Des conditions dantesques...
mardi 12 décembre 2006
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samedi 09 décembre 2006
samedi 09 décembre 2006
samedi 09 décembre 2006
samedi 02 décembre 2006
vendredi 01 décembre 2006
vendredi 01 décembre 2006
vendredi 01 décembre 2006
OLIVIER,
LE SACRE D’UN GEANT
Stade des Maradas, jeudi 3 février 2005. 17h 30, vestiaire ESSEC.
Ce n’est même plus un cri collectif.
Même plus du bonheur.
Tellement plus que cela.
Là, dans ce vestiaire transformé en déluge où les bouchons de bouteilles de champagne sautent.
OLIVIER n’est plus un homme.
Ni un footballeur universitaire.
Il a l’œil, le visage animal.
Comme un peu plus tôt, à l’aube des 14h 30, avant de poser sa griffe sur ESSEC-ESCP.EAP (3-1), le dernier match du championnat d’Ile de France.
Comme si souvent au cours de cette glorieuse saison, quand il écrasa les matchs d’une telle domination qu’elle en était devenue presque inhumaine.
Comme -juste avant- son terrible accident au genou un maudit soir de janvier 2004.
Puisqu’on en revient toujours là dans le récit de son épopée.
Puisqu’il y a un avant et un après.
Depuis ce drame qui faillit lui coûter son genou gauche, OLIVIER n’est plus tout à fait le même.
Il est maintenant OLIVATOR !
Sous le feu des doutes et des questions puisque, pour cette saison 2004-2005 il risquait de quitter un rendez-vous universitaire sans médailles.
A croire que le goût du jeu et de la compétition le transcende.
OLIVIER est donc allé au bout de ses ambitions et de ses convictions.
Celle par exemple, qui l’avait poussé à faire le vide dans sa tête l’été dernier, pour tenter, quitte à souffrir, de retrouver le maillot bleu/blanc, démolir le destin et s’inscrire dans la légende de l’EFC.
Enfin, retrouver les jeudis et le foot.
Cette discipline aux appuis violents et répétés, traumatisants pour son genou blessé.
Aux creux de l’hiver, après avoir apporté son immense obole, OLIVIER est devenu Champion Universitaire Ile de France 2005.
Il n’est plus tout à fait un homme.
Ni un universitaire.
C’est un géant.
Tout simplement.
« Il y a des gens qui voient les choses comme elles sont et qui se demandent : pourquoi ?
Il y a des gens qui rêvent les choses comme elles n’ont jamais été et qui se demandent : pourquoi pas ? » B. SHAW.
vendredi 01 décembre 2006
AU REVOIR AU SOURIRE DE JULIEN
16h45, dimanche 6 avril 1997 à NANTES, coup de sifflet final, l'ESSEC vient de perdre la finale de la coupe de france en salle...
"laminés, fendant la foule les joueurs ESSEC quittent le stade...et là, ARNAUD (POUILLE) Maréchal ESSEC à défaut d'empire souffle au petit JULIEN (qui est anéanti et pleure) "JULIEN", on sort du terrain la tête haute, relève la tête.
Mots forts, mots immenses du grand libero ESSEC. Et c'est vrai .
"Il n'y a pas de honte à tomber mais à rester à terre (GOETHE)"
Ainsi s'achevait la première année à l'ESSEC de JULIEN, c'est dire son attachement à l'équipe et le nombre de grandes parties qu'il aura vécu.
Le 3/12/98 au Maradas en championnat contre l'ESTP (1-1), c'est lui qui "prendra à son tour" sous son aile GUILLAIN pour ses débuts en équipe une.
Cacher sa beauté durant trois ans à cette période de la vie, il faut le faire....
Il aura fallu attendre quatre année pour enfin voir ses magnifiques cheveux noirs....
Oui, jusqu'en 2000, le coach ne l'avait vu qu'avec un crâne rasé, des petits cheveux jaunes, rouges ou roses!
....Il faut dire que son mentor à l'ESSEC Yves BRIANTAIS (EFC 1994-1997) l'entraînait toujours vers des chemins inattendus.....
Ah, le petit JULIEN de 1996, que de chemins parcourus depuis....
Bon responsable football 1997-1998 jusqu'au mailing impeccablement fait; aucune fausse note (voisin aixois du grand Julien DELPECH-EFC 1993-1996) pour cet amoureux immodéré de l'OM de BT et de K.H. FORSTER si ce n'est cette faute de fin de parcours où il abreuva de chaussures à virgules ses coéquipiers depuis son stage automnal de 1999 chez NIKE....
Sorte d'encyclopédie du Football des années 80-90, il était imbattable aux "questions football" lors des déplacements, de plus lorsqu'il était en difficulté, il délivrait sans remords ses fameux "gaz moutardes".
Durant quatre années, partout où l'ESSEC FOOTBALL CLUB se produisait, des senteurs boisées l'ont toujours accompagnée.
JULIEN en deux mots, un type formidable qui va laisser une grande empreinte à l'EFC tant pour son caractère oh combien attachant que pour ses qualitées footballistiques.
Totalisant plus de 80 matchs et bien qu'étant de toutes "les campagnes", il eut le malheur (et le bonheur) d'être à cheval sur les "carrières" d'Arnaud POUILLE et de Fred RIMATTEI, seul sa pointe de vitesse l'a empêché d'aller jusqu'au "ballons".
A la notation, il a été le meilleur joueur de ces matchs:..... 1/2 Championnat de France contre VANNES 1998, classement contre GRENOBLE 1998, 1/4 de finale Championnat de France contre INSA LYON 1998, 8ème Coupe de France contre RENNES 1999 et le match de la montée en DI contre l'UFRAPS NANTERRE 1997.
JULIEN, c'est....., certes une grande carrière à l'EFC mais aussi c'est le plus bel amour (MATHILDE) vu par le coach chez les étudiants, le JURA et le week-end à la plage (pas vrai YVES), CERGY et le local du BDS (pas vrai YVES), le CANADA et re CERGY......
Le foot et JUJU:
"Quel bonheur pour lui de voir jouer Arnaud POUILLE. L'expérience.
Alors JULIEN lorsqu'il est entré sur le terrain: il avait les clés.
Il n'a laissé que des miettes a l'adversaire.
Lucide, calme, il a même réussi plusieurs fois à perçer l'axe du dispositif adverse....mais...en y laissant du jus.
En fait ce n'est pas une chrysalide. A l'ESSEC, il sait se durcir contre le mistral et les flammes, il a vite "pigé" la victoire du barrage sur le fleuve, de l'arbre sur le vent. Il a compris et il a rendu la citadelle intacte.
Alors JULIEN le nouveau king de demain ?
Extrait d'ESSEC/ SAINT-ETIENNE du 1/02/97 5-1.
"ce JULIEN tel un cuirassier français au mufle de faux blond et aux jambes fines, qui alterna coups de pattes et coups de boutoirs, rappelant qu'il est encore un libero "à la méditérranéenne".
Extrait d'INSA LYON/ESSEC 1-2 à ROANNE 1/4 de finale du Championnat de France - jeudi 23/04/98.
"ce JULIEN si lucide et au talent si bravache qui délivra ses steacks (plus que tartare) à répétition.
