voir »
dans la préparation et dans le match une sorte de remake d’Adrien
SEUGE (Grand ancien Ballon de Bronze 2002).
OLIVATOR
s’en va, mais il ne quittera jamais ceux qui l’ont connu et écouté.
Car ce champion flamboyant, paradoxal jusqu’au
tourment, heureux jusqu’à la culpabilité, droit jusqu’à la brisure dont le coach
dit souvent : « Quand on voit son corps musculeux, fin et noueux, on voit un
corps qui souffre » laisse une trace lumineuse, même si cette lumière,
quelquefois, semblait issue d’un soleil noir…la blessure de janvier 2004.
Par son allure, celle d’un pâle chevalier, d’un
LANCELOT du LAC éternellement tenté par l’interdit, d’un
combattant des stades pour qui l’extrême générosité fut toujours la moindre des
choses.
Si MONTHERLAND a célébré l’honneur de
servir. OLIVE a fait plus.
Même s’il demeure attiré par le but adverse et si
son rôle premier est de « faire tourner la salle des machines » et surtout de ne
jamais trahir l’équipe dans les moments importants, par essence, OLIVIER
est un joueur profondément collectif.
Il sent le jeu, son intelligence lui permet
d’interpréter toutes les situations et de bien gérer les temps forts comme les
temps faibles d’une partie.
Il garde toujours le souci de participer au jeu
et à la récupération collective du ballon, de défendre, de tacler et de presser
lorsque les circonstances le dictent.
OLIVIER
doit sa réussite et son standing actuels à son extraordinaire mental, à sa soif
de progresser et à sa capacité, sans cesse, à pouvoir élever son niveau de jeu
et répéter la performance.
Monstre de travail, de préparation individuelle
(s’inspirant intelligemment des grands anciens EFC dont Jérôme
LOUSTAU, Loulou SIRAND qu’il a côtoyés), de résistance, de
persévérance, de volonté et d’humilité, l’échec ne le décourage pas : aguerri
(par ses années prépa ? par ses années EFC II ?), la rigueur, la
discipline et les valeurs qu’on lui a enseignées, l’adversité ne l’effraie
jamais.
Autant dire que l’étendue de son registre
technique…cette technique qu’il n’a eue de cesse de travailler pour progresser,
le parfait compromis qu’il propose à un poste aussi exigeant, l’exemplarité de
son attitude sur un terrain, mais aussi sa régularité à un haut niveau de
prestations lui offrent à présent une place de choix, aux côtés des plus grands.
A son tour, il peut légitimement prétendre
aujourd’hui avoir valeur de modèle.
Maurice CHEVALIER s’adressant aux sœurs GOITSHELL (Jeux Olympiques d’hiver
GRENOBLE 68) : « Pouvoir se dire un jour qu’on est le meilleur, même si ça
ne dure pas longtemps, se dire que personne n’a fait mieux que vous, ça vous
laisse des sensations en or… »
OLIVIER
c’est un dur, c’est un tendre, c’est un vrai comme l’EFC les aime.
Quel beau Ballon d’Or le roi
de la saison 2004-2005 !
Sa saison :
-53 sélections
-38 matchs 2004-2005
-3 buts
-1er aux présences à l’entraînement
-7,75(8m) 7,44(9m) de moyenne en
championnat 1 but
-5,67(3m) de moyenne en Coupe de
France
-7,5 de moyenne en Coupe de France en Salle
-6,5 de moyenne T5B
-7 de moyenne
Critérium 2 buts
Ses grands matchs :
SUPELEC 7
Championnat
PARIS DAUPHINE
8 //
ENSAE
8,5 // 1 but
CENTRALE
7,5 //
ESTP
8 //
HEC
8,5 //
ESCP.EAP
8 //
HEC
7 Coupe de France
PARIS VIII 7
Critérium
PARIS DAUPHINE
7 // 1 but
STAPS EVRY 7
// 1 but
ALGER ASTE 8 T5B
ESC TROYES, IEP 7,5
Qualification Coupe de France en Salle
HEC, ESC TROYES, AUDENCIA, ESC GRENOBLE, EM LYON,
ESSCA, AUDENCIA, ESC GRENOBLE 7,5 Phase finale Coupe de France en
Salle
__________________________________
Ballon d’Argent :
Romain LAUNAY
Le Highlander bleu et blanc
Déjà trois ans d’EFC, les saisons
s’enchaînent et ROMAIN est toujours en haut !