Extrait du VARSITY 99 victoire ESSEC à JOUY 2-0 le 10/12/99.
JULIEN le type qu'il faut pour que vive un groupe, JULIEN c'est un idéal.
Alors direction le départ dans la vie et le monde du travail. (pas chez NIKE stp)
Bonne route petit et merde.
JULIEN DIGEST
Un palmarés impressionnant:
-Demi-finaliste CHAMPIONNAT de FRANCE UNIVERSITAIRE 1998.
-Quart de finaliste CHAMPIONNAT de FRANCE UNIVERSITAIRE 2000.
-CHAMPION ILE de FRANCE UNIVERSITAIRE 1997-1998 et 1999-2000.
-Finaliste COUPE de FRANCE en SALLE 1997.
-Tournoi final COUPE de FRANCE en SALLE 1996-1997 et 1997-1998.
-8ème de finale COUPE de FRANCE 1998 (défaite contre ESC RENNES 2-1).
-8ème de finale COUPE de FRANCE 1997 (défaite contre EM LYON 2-0)
-8ème de finale COUPE de FRANCE 2000 (défaite contre IESEG LILLE 4-3)
-ACCESSION en 1ere DIVISION UNIVERSITAIRE en 1996-1997.
-Vainqueur Challenge St GERMAIN 1997.
-Stages de préparation à VICHY 1996, HOULGATE 1997, 1998,1999.vendredi 01 décembre 2006
DES COLOMBES
AU BOUT DES PIEDS...
Tête haute au coeur du jeu.
Le ballon est un trésor.
Le foot lui appartient,
Le monde.
MARCO, l'espace de quelques secondes
devient CRESUS.
Premier match officiel: Championnat Universitaire de 1ère division,boulevard Lannes à PARIS.
Jeudi 5 novembre 1998
AEKSM - ESSEC 4-3.(mi-temps 0-2...)
L'ESSEC: 1 CHAYAK, 2 LAURENT L, 3 OLIVIER D., 4 ANTOINE R., 5 JULIEN A., 6 MATHIEU R. (cap), 7 SEBASTIEN V., 8 PIERRE L., 10 GERMAIN B., 9 G. HENRI B., 11 GUILLAUME F., 12 FRANKIE A., 13 CLEMENT L. et 14 MARC.
Premier but:Jeudi 7/01/99 contre l'ICP d'OLIVIER M. (défaite 2-1 en championnat).
1998-1999: joua n°2, 6, 7, 8, 10...
1999-2000: joua n°7, 6, 10...
2000-2001: joua libero.
2001-2002: joua libero et devient le capitaine de l'EFC.
Atypique:
-du chapeau de "CROCODILE DUNDEE" en 1999 aux longs cheveux bouclés en 2002...
-en règle générale, la longueur des cheveux décline avec la progression des années étudiantes à l'ESSEC, pour lui...
-stagiaire chez L'OREAL, non seulement il n'eut aucun regard pour la cohorte de jolies filles qui hantent les couloirs "du siège" (oui CHRISTEL c'est vrai) mais surtout il réussit le tour de force de vendre 3 boîtes de 24 auto-bronzant "de démonstration" à JEROME L. (qui est si redoutable en affaires: ex: pressing)...
-il est le seul étudiant sur le campus de l'ESSEC a ne pas posséder un portable ce qui compliqua fortement la tache d'un responsable foot notamment dans les rapports quasi quotidien en principe avec le coach...
-il est très loin d'être un monstre physique...contrairement à de nombreux joueurs EFC!
Il existe des destins sportifs à l'EFC dont on peut deviner le cheminement dès les premiers bruits de la rentrée des 1ères années en septembre.
Il est certain que ce ne fut pas le cas pour lui.
Calme, fin, gentil, un timbre de voix si doux, il intégra doucement et sans tapage le groupe de l'ESSEC FC 1 dès les premiers "trials" de 1998.
Et réussit le tour de force...à force d'humilité de se rendre indispensable à l'EFC, il accomplit une immense carrière, ses 100 sélections peuvent en témoigner.
MARCO un roi-blanc, non un roi!
Il a voulu faire acte de passion, de celle qui ouvre les yeux. Et le coeur. Il était écrit quelque part que MARCO possède le don suprême de "faire aimer".
Heureux ceux qui aiment le foot et l'EFC à travers lui.
Très souvent un nouveau à l'EFC s'inspire secrètement d'un aîné (les exemples sont nombreux). Peut-être pour lui FRED R. (?) a été cet exemple supérieur, cette flamme puissante par lesquels MARCO est passé, s'est réchauffé.
La manière d'évoquer cet étudiant porteur de rêves aura été marqué par l'obstination à le flétrir d'un côté, à l'exalter par contre coup de l'autre.
Il était dit dès sa première année EFC que sa polyvalence était le plus beau des cadeaux ou le plus gros des handicaps suivant le regard accordé.
Pour avoir tant crée par des chemins délicats, ce fan de l'OL a progressé avec des trappes mal fermées sous les pieds.
Mais il reste par-dessus tout le respect de tant de joueurs, du passé, du présent et du futur.
Petite V02 mais seigneur dans le jeu et seigneur humainement.
Et cette ferveur universitaire qui gonfle comme un hymne à l'amour du beau jeu.
Enfin, tous ces EFC, enfants de MARCO sur le mariage enchanté de l'attaque.
Il courait balle au pied la tête haute, il n'avait pas l'air de forcer et pourtant, il remontait le terrain au milieu des adversaires qui ne pouvaient se saisir du ballon.
Il semblait tout voir sur ce terrain d'un seul coup d'oeil.
Merci MARCO d'avoir permis de garder dans notre mémoire visuelle ces belles attitudes, cette beauté du geste que tu possèdes aux mieux.
Des EFC il y en a beaucoup, c'est la sincérité, la pureté et, surtout, le mimétisme.
Sois donc certain que tu auras laissé chez ceux qui t'ont côtoyé sur les terrains universitaires où jouait l'ESSEC FC ce goût de la beauté de l'art.
On a découvert ton talent, on t'a comparé à ceux qui t'ont précédé et puis, lorsqu'on a décidé que tu étais de la famille des plus grands il était naturel que tu endosses à ton tour ce brassard EFC porteur de tant d'histoires,de tant de "campagnes" et de légendes.
MARCO a le privilège de donner l'eau à la bouche, de permettre la tête rafraîchissante.
Comme une source qui court dans les champs de jeu, quels que soient les barrages.
Redoutons le jour où il s'écartera en juin 2002.
Il est dur d'avancer la gorge sèche.
Ensuite place à l'ESSEC FOOTBALL COLLEGUES...les vieux quoi...oui mais les immortels!
Son PALMARES à ce jour:
-Ballon de Bronze 2001.
-Capitaine EFC 2002.
-1/4 de finaliste du Championnat de France Universitaire en 2000, 2001 et 2002.
-1/8ème de finaliste du Championnat de France Universitaire en 2000, 2001 et 2002.
-Champion Universitaire d'Ile de France en 2000, 2001 et 2002.
-Vainqueur de la Coupe de France 2001.
-Vainqueur de la Coupe d'Ile de France Universitaire 1999 (n'a pas joué la finale).
-Tournoi final Coupe de France 1999 et 2001.
-Tournoi final Coupe de France en salle 1999 et 2001.
-1/8ème de finale Coupe de France 1999, 2000, 2001.
vendredi 01 décembre 2006
L’énigmatique LOULOU…
1ère sélection : jeudi 18 novembre 1999, championnat de 1ère division Universitaire Ile de France, stade des Maradas.
VARSITY : ESSEC – HEC 1-1 (mi-temps 1-0)
Buts : G.H. BEDIOU 38’, HEC 82’
Expulsé : HEC 1, Cartons jaunes : ESSEC 2, HEC 2
1 Guillain CHAUFFERT-YVART, 2 Guillaume OYER, 3 Louis SIRAND, 4 Guillaume DE CORBIAC, 5 Julien HELART, 6 Nicolas CHIUMENTI, 7 Marc FAVIER, 8 Pierre LIBESSART (cap), 9 Georges-Henri BEDIOU, 10 Frédéric RIMATTEI, 11 olivier MAZZELA, 12 Bastien MONSAINGEON, 13 Lionel FAJOLLE, 14 Julien TERRADE.
Ah LOULOU, ce responsable football 2000/2001 qui « loupe » le car après le restaurant à POITIERS juste avant de se rendre au stade pour disputer… un ¼ de finale de Championnat de France, toujours ce responsable foot qui oublie les équipements de l’EFC sur un parking avant de se rendre à NANTES en phase finale de Coupe de France en salle…et le coach qui fait les poubelles de l’ESSEC à 4 heures du matin pour tenter de retrouver les maillots… Encore cette année il se permet de perdre un maillot à 80 € au cours d’une beuverie !
Golden boy d’EDS où il s’illustra dans la « double comptabilité » ; stagiaire chez TOTAL FINA à LA DEFENSE puis à BERLIN…subjuguant Thierry DESMARET il devient l’ ASSOULY de « radio EFC » grâce à Internet ; allergique aux douches des vestiaires ; adepte des « rillettes » et du saucisson vin rouge avec son pot et « colocataire » GUIGUI ; autant inconditionnel de l’OM que du Président de la République, incollable aux quizz foot ; chef incontesté et inspirateur des « psychopathes » ; pulvérisant les 0,8g d’alcool dans le sang lors de chaque soirée… pourtant il fait partie des cinq plus grand athlètes que l’EFC a connu ; beau mec avec les cheveux mi-longs, ressemblant à un évadé d’ALCATRAZ avec la boule à zéro ; joueur EFC si fantasque capable des plus grands exploits sur son aile gauche ou en salle mais aussi capable de passer complètement à travers un match par exemple ESC DIJON en Coupe de France… il est si attachant.
LOULOU c’est une énigme : comment ce type bourré de talents n’a-t-il jamais été « ballondorisé » ?
LOULOU c’est comme un cyprès et le cyprès n’a rien à voir avec la tristesse contrairement à la légende.
Un cyprès c’est un arbre qui avec sa force vitale particulière le prédispose à veiller sur le repos des hommes.
Il reste arbre de vie, symbole de vie éternelle, avec son feuillage toujours vert, son bois imputrescible et odorant comme l’encens.
Sur un terrain, LOULOU ne voit que le ballon. Et il le veut.
Alors, il l’arrache à l’adversaire quel qu’il soit. Et où qu’il soit. Il se jette sur lui, comme un affamé.
Mais parce qu’il l’aime trop et qu’il le respecte, et parce qu’il pense aux autres qui eux aussi ont droit à leur part de bonheur, jamais il ne « l’enterre ».
Il n’enterre aucun ballon, jamais. Bien au contraire, il les déterre tous.
Avec la conscience d’un terrassier ; avec l’efficacité d’un travailleur de force. Grâce entre autres à la puissance de son physique qu’on pu lui donner la pratique assidue des footings d’enfer, de divers cross, du ski de haute compétition Champion de France Slalom spécial 96 et 97, de performances en vélo proprement ahurissantes…traversée des USA (été 02), les Pyrénées en une semaine, le Ventoux et les Alpes en cinq jours ( !), des raids de ski free ride, VTT, sports eau vives, randonnées.
Dans tous les domaines, LOULOU représente…un danger constant pour l’adversaire.
Et il n’a pas son pareil quand il jaillit, flèche élégante qui s’engouffre sur l’aile gauche.
Mais défendre est aussi un état d’esprit, il se bat pour ne pas concéder la moindre parcelle de terrain. Et c’est contagieux. Et tous suivent son exemple, entraînés dans son sillage. C’est peut-être là sa plus belle victoire.
On se met à trembler quand on le devine souffrant au sol après un choc. Et on est soulagé chaque fois qu’il se relève, intact…ou presque. Sans un mot, sans une plainte. Car pour lui cela fait aussi partie du jeu.
Le cœur de LOULOU bat lentement. C’est un rythme très lent même pour un sportif entraîné. Il a les caractéristiques cardiaques qui sont celles d’une minorité de privilégiés de la nature.
LOULOU aura toujours besoin de rêver. Il en aura toujours envie aussi, une fois traversé sa jeunesse. Comme en passant.
Presque sans s’en rendre compte et sans y attacher tellement plus d’importance qu’au temps laissé sur les terrains universitaires des quatre coins de la France.
Et il lèvera encore souvent les yeux vers le ciel de son ARLES natal, ou bien ailleurs.
Pour s’évader d’une terre où il a parfois du mal à garder les deux pieds. En soirée l’alcool lui fait un peu trop les yeux doux…
Sans doute y verra-t-il au dessus des nuages un ballon rond adoré.
Et par delà encore, l’Aventure, l’invitation à un autre voyage pour lequel il bouclera de nouveau ses valises, lui l’éternel promeneur au Pays des Merveilles du foot universitaire.
L’ARLÉSIEN considère que le sport est un jeu. Alors il joue pour prendre son plaisir. Mais aussi pour gagner… C’est un gagneur dans l’âme.
Une façon de jouer si particulière et si simple à la fois.
Ce mélange rare de lucidité et de courage, cet étonnant compromis d’ardeur physique sans restriction et une finesse tactique sans égal.
Pourtant, n’étant pas à un paradoxe près, LOULOU cadre derrière tout cela une personnalité aussi pudique, aussi réservée que son jeu sait être brillant, flamboyant ou…catastrophique !
LOULOU c’est un fier. Il a l’orgueil superbe, cette faculté d’aller au-delà de lui-même et de provoquer la révolte des siens.
Cette révolte que le tumulte réveille tout à coup.
Qui monte, qui s’impose.
Et qui l’oblige presque à aller puiser au plus profond de son être des trésors d’énergie, des tonnes de volonté.
Et qui le rend lui-même.
Pourquoi ? Comment ? LOULOU ne peut le dire.
Qu’est ce qui le pousse dans ces moments là, qu’est ce qui le transforme, le transfigure ? Il ne sait pas.
Mais au fait. Est il vraiment besoin d’aller chercher une explication ? LOULOU est LOULOU…Voilà tout !