Avec un palmarès impressionnant (Champion de
France 2003, Champion Ile de France 2003 et 2005, Ballon d’Or 2004, finaliste
Coupe de France en salle 2005… ROMAIN va son petit surhomme de chemin !
En somme il sait rester naturel tout comme Ray
CHARLES a dû faire face dans sa carrière à ELVIS puis aux
BEATLES !
Arrière gauche indétournable de l’EFC,
ROMAIN bat la mesure au rythme de ces tambours qu’il entend seul résonner
dans ce CONGO qu’est son cerveau !
Voir ROMAIN et son côté gauche en
bleu/blanc c’est le « virevoltant » Mick JAGGER des sixties à chaque
match !
Homme et joueur de caractère, il est indubitable
que ROMAIN a déjà laissé une trace indélébile de ces trois années avec
l’EFC !
Son image qui chante tous les vents du Pays
Basque, ses couleurs et ses odeurs, sa mer immense comme un océan.
Voir ROMAIN avec sa rage de vaincre et sa
rigueur morale, sa belle intelligence et son refus de subir sa vie, pour la
beauté de son sourire et la malice de ses yeux, mangeant un
« thon d’adversaire » à la basquaise comme sur le port de CIBOURE,
dégustant une chevauchée comme un verre d’IROULEGUY, rêvant aux victoires
comme le surfeur à la recherche de « la » vague, avant de remonter le côté
gauche du stade des Maradas ou la baie de St JEAN de LUZ
comme on s’accroche au ciel.
La psychologie du n°3 EFC, c’est une part
de plaisir, une part de souffrance ! Il y a des jours où il vole, où nous
spectateurs ressentons un sentiment d’envie de force furieuse !
Mais, le plus souvent, défendre pour ROMAIN,
c’est avoir la tronche dans « la boue », mettre la tête où l’autre va mettre le
pied, emplâtrer un « mec », et ça peut faire mal ! Défendre est un combat.
A la fin, seulement, c’est un plaisir…et lorsqu’il n’y a pas de combat…ROMAIN
s’ennuie !
Les duels ne se gagnent pas tout le temps, mais
il faut savoir se relever et être prêt pour le prochain, et que, forcément,
ROMAIN y met plus de détermination encore !
Là, il éclate et cela lui procure même une sorte
de jouissance.
Cette notion de défi, physique et mental, fait
partie de sa culture et sa détermination peut aller très, très loin. Il adore le
contact, quand il peut y aller vraiment à fond…
Il récupère avec son cœur qui cogne comme au
premier rendez-vous d’amour puis offre une passe sublime comme on offre son
amitié !
Par ses étonnantes récupérations il crée des
mouvements d’une pureté de mer du Sud, d’une évidence et d’une simplicité de
poésie, d’une somptuosité « si facile et évidente » qu’on n’en reverra peut-être
jamais plus.
Un seul cœur bat sur l’aile gauche, né dans des
nuits sans sommeil « à la bétaillère », dans les beaux délires de la vie
étudiante.
Un seul cœur sur le côté gauche, une ancre
sympathique sur laquelle le jeu bleu/blanc pouvait s’accrocher, se créer, se
développer.
« Descendant en ligne directe » de Julien
DELPECH (93), d’Olivier DELAPORTE (Ballon d’Argent 99 et
Ballon de Bronze 97) et de Laurent LEMONIER (Ballon d’Or 01et
Ballon de Bronze 98 et 00) ROMAIN fait partie depuis longtemps du « HALL
OF FAME EFC » !