Il entre dans la galerie de l’extrême ceux aux 100 sélections !
Pierre LIBESSART 156 (98-02), Marc FAVIER 118 (99-02), ), Georges-Henri BEDIOU ( 114, 98-03 saison en cours), Frédéric RIMATTEI 111 (97-00), Cédric BRUIX 110 (95-98), Laurent LEMONIER 104 (98-01), Olivier LEGRAND 102 (92-95).
L’équipe de sa 100ème sélection : (Finale ou match de classement Championnat de France Universitaire 2002/2003, jeudi 3 avril 2003.
Le groupe : BRUNO, NASSER, ROMAIN, LAURENT, CHRISTOPHE, JOSEPH, JULIEN T., JEROME, GUILLAUME, GEORGIE (capitaine), BENOIST, J. BAPTISTE, ADRIEN, NICOLAS P., JULIEN V., LOULOU.
Son palmarès à ce jour :
-1/2 finaliste Championnat de France 2003.
-1/4 de finale Championnat de France 2000, 2001, 2002, 2003.
-1/8ème de finale Championnat de France 2000, 2001, 2002.
-Champion Ile de France Universitaire 2000, 2001, 2002, 2003.
-Vainqueur Coupe de France 2001.
-Finaliste Coupe de France 2002.
-Champion de France en salle 2000.
-Finaliste Championnat de France en salle 2002.
-1/2 finaliste Championnat de France en salle 2001.
vendredi 01 décembre 2006

VANCO
l’AIGLE du NORD
Sa première sélection officielle :
Championnat de 1ère division Universitaire Ile de France 1999-2000.
Stade d’Honneur à Palaiseau, jeudi 25 novembre 1999, 15 h, Pelouse excellente quoique lourde.
POLYTECHNIQUE – ESSEC 3-3 (mi-temps 0-2)
Buts : Georgie 1, Olivier 2.
L’ESSEC : 1 Guillain CHAUFFERT-YVART, 2 Guillaume OYER, 3 Louis SIRAND, 4 Guillaume DE CORBIAC, 5 Nicolas CHIUMENTI, 6 Marc FAVIER, 7 Julien TERRADE, 8 Pierre LIBESSART (cap), 9 Georges-Henri BEDIOU, 10 Frédéric RIMATTEI, 11 Olivier MAZELLA, 12 Julien VANCAUWENBERGUE, 13 Julien HELARD, 14 Joseph LASSERE.
An 2035, juillet…imaginons quelques EFC devenus « Grands Patrons Français »...
Les Brigades financières de la République auront fait leur travail…
Sans se démarquer de son éternel sourire LOULOU est aux BAUMETTES, bien qu’âgé le coach lui rend visite tous les après midis de juillet afin de suivre l’étape du TOUR de FRANCE en sa compagnie ; BENOIST, lui est à FRESNES et n’en finit pas de « pester » contre tout le monde en s’acharnant à scier les barreaux de sa cellule ; ADRIEN comparait devant les juges, ne comprends toujours pas et n’admets pas quelles sont les charges qui pèsent contre lui…
En ces temps futurs, tous les « Grands Patrons » ont des difficultés, ils sont soit mis en examen soit incarcérés. Seul un ancien EFC surnage à l’air du temps : JULIEN !
VANCO a le regard « méfiant » d’un homme sans cesse en quête de sincérité et d’absolu. D’un homme qui a toujours cru dans sa vie que le sort s’acharnait contre sa trop tendre personne !
An 2035, juillet…le temps a fait son œuvre…JULIEN VANCO est le seul ancien EFC en liberté !
Sur les stades Universitaires de sa jeunesse il avait la classe, mais aussi en dehors. La classe, c’est plein de choses. Elle rend un joueur beau à regarder. On peut être élégant même en plein effort violent, car l’élégance dépasse la souffrance.
Il peut y avoir des moments « sombres » dans une carrière, mais dans l’ensemble il se dégage du positif dans la sienne. VANCO : une personne honnête et correcte.
Automne 1999, le coach savait « déjà tout » : le petit ZIZOU de cette formidable prépa de St JEAN allait intégrer l’ESSEC et donc naturellement l’EFC.
6 septembre 1999 ; fin de Trial. Après une prestation immense un beau et athlétique garçon s’approche du coach tout timide…et rien…
Lors d’un entraînement suivant, le nouvel étudiant « s’enhardit » un peu plus et déclare au coach : « tu sais Jean-Michel, je suis un type qui a toujours quelque chose, je suis d’une santé souffreteuse ! » ?????
En octobre JULIEN sera du groupe qui s’en va en stage de préparation à HOULGATE…et abandonnera lors du 1500m …pour je ne sais plus quelle petite blessure…
JULIEN, toujours souriant, toujours enrhumé, souvent blessé légèrement, attrapant le moindre virus…
« Je m’excuse Jean-Mi pour x raisons ? »
1h plus tard : appel téléphonique. « Je t’appelle pour m’excuser ? »
1h30 plus tard : appel téléphonique. « Je te prie de bien vouloir m’excuser de m’être excuser ? »
2h plus tard : appel téléphonique. « Je me fais du soucis, cela « me chiffonne » mais il faut que tu comprennes je m’excuse ? »
3h plus tard : appel téléphonique. « J’espère que tu as bien compris, je m’excuse parce que… ? »
Le lendemain matin : appel téléphonique. « Je t’appelle parce qu’il faut que je m’excuse de t’avoir rappelé pour m’être excuser… ? »
Etc, etc…
Ce type est un délice. AURELIE…tu as gagné le bon numéro mais tu as du boulot !
« Etre beau, tout au moins le moins laid possible, est envers les autres la première forme de la courtoisie » a écrit Paul VIALAR. Nul doute que JULIEN a été courtois avec les plus hostiles à son image.
La beauté de JULIEN dans l’effort naît de son aisance. Il arrive à demeurer facile là où les difficultés s’accumulent car le foot est une chanson de gestes qui ne souffre pas la caricature.
Il est permis de penser que le sourire acidulé de JULIEN, sa découpe de chérubin musclé, ses cheveux en panache et ses tenues « en prise directe avec la mode d’aujourd’hui » ont ajouté à sa légende. L’image est importante. Elle devient inestimable lorsqu’elle fait surgir le rêve. Et VANCO est un joueur de rêve.
Il est celui par qui l’enchantement arrive.
Il est heureux que le foot consacre la force, la volonté et le courage, tout ce qui permet de se dépasser et entretient la valeur originelle de ce jeu d’hommes.
Il est heureux qu’il lâche ses Jérôme LOUSTAU, ses J. Baptiste CLEMENT, ses Joseph LASSERE et ses Antoine RICHARD pour secouer le troupeau dont ils sont les mâles.
Car il faut bien le dire, le foot EFC vivra tant que l’on appliquera les commandements de la récupération, tant que l’on puisera dans l’exemple de sacrifice.
Mais il est aussi exaltant d’être ébloui par le trait lumineux d’une passe, l’éclair fulgurant d’une inspiration, la traînée majestueuse d’un joueur devenu comète dans la galaxie du foot EFC.
Ils sont rares ceux qui ont la grâce pour compagne. VANCO est baigné d’une espèce d’aura.
Mais voilà que l’auréole se profile, celle du martyr, voilà que la complainte s’ébranle, celle du mal-aimé ou mal compris. VANCO ne veut ni de l’une, ni de l’autre.
Attention, mal-aimé, mal compris ? Mille excuses mais il n’a jamais été le mal-aimé.
Il y a du Mousquetaire et de l’Edmond DANTES chez JULIEN plongé dans le feuilleton de l’EFC. VANCO, c’est un héros parmi les héros, VANCO c’est un monstre sacré parmi les monstres sacrés de son temps !
Il y a les « VANCO, VANCO ». Ce nom qui grimpe subitement dans le ciel de x stades alors que le « filleul » d’Arnaud POUILLE distillait ses passes les plus onctueuses ou scorait lors de rencontres décisives telles HEC à VELIZY (Coupe de France, éliminatoires 2001) et CENTRALE à CHATENAY-MALABRY (Championnat Ile de France-match du titre 2003) ou encore HEC, TOULOUSE et DIJON à LILLE (Phase finale Coupe de France 2001).
Ce nom là est devenu un hymne à une certaine idée du jeu que se font toujours les fidèles du foot EFC.
Il y a le VANCO à la gueule de couverture de magazine, l’apollon racé du foot, et il y a aussi, et surtout, ce compagnon délectable qui vous apporte sa petite lumière au recoin d’un sourire.
Il y a ce magnétisme que l’on devine dans les regards, ce raffinement d’honnêteté, il y a cette manière de s’adapter par une parole, comme ça, il y a enfin le signe d’une tendresse, d’une bonté d’âme qui ne s’invente pas.
JULIEN a également le don de se faire pardonner une « insouciance » en passant.
Car regardez-le, il a quelque chose d’un ange qui passe. Un ange espiègle. Avec sa frimousse d’enfant béni, il a tout pour être le chouchou de la classe comme il l’était en prépa à St JEAN.
Hélas, à l’EFC, dans la grande compétition, la prudence aime la rigueur, le foot bleu/blanc se doit d’être impitoyable et souvent les cours de caserne prennent le pas sur les cours d’école.
La vie a su lui faire assez de cadeaux. Il a quelque chose de l’enfant gâté ce page qui a pris des cheveux et des muscles (1m93, 90kg) tout au long de l’aventure du jeu. Et quelle aventure l’EFC de son temps ! L’EFC…le plus grand club universitaire ! Etre Champion de France colle à la peau toute la vie. On nous vénère. Ces années EFC appartiennent à la légende.
L’EFC appartient à tous ceux qui y ont laissé leur jeunesse et leur vie. C’est à eux qu’il faut penser. Parce que l’EFC est grandiose, on ne l’oubliera jamais.
Peut-être VANCO cache son jeu, l’autre, celui du quotidien.
La nonchalance (qui n’est pas un laissé-aller je précise) de JULIEN est un miroir plus ou moins fidèle, plus ou moins déformant. Il est ce chevalier sans nuages, ce prince de la lumière, qui a du mal à arriver à un rendez-vous sur la terre mais auquel on pardonne comme ça, parce qu’on ne peut pas en vouloir au troubadour qui laisse fondre ses mots sur une musique enfantine. Il a ce je ne sais quoi qui émane d’une expression furtive. Mais est-il enjôleur ce beau JULIEN ? Oui, pour ce qu’il camoufle de pureté. Beaucoup de ceux qui aiment bien cette nature doucereuse ne peuvent pas s’empêcher de redouter quelque mystification, quelque jolie roublardise sur fond de berceuse (son capitaine et ex de St JEAN Pierre LIBESSART 2000 et 2001 le houspillait sans cesse pour le pousser à faire encore plus…ce qui avait don d’irriter voire de peiner JULIEN).
J’ai assez regardé derrière ce rempart, cette muraille de charme, pour y avoir vu la fermeté en amitié et la vraie humilité.
Oh ! il n’est pas parfait le VANCO, comme disent ses copains Guillaume OYER et Julien TERRADE. Il n’y a qu’à prendre sa gentillesse, elle est à deux faces. Toutes deux le plus souvent souriantes. Cette gentillesse peut-être une offrande ou une faiblesse.
Il reste ferme sur des positions prises depuis longtemps dans le foot. C’est une caractéristique de VANCO que d’être franchement résolu et obstiné lorsqu’un idéal l’emporte dans une discussion. C’est alors qu’il ne transige plus et peut se refermer au bout de sa riposte dans un mutisme mais…toujours si peu grognon.
JULIEN n’est pas un forcené des escapades au bout de la nuit, pour la seule griserie d’un verre et parce qu’il n’y a de véritables plaisirs pour beaucoup que dans l’errance au fil des boîtes blafardes. Il peut être un passager de la nuit si le bateau bat pavillon de l’amitié, de la fraternité. Au plus profond d’une soirée, il relance les discussions avec la même voracité qu’il peut avoir à réclamer des balles, à aimer l’EFC.
Etudiant béni des Dieux, chargé des dons les plus rares, il est l’enfant chéri du paradis de l’attaque. Lorsqu’il est bien, lorsqu’il se sent en confiance, en une passe, en un crochet, il offre ce merveilleux qui allume la passion : un hymne au grand jeu de l’attaque bleu/blanche.
Fils des Clément LEFEVRE et d’Olivier MAZZELA, petit-fils de Bastien MONSAINGEON ou d’Armando ROMAGNOLO, arrière-petit-fils de François-Xavier APOSTOLO, il est porteur d’un message qu’ils sont des dizaines à déchiffrer. JULIEN laisse une lumière là où le foot EFC et la vie l’appellent.
Pénétrer dans le monde enchanté et tourmenté de JULIEN. Le joueur y apparaît avec la magie de son style, la splendeur de ses recherches, le respect des seigneurs du passé et du présent, l’admiration des espoirs.
L’homme se dessine avec ses scrupules et sa pudeur. Et cette grâce qui le suit jusque sur le terrain de jeu.
Tel est JULIEN, poète de son temps, créateur de l’une des plus belles chansons de geste jamais dédiée au foot ESSEC.
Il rentre dans la « galerie » de l’extrême, ceux aux 100 sélections :
Pierre LIBESSART 156 (98 à 02), Georges-Henri BEDIOU 128 (99 à 03), Louis SIRAND 124 (99 à 04), Marc FAVIER 118 (99 à 02), Benoist ERAVILLE 112 (01 à 04), Frédéric RIMATTEI 111 (97 à 00), Cédric BRUIX 110 (95 à 98), Julien TERRADE 106 (00 à 03), Laurent LEMONIER 104 (98 à 01), Olivier LEGRAND 102 (92 à 95), Guillain CHAUFFERT-YVART 101 (99 à 03).
L’équipe de sa 100ème sélection :
Jeudi 8 janvier 2004, Championnat Universitaire Ile de France 1ère division, stade des Maradas 14h30.
1 ROMAIN LE, 2 HENRI, 3 ROMAIN LA, 4 LAURENT, 5 PHILIPPE R., 6 PHILIPPE C., 7 OLIVIER, 8 JEROME(cap), 9 NICOLAS Z., 10 NICOLAS P., 11 BENOIST, 12 JEFF, 13 JULIEN T., 14 JULIEN V.