Sa saison :
-91 sélections
-34 matchs 2004-2005
-2 buts
-7,69(8m) de moyenne en Championnat 1
but
-7,5(1m) de moyenne en Coupe de France
-8 de moyenne en Coupe de France en Salle 1 but
-7 de moyenne Critérium
Ses grands matchs :
ENS ULM 7
Championnat
ESG
7 //
SUPELEC
8 //
PARIS DAUPHINE
8 //
ENSAE
7,5 //
ESTP
8 // 1 but
HEC
8 //
ESCP.EAP
8 //
IUT QUIMPER 7 8ème
de finale Championnat de France
ESG
7,5 Coupe de France
PARIS DAUPHINE 7 Critérium
HEC, ESC TROYES, AUDENCIA, ESC GRENOBLE, EM LYON,
ESSCA, AUDENCIA, ESC GRENOBLE 8 Phase finale Coupe de France
en Salle 1 but
___________________________________________________________________________________
Ballon de Bronze :
Arthur BERNARD-MOITIER
Un jeune maestro éblouissant
Il a du Marc FAVIER (Ballon de
Bronze 01), du Julien VANCAUWENBERGHE (Ballon de Bronze O1), du
Thomas MAERTENS (Ballon d’Argent 02), du Germain BOUCHARA
ou encore du Cédric BRUIX (Double Ballon d’Or 95 et 97, Ballon
d’Argent 98), il a de ces joueurs la beauté, la grâce, l’élégance, l’apparente
facilité dans le moindre geste, ce don de Dieu pour transformer tous les ballons
qu’il touche en message de paix, caressant le ballon il a comme ces joueurs qui
l’ont précédé à l’EFC « des Colombes aux bouts des pieds » !
Première année et déjà en octobre ARTHUR
s’imposa comme le meneur de jeu de l’EFC 2005 !
Longtemps au coude à coude pour « les Ballons »
avec les deux monstres de la saison (OLIVIER –ROMAIN) il
« laissa » passer sa chance en…n’écoutant pas « les anciens »…participant au
week-end EXTREM ESSEC (mars 05)…et en « revint » avec un
traumatisme crânien…qui l’empêcha de participer au 8ème de finale du
Championnat de France…et affaiblissant l’équipe de ce fait !
ARTHUR
a un compas dans l’œil et un pied généreux, distributeur de caviar en louche
argentée. Il joue l’œil vacant, le maillot bleu bien mis dans le short comme un
gavroche distingué et ses pieds sont des gants.
Pour un n°10 le coach a l’œil sur une chose :
comment le joueur se comporte pour maîtriser le temps ? Quelle est sa vitesse
d’exécution ? Son habileté technique ? Sa perception du champ ?
ARTHUR
a un registre immense et combien de fois par match gratifie t-il le public de
gestes « zidaniens » ?
Grâce à ce Ballon de Bronze ARTHUR fait
« partie » des « grands » mais nul doute cependant qu’il possède l’étoffe d’un
joueur d’exception et d’un leader qui devrait se révéler durant les prochaines
saisons …si les études (stages, échanges, organisation, BDE) lui en laisse la
faculté. Seul le destin pourra le dire.
ARTHUR
est capable d’accélérer pour venir dans la ligne d’attaque sans qu’on le voit,
tout naturellement, en allongeant son amplitude, sans modifier sa fréquence de
course. Il appartient à la dynastie des ports altiers, ce joueur a de l’allure
et c’est un régal à l’œil !
ARTHUR
a toujours eu, semble-t-il, l’envergure de ses aspirations et la force de
caractère nécessaire pour atteindre les sommets. Mais puisqu’un n°10, aussi
grand soit-il, n’est rien sans ses partenaires récupérateurs, encore lui aura
t-il fallu se frotter souvent dans le travail défensif pour y trouver son
épanouissement, mûrir, affirmer sa personnalité et son ambition, exprimer
pleinement son potentiel et acquérir une vraie dimension.
Il tire sa force de sa qualité de déplacement, de
sa prodigieuse technique, mais aussi de son endurance, de sa valeur athlétique
et de sa culture de l’effort qui lui permettent à la fois de donner de la
profondeur, de créer des espaces, de multiplier les allers-retours, de varier
les appels, de donner du mouvement, d’offrir des solutions collectives, de
réussir des « diagonales » et, ainsi, de tailler des brèches dans les défenses
et de faire d’énormes différences.