Son Palmarès à ce jour :
-Ballon de Bronze 2001.
-Champion de France Universitaire 2003.
-1/2 finale Championnat de France Universitaire 2003.
-1/4 de finale Championnat de France Universitaire 2000, 2001 et 2002.
-1/8ème de finale Championnat de France Universitaire 2001 et 2002.
-Champion Ile de France Universitaire 2000, 2001, 2002 et 2003.
-Vainqueur Coupe de France 2001.
-Finaliste Coupe de France 2002.
-Finaliste Coupe de France en Salle 2002 et 2003.
-8ème de finale Coupe de France 2000 et 2003 (EFC forfait).
vendredi 01 décembre 2006
LE GAI CAVALIER
Une leçon de vie…
1ère sélection le jeudi 18 novembre 1999 au Maradas pour le VARSITY 2000.
Championnat de 1ère division Universitaire Ile de France.
ESSEC-HEC 1-1 (mi-temps 1-0).
Buts : G. HENRI 38’, HEC 82’
Cartons rouges HEC 1, cartons jaunes ESSEC 2, HEC 2.
1 Guillain CHAUFFERT-YVART, 2 Guillaume OYER, 3 Louis SIRAND, 4 Guillaume DE CORBIAC, 5 Julien HELART, 6 Nicolas CHIUMENTI, 7 Marc FAVIER, 8 Pierre LIBESSART (capitaine), 9 G. Henri BEDIOU, 10 Frédéric RIMATTEI, 11 Olivier MAZZELA, 12 Bastien MONSAINGEON, 13 Lionel FAJOLLE, 14 Julien TERRADE.
Le jeudi suivant JULIEN dans le onze de départ contre POLYTECHNIQUE à PALAISEAU 3-3 : polycop : « JULIEN T un peu tendre, un « novillo » en somme… »
Pendant des saisons de folie, des étés au loin, des hivers de feu, un brasier de passions, il a aimé l’EFC, fait chanter le jeu notamment en salle, vibrer le foot universitaire, hurler les loups, pleurer les amis et lui-même, et la chienne pourra siffler la fin, rien que son nom aujourd’hui prononcé est un rêve de foot EFC qui peut continuer.
JULIEN T. c’est le modèle à suivre pour tout 1ère année débarquant à l’EFC. 100 sélections, ça vous classe un homme, oui mais ces 100 sélections ont été acquises à la force du jarret, du caractère et de la volonté...
JULIEN T. c’est le temps où l’EFC entre en copains dans vos vies pour s’ajouter au nombre de vos prospérités quotidiennes, des rires dans l’école, de la santé à revendre, du chauffage dans la cheminée, du pain sur la table, des séjours en Amérique du sud puis Amérique Centrale, d’autres à CHICAGO et en Europe de l’Est puis de longs stages chez ANDERSEN.
Le joueur : sur la pelouse, à défaut de kilos il a convoyé de la dynamite et s’en est fait une provision à son propre usage. Simple ! Une technique sans cesse améliorée pour passer aujourd’hui pour un remarquable technicien, un physique irréprochable vu la quantité de travail solitaire (toujours le mimétisme de l’EFC Pierre L., Louis S. etc..), une connaissance du jeu arrivée à maturité grâce à un intérêt et à une analyse croissante de son match (et du match) le soir dans son lit. Une trajectoire de modèle.
Le coach reconnaît que ce petit première année de 99 n’était pas comme d’autres à la classe innée, sachant tout sans avoir rien appris. Par contre lui a suscité sous son pas un clan auquel tout EFC peut rêver d’appartenir et de ressembler.
La nature des liens qui l’unit à l’EFC ajoute à sa légende. Le défi permanent qu’il s’est adressé est un moyen de s’exalter encore au-dessus de lui-même.
Alors lorsque l’esprit du jeu s’identifie par surcroît à l’esprit de famille, on s’aperçoit que ce jeu est d’abord une manière d’être.
Aussi, quand LARGO réussit de si grandes parties lors de la conquête du Championnat Ile de France Universitaire 2003, le frisson des justes moralités agita-t-il les gradins. On sut qu’aux immenses accents de l’hymne à la joie, entonné par toute l’équipe, se mêlait la musique intime de la revanche personnelle et des « vexations » oubliées. Sous l’éclairage allègre dont elles ont fait leurs lois, une vie d’étudiant dévoué à l’EFC trouvait sa consécration et ce n’était que justice. Quel plaisir partagé pour tous ceux qui ont « suivi » la carrière de JULIEN à l’EFC !
La « raillerie » du fond des tribunes… « Minable » cria le censeur du jeudi, lyncheur auquel il ne manque que la corde.
LARGO sortit souvent du terrain cœur et poings serrés, LARGO entra sur le terrain à telle ou telle minute toujours sans rien dire, prenant sur lui et apportant toujours à l’EFC !
Une seule armure, sa foi brûlante et, tout autour de lui, au sortir d’une tempête violente dans sa passion exacerbée, la grâce qui vient d’un coin de ciel ensoleillé. « Travaille et ne renonce pas JULIEN ne t’arrête jamais »…
…et devinez qui relancera l’EFC par son but d’une tête rageuse en ¼ de finale du Championnat de France 2003… LARGO « pardi » !
En avril à TROYES, il finira sacré… CHAMPION de FRANCE UNIVERSITAIRE 2003 après être devenu incontestablement un atout majeur pour l’équipe bleu/blanc !
Extraordinaire trajectoire que celle de LARGO mais trajectoire si EFC !
JULIEN T. comme Guy ROUX ou dans un autre domaine François MITTERAND est un persévérant et souvent le vrai champion, ce n’est pas le plus brillant. C’est celui qui, à force de ténacité, parvient un jour « à se hisser au-dessus des autres ».
Il en est récompensé et rentre dans la galerie des seigneurs ceux aux 100 sélections: Pierre LIBESSART 156 (98-02), Georges-henri BEDIOU 120 (98-03 en cours), Marc FAVIER 118 (99-02), Frédéric RIMATTEI 111 (97-00), Cédric BRUIX 110 (95-98), Louis SIRAND 107 (99-03 en cours), Laurent LEMONIER 104 (98-01), Olivier LEGRAND 102 (92-95).
L’équipe de sa 100ème sélection :
Phase finale COUPE de France en SALLE à NANTES : 24 et 25 mai 2003
GUILLAIN, BENOIST, J. BAPTISTE, LOUIS, G. HENRI (cap), JULIEN T., JULIEN V., ADRIEN, JOSEPH, NASSER.
Son palmarès à ce jour :
- Champion de France Universitaire 2003.
- ½ finale Championnat de France Universitaire 2003.
- ¼ de finale Championnat de France Universitaire 2000, 2001, 2003.
- 1/8ème de finale Championnat de France Universitaire 2000, 2001, 2003.
- Champion Ile de France Universitaire 2000, 2001 et 2003.
- Vainqueur Coupe de France 2001.
- Finaliste Coupe de France 2002.
- Champion de France en salle 2000 (éliminatoires).
- Vice Champion de France en salle 2002.