Dans le duel, on peut le bloquer, mais pas dans
l’espace. Autrement dit, son jeu réclame une attention maximale et une
concentration permanente. Il se déplace constamment et c’est pour cela qu’il est
imprévisible et qu’il oblige les défenseurs à lire en permanence son jeu et à
apporter une réponse immédiate.
Mais comment rendre compte de la fluidité d’une
course pourtant « apparemment nonchalante », de la puissance d’une inspiration,
de la perfection d’une conduite de balle, de faux ralentissements et de vraies
accélérations, de ses feintes et esquives, de cette beauté dans l’efficacité ?
Stade des Maradas 25 novembre 2005, déjà deux
buts pour ARTHUR puis la 70’…
A une quarantaine de mètres des buts de l’ESG
ARTHUR envoie une reprise de volée pleine lucarne !
« Gol de placa », un but à graver dans le
marbre !
Ce but en fait est indescriptible au sens où, par
sa fulgurance, il résiste à toute description objective.
Tous les mots sont impuissants à retranscrire
une telle émotion.
A ce niveau, le foot, c’est comme le jazz : le
chef-d’œuvre n’existe que dans l’instant où il s’accomplit, dans un temps qui
lui est propre, qui engendre et abolit.
Ce match lui vaudra une note de 10…le quatrième
10 de toute l’histoire de l’ESSEC FC !
ARTHUR
un maestro dont les pieds sont pleins d’idées.
Sa saison :
-41 sélections
-41 matchs 2004-2005
-10 buts
-1 aux présences à l’entraînement
-7,69(8m) 7,50(9m) de moyenne en
Championnat 5 buts
-4(2m) de moyenne en Coupe de France
-6,25 de moyenne en Coupe de France en
Salle 3 buts
-6 de moyenne T5B
-7 de moyenne Critérium
Ses grands matchs :
ESG
10 Championnat 3 buts
SUPELEC
7 //
PARIS DAUPHINE
7,5 //
CENTRALE
7,5 // 1 but
ESTP
8 // 1 but
HEC
7 //
ESCP.EAP
8 //
PARIS VIII 7
Critérium
PARIS DAUPHINE
7 //
STAPS EVRY 7 //
ALGER ASTE 8 T5B
HEC, ESC TROYES, AUDENCIA, ESC GRENOBLE, EM LYON,
ESSCA, AUDENCIA, ESC GRENOBLE 7,5 Phase finale Coupe de
France en Salle 3 buts
__________________________________________________________________________________________
Ballon de Bronze
Philippe CAHUZAC
Un drôle d’escamoteur
A ceux qui ont reçu tous les dons au
berceau, il faut bien leur trouver des défauts pour leur redonner leur dimension
humaine.
Ah PHILIPPE, cet étudiant qui
aime toutes les femmes à partir du moment où elles respirent !
PHILIPPE !
Lui le non violent, par goût autant que par philosophie, n’a jamais répondu ni
aux provocations ni aux attaques.
En 2003-2004 il traversa une saison
qui laissa un goût d’inachevé et peut-être même de déception pour ses
coéquipiers.
Petit prodige plein d’avenir, couvé
par le coach et les grands anciens d’alors il était le débutant en bleu mais un
débutant démarrant sa carrière EFC…en n°6 !
Elégant, tête haute et buste droit il
était accompagné par un « méchant » soupçon de dilettantisme et de facilité, on
lui reprochait de ne pas assez défendre, de n’être pas assez réaliste et
concentré, de ne pas savoir se faire mal et surtout ces passages à vide…durant
un match.
Cette année 2004-2005, malgré son
immense potentiel il semblait toujours faire preuve de manque de rigueur en
début de saison au point qu’il n’était pas retenu dans les 14 pour les 3
premiers matchs de championnat !
Allait-il payer une fois de plus son
manque d’exigence avec lui-même ?
Manque d’ambition ? Gâchis
programmé ?