- ½ finaliste Championnat de France en salle 2001.
- 8ème de finale Coupe de France 2000 (et 2003 !).
vendredi 01 décembre 2006

JEROME
le ROI LION
Première sélection officielle le 9 novembre 2000 à la Porte de la Chapelle.
Championnat de 1ère division Ile de France universitaire 2000-2001.
Beau temps automnal.
ESTP – ESSEC 0-2 (mi-temps 0-2)
Buts : Thomas, Georgie.
L’ESSEC: 1 Guillain CHAUFFERT-YVART, 2 Laurent LEMONIER, 3 Louis SIRAND, 4 Julien HELARD, 5 Marc FAVIER, 6 Antoine RICHARD, 7 Julien TERRADE, 8 Jérome LOUSTAU, 9 Georges-Henri BEDIOU, 10 Thomas MAERTENS, 11 Clément LEFEVRE, 12 Adrien SEUGE, 13 Pierre LIBESSART (cap), 14 Julien VANCAUWENBERGHE.
J.E.R.O.M.E. Six lettres: celles d’un des plus grands champions de l’histoire de l’EFC. Six lettres qui ont dépassé le cadre d’une époque, le début des années 2000, ont bouleversé le foot EFC et propulsé haut, très haut, l’image d’un jeune homme et d’un athlète sublime et conquérant.
Automne 2000 : des trials concluants avec de grandes prestations sur le petit stade de l’ECEP où l’on voyait « les flammes rouges » des cheveux du surfeur JEROME balayer sans cesse la pelouse…les produits L’OREAL n’étant pas très au point …
Au stage de DINARD outre le Karaoké, JEROME avait surpris par ses prometteuses performances, performances analysées et re-analysées par Loulou SIRAND et Antoine RICHARD . Le capitaine d’alors Pierre LIBESSART s’entretenait souvent avec le coach sur le « cas » JEROME petit 1ère année…
Seul première année (en compagnie d’ADRIEN mais celui ci était remplaçant) et milieu de terrain ( !) à faire partie de l’équipe de départ contre l’ESTP dans un match qui sentait la poudre, il s’était naturellement intégré (sur la pointe des pieds) au groupe 2000-2001 avec un comportement d’une discrétion qui promettait beaucoup…
Le charisme peut-être silencieux donc intelligent.
Première année pas encore « débroussaillé » dans « l’art de la grande analyse financière ESSEC »…il amènera les équipements EFC (en compagnie de son compère Christophe GIRARD…) au pressing…pour demander un « lavage chemise de ville/individuel »… ce qui leur vaudront une facture de 144 € ! Il fallait voir ce jour là les visages ahuris « des vieux ESSEC » dans le vestiaire ! Le coach lui était très content !
Quatre ans plus tard on peut dire que ce type était un lion. Sa puissance était immense. Sur toutes les surfaces, dans la glace ou le feu il y avait en lui la vie, l’envie et la violence.
Etre un milieu à l’EFC, cela vous classe un homme. Etre un milieu à l’EFC, c’est accepter de souffrir. Et celui qui peut souffrir le plus a gagné…
Combien, combien de fois les jeudis soirs, le coach rentrant chez lui, poussait la porte et disait à sa famille :
« JEROME n’est pas terrien, il vient d’une autre galaxie ! »
« Cet étudiant, ce basque a du panache comme ces toreros assoiffés de sang qui provoquent la corne pour le plaisir de donner le frisson ».
Durant sa période BDE SELECAO c'est-à-dire en 2002, chaque jeudi le coach tremblait pour « son JEROME » vu le peu de repos emmagasiné durant les courtes nuits.
JEROME est un garçon étrange. Un petit gars d’ « EUZKADI » qui concentre l’essentiel de sa force dans un coin de son cerveau. JEROME est un « JEDI », un guerrier moderne de la GUERRE des ETOILES. Il porte en lui le calme et c’est ce qui désarme. Il ne jure jamais. Il dit toujours « merci », il pense sans cesse aux autres et se sent chaque jeudi redevable de tout le monde.
Drôle d’homme, hors temps, hors normes. Il semble juste. Il semble bon. Car on ne ment pas à l’ESSEC FC. Ce qu’on montre est ce qu’on est.
Il fait partie des « plus grands » de la longue histoire bleu et blanche. Il est de ces étudiants dont l’esprit est supérieur au corps. Lui, il dit : « je ne suis pas un héros, je fais simplement mon boulot ». Il est presque trop humble, trop poli, trop correct, trop gentil. Pas d’injure, pas de colères, pas de dureté dans le ton. JEROME a des allures de jeune prophète, d’homme de bien. En fait c’est peut être un ange.
Rien n’est comparable à rien, et il y aura peu de JEROME dans l’histoire du foot EFC. C’est le mystère de la création humaine, ce mystère même dont MALLARME disait qu’ « il est extraordinaire qu’on puisse en mettre tant dans tant d’éclat ».
A-t-il donc le désir d’humilier, en les écrasant, ces adversaires milieux de terrain comme lui qu’il transforme « en rampants » ?
Exprime-t-il la vanité du « mégavélomane » qui veut tout dominer, tout conquérir (et il l’a fait), tout posséder ? Que l’orgueil le guide, ce grand champion bleu/blanc, c’est certain. Mais ce qui déclenche chez lui la volonté, le dépassement de soi, c’est le besoin d’honorer son EFC, c’est aussi la nécessité organique de libérer ses forces. Les contenir, les économiser serait pour cet étudiant tout droit une marque de paresse, voire de lâcheté, en tout cas d’hypocrisie.
JEROME c’est un monstre, une sorte d’Eddy MERCKX avec le style d’ANQUETIL, d’AMSTRONG ou d’INDURAIN au contre-la-montre + les jambes d’ANQUETIL et le cerveau d’AMSTRONG. La puissance d’HINAULT et son autorité aussi. Il a aussi le cœur d’INDURAIN.
Tout cela pour dire que JEROME aime le vélo et même s’il « fait » les ALPES, les PYRENEES, le raid TOTAL-ECP ou le raid HANNIBAL « facile », s’il devait choisir la vue plus fantastique de l’ESSEC, ce serait celle qu’il a eu en 2003, à TROYES en haut du match le plus ensoleillé de tous : la finale du Championnat de France Universitaire de football. C’était extraordinaire et irréel!
Quelques buts en 2000/2001 contre Ste GENEVIEVE en championnat puis l’ISG et l’ESCP en Coupe de France. En phase finale de la Coupe de France 2001/2002 il fut impressionnant de bout en bout (…quels matchs contre NANTES, NICE en ½ finale et LILLE en finale, il finit meilleur joueur de la compétition et marqua même contre MONTPELLIER). En 2002/2003 son but contre CENTRALE pour l’attribution du titre de Champion Ile de France Universitaire mis l’EFC sur orbite. Encore en Coupe de France il marqua contre la solide ESG. Capitaine en 2004 il eu le bon goût de marquer dans le VARSITY joué « sous un déluge ».
Lorsque l’esprit du jeu s’identifie par surcroît à l’esprit de « famille », on s’aperçoit que ce jeu est d’abord une manière d’être.