Remplaçant contre PARIS
DAUPHINE, lorsqu’il « rentra » sur la pelouse…concentré et le « mords aux
dents » il ne laissa pas passer sa chance et l’ont vit un PHILIPPE
métamorphosé…qui réalisa un match parfait, accrocheur, sûr de lui, dur sur
l’homme, jouant simple et relançant magnifiquement : le soir même le téléphone
« arabe » sonnait chez les anciens EFC…
A partir de ce jeudi là (9/12) il
enchaîna les matchs avec toujours de grosses prestations !
…et le ballon semblait avoir passé un
contrat avec les pieds de PHILIPPE…
Pourtant sa technique si pure qu’elle
en paraît décomposée, sa vision du jeu, son sens de l’esquive, étaient toujours
demeurés suspects dans la farouche jungle du football universitaire de Première
Division.
Malgré ces grands matchs, il fallut
donc que le natif de CASTELNAUDARY enchaîne les grosses
« productions » pour faire enfin taire ses détracteurs !
Manieur de ballon, il est pourtant le
contraire d’un joueur « gratuit ». Tout ce qu’il fait reste axé vers le bien de
l’équipe.
PHILIPPE
possède une habileté technique (prise de balle, contrôle, enchaînement vers
l’avant) et une souplesse de pied étonnante, un coup d’œil, un sang froid, une
maîtrise de soi et une aisance dans le un contre un.
Il progressa, si l’on ose dire, dans
ce domaine, mais, pour cet aristocrate, le foot devait rester un art et
conserver sa dimension esthétique et rafraîchissante aux hautes études.
Un tel déploiement de talent a une
destinée bien plus élevée que le simple plaisir du geste pour le geste.
Tout cela a pour propos de préparer à
l’évidence la plus lumineuse, à la suprême aristocratie du jeu : la juste passe,
sobre, dépouillée. L’essentiel, et rien de plus.
PHILIPPE
a du charme, de la générosité, de la sensibilité, de l’imagination à revendre,
et par conséquent, il a 50 profils différents, et sans doute 500 explications
psychologiques possibles.
Mais si on doit chercher une
définition à ce joueur, ou plus exactement trouver une attitude qui le
définisse, une attitude symbolique, on ne trouverait rien mieux que celle-ci :
Un homme a demi nu dans son maillot
bleu/blanc, solidaire et beau, dressé sur la pointe de ses « adidas copa
mondial », et contemplant dans une pelouse miroir, d’un regard émerveillé, le
reflet de son Art.
PHILIPPE
c’est l’allégresse de l’EFC 2005.
Sa saison :
-58 sélections
-36 matchs 2004-2005
-2 buts
-7,83(6m) de moyenne en Championnat
-6(3m) de moyenne en Coupe de France
-7,5 de moyenne en Coupe de France en
Salle 1 but
-6,67(3 m) de moyenne T5B
-6,67 de moyenne Critérium
Ses grands matchs :
PARIS DAUPHINE
8 Championnat
CENTRALE
8 //
ESTP
8 //
HEC
8 //
ESCP.EAP
9 //
INSEEC
7 Coupe de France
HEC
7 //
PARIS VIII
7 Critérium
STAPS EVRY
7 //
ALGER ASTE 8 T5B
HEC, ESC TROYES, AUDENCIA, ESC
GRENOBLE, ESSCA, AUDENCIA, ESC GRENOBLE
7,5 Phase finale Coupe de France en Salle 1 but
___________________________________________________________________________
Ballon de Bronze :
Benoist ERAVILLE
Benoist le Grand…
Hélas une sortie peu digne de son
talent…expulsion inexcusable en 8ème de finale du Championnat de
France…qui ternit tout de même sa saison.
BENOIST
et son « ex-mentor » Pierrot LIBESSART…
BENOIST
probablement l’EFC le plus connu sur tous les terrains universitaires…
BENOIST
le cauchemar de nos adversaires…
BENOIST
l’inquiétude du corps arbitral…
BENOIST
l’inattendu et l’interrogation chez ses coéquipiers…
BENOIST
ou Benben chez le coach…
BENOIST
la « valeur ajoutée » au maillot bleu/blanc…
BENOIST
un des plus grands noms de l’histoire du football ESSEC…
BENOIST
le « grincheux » qui pour lui, jouer un match,
c’est vider son sac…
BENOIST
le galactique au palmarès vertigineux : Ballon d’Or 2002, Ballon de Bronze 2003
et 2005, Champion de France 2003, Champion Ile de France 2001, 2002, 2003 et
2005, vainqueur Coupe de France 2001, finaliste 2002, finaliste Coupe de France
en Salle 2002 et 2003, meilleur buteur 2001, 2002, 2004 et 2005, vainqueur
Trophée Gaz de France 2005 !
Il y a ¼ de Thierry HENRY,
¼ de Sylvain WILTORD, ¼ de David TREZEGUET chez lui
plus un 1/4 de Djibril CISSE… pour le look !
Collaborateur chez KPMG
(sponsor maillot EFC) il se permet le luxe de vivre une dernière saison
avec son EFC chéri et quelle saison !
Champion Ile de France, des buts de
folie oh combien importants et cerise sur le gâteau un 10/10 en note (seulement
cinq 10/10 dans l’histoire du foot EFC) dans un VARSITY
d’anthologie où ce 25 janvier 2005 il détruisit psychologiquement les HEC !
Ce jeudi là alors qu’HEC
menait 1-0 on vit un BENOIST déchaîné se prendre en fin de match (80
et 87’) pour un joueur de billard…les joueurs d’HEC étant pris
d’hallucination !
Qu’a fait BENOIST, en quelques
instants pour nous clouer au siège !
Il marque un but exceptionnel !
Mais ce n’est pas cela. Il a enchaîné
par un deuxième but tout aussi crucial et décisif !
Ce n’est même pas le fait que tout
cela s’est joué, avec tellement d’aisance, sur le stade de JOUY en
JOSAS, où, si longtemps, montaient les gerbes d’eau comme d’une rizière.
Non, c’était juste deux tirs. Deux
simples tirs tendus, deux simples tirs si « purs » et décochés instantanément
dans des trous de souris !
Des tirs comme on a tous l’impression
d’en avoir fait, sur une plage sans pollution ou dans une cour de récré sans
neige.
Seulement, nos tirs étaient toujours
trop ceci ou pas assez cela.
Là, c’était deux tirs au moment
opportun, le jour J et l’EFC était champion Ile de France Universitaire !
Rompre avec les choses réelles, écrit
CHATEAUBRIAND, ce n’est rien. Mais avec les souvenirs !
Le cœur se brise à la séparation des
songes…
Sa saison :
-145 sélections
-24 matchs en 2004-2005
-13 buts
-8,42(6m) de moyenne en Championnat 7
buts
-6 de moyenne en Coupe de France
-5 de moyenne en Coupe de France en Salle
-6 de moyenne
T5B 4 buts
Ses grands matchs :
ESG
9 Championnat 2 buts
SUPELEC
7 //
PARIS DAUPHINE
7,5 //
ESTP
8 // 1 but
HEC
10 // 2 buts
ESCP .EAP
9 // 1 but
ESSEC FC 2004-2005 :
-éliminé en 8ème du Championnat de France,
-Champion Ile de France Universitaire,
-éliminé en poule éliminatoire de Coupe de France,
-finaliste Coupe de France en salle,
-½ finaliste Tournoi des V Ballons,
-Vainqueur Trophée Gaz de France.
En 2004-2005 aucun étudiant n’a dépassé le cap des 100 sélections en
équipe première.
Capitaine : Laurent
VEDRINNE (84 sélections)
Meilleur Buteur : Benoist
ERAVILLE (145 sélections) 13 buts
Responsable foot : Henri
HAGENBACH (70 sélections)
Je rappelle que quand on gagne c’est ensemble.
Quand on perd, c’est ensemble, des joueurs au
coach.
Les « GOALS » ESSEC sont plus
importants que l’EGO.
Du plaisir, c’est ce que nous espérons pour cette
nouvelle année 2006.
De l’ivresse, de l’émotion, du sérieux. Comme
devant un verre, comme devant une femme.
Et que le meilleur soit couronné fin 2006 mais à
l’ESSEC FOOTBALL CLUB la star…c’est l’équipe.