L’association d’Adrien SEUGE et de JEROME semble relever de la mythologie. La touchante affection qui les unit en fait des jumeaux à la ville, leur complicité en fait des siamois sur le terrain…ainsi que des inconditionnels de JOHNNY !.
ADRIEN, en n°6, a la beauté un peu boudeuse des pâtres grecs. Le buste droit, son regard à facettes sous des cheveux épais ne cesse d’ausculter la partie qu’il anime à une allure de statue brusquement surmultipliée. Mais cherche-t-il son « frère », il le trouve. JAY, les chaussettes et le flottant « en vradouille », la mèche sur le front, a les charmes d’un fauve qui terroriseraient les défenses adverses sur un air de flûte de pan.
C’est à croire que TARZAN avait un fils, un vrai, venu d’Aquitaine. JEROME, il a remué tant et tant d’adversaires et servi tant et tant de partenaires qu’il était fait pour ce jeu cet enfant « sauvage » si bien élevé.
Son exceptionnelle vitalité et sa « discrétion » l’ont aidé à toujours passer entre les gouttes des « reproches » et à rassurer beaucoup de coéquipiers.
Il est une franche et belle nature comme l’EFC les aime. Et comment ne pas évoquer cette saine mentalité et cette manière de fraternité que porte en lui cet étudiant pour être aimé si fort à l’EFC.
Absolument il laissera « le souvenir d’un ami, d’un compagnon de jeu, d’un Homme ». Par ses dispositions à rester fidèle à l’équipe du moment et à ses principes, il aura su jouer de toutes ses forces à un jeu où l’on ne cessera de se compter onze.
JEROME a soudé plusieurs équipes ESSEC dans un même sentiment d’admiration et son souvenir est porté par tous ceux qui considèrent que toutes ses performances étaient davantage que de simples faits sportifs, l’expression d’un romantisme exacerbé…
JEY reste fidèle à sa vérité, lui qui nous a souvent étonnés et fascinés, il sait toujours accueillir les bonheurs et les malheurs d’un groupe. Avec une extrême pudeur et une immense retenue. Ce champion hors série, ce jeune homme singulier, ce compagnon courtois et cet ami chargé d’exigences n’était pas d’un calibre ordinaire.
Derrière le paravent d’une inélégance vestimentaire (sauf chez KPMG et à la ville) et d’un verbe toujours placide mais parfois tranchant, il tentait de dissimuler son bonheur d’étonner.
Etonner l’EFC, étonner le sport ESSEC…et étonner toutes ces étudiantes qui ont pour lui les yeux de CHIMENE…lui qui n’a d’yeux que pour la douce SOLENE.
Pour montrer sur la pelouse un acharnement et un courage quasi animal il sait renoncer le moment venu à ses boissons favorites et aux plats cuisinés, de même qu’aux longues soirées entre copains, ce qu’il apprécie le plus ! Il prend la direction de la préparation physique, s’inflige des « séances de torture » ignorant la grâce que demande au bout de si grands efforts ses cuisses, ses reins, ses poumons et son esprit. Ce retour aux sources le régénère et il demeurera impitoyable sur le stade, car il entend recevoir tous les dividendes de son investissement physique et mental.
JEROME a une qualité bien à lui, quelque chose qui devait lui venir d’un ancêtre acharné à défendre la ville autrefois.
Cette hargne, ce n’est pas un trait du gentil JEROME. Cela vient d’ailleurs. C’est souvent comme ça avec les enfants.
Il y a parfois quelqu’un dans la nuit des temps, quelqu’un dont personne ne se souvient, perdu à 5, ou 10, ou 20 générations, qui a déposé dans l’âme du petit enfant un morceau de son caractère. Quelqu’un a passé à JEROME le chromosome de « l’humeur guerrière »*. Il ne craint personne. Avec cette vertu-là, JEY est arrivé au sommet des honneurs du foot ESSEC.
On peut dire que JEY c’est le joueur d’exception et qu’il avait des ailes aux talons...
Il n’y aura pas d’impudeur à avouer que JEROME est pour tous ceux qui ont eu la grâce de l’approcher l’un des plus beaux ornements de l’existence. Il provoque l’enthousiasme et justifie cette affirmation de MONTESQUIEU qu’on peut être amoureux de l’Amitié…
*peut-être tout simplement « le sociétaire de la MAIF »…
Il rentre dans la « galerie » de l’extrême, ceux aux 100 sélections :
Pierre LIBESSART 156 (97 à 02), Georges-Henri BEDIOU 128 (98 à 03), Louis SIRAND 125 (99 à 04), Julien TERRADE 123 (99 à 04), Benoist ERAVILLE 122 (00 à 04), Marc FAVIER 118 (98 à 02), Frédéric RIMATTEI 111 (96 à 00), Cédric BRUIX 110 (94 à 98), Laurent LEMONIER 104 (97 à 01), Julien VANCAUWENBERGHE 104 (99 à 04), Adrien SEUGE 103 (00 à 04), Olivier LEGRAND 102 (92 à 95), Guillain CHAUFFERT-YVART 101 (98 à 03).
L’équipe de sa 100ème sélection : Phase finale Coupe de France en Salle, 14 et 15 mai 2004 à NANTES.
ROMAIN Le., HENRI, ADRIEN, LOUIS, ROMAIN La., PIERRE, JULIEN V., NASSER, LAURENT, JEROME(cap).
Son Palmarès à ce jour :
-Capitaine EFC 2003-2004
-Champion de France Universitaire 2003.
-1/2 finale Championnat de France Universitaire 2003.
-1/4 de finale Championnat de France Universitaire 2001, 2002 et 2003.
-1/8ème de finale Championnat de France Universitaire 2001 et 2003.
-Champion Ile de France Universitaire 2001, 2002 et 2003.
-Vainqueur Coupe de France 2001.
-Finaliste Coupe de France 2002.
vendredi 01 décembre 2006
Le SORCIER de l’EFC…
Acte 1 : EFC automne 1998. Pourtant si dominateurs, les bleus et blancs s’inclinent lors des deux premiers matchs de championnat sur le même score 4-3…
Pendant ce temps là le petit GUILLAIN s’ébrouait en « joueur de champ » en équipe II…
Acte 2 : Soirée Foy’s. Après quelques verres les phrases se font plus légères…
Quelques bruits de mots percèrent les tympans de Bastien MONSAIGEON. Le capitaine d’alors Mathieu REBOIS fut vite informé. Le coach réveillé en pleine nuit…le petit GUILLAIN était en fait un gardien qui …n’avait …rien dit !
Acte 3 : Après l’entraînement, GUILLAIN sera titularisé en équipe I le jeudi 3 décembre 1998 contre l’ESTP au Maradas.
Pour son avant match GUILLAIN sera couvé par le savoir-faire des anciens Julien ALOCIO et Mathieu REBOIS.
1-1 contre l’ESTP, le jeudi suivant l’EFC ira gagner contre toute attente 2-0 à JOUY lors du VARSITY puis s’imposera 1-0 sur POLYTECHNIQUE !
Il fallait bien « un serrurier » pour venir en aide à ces pauvres hères EFC 1998-99. GUILLAIN sera celui-là. Il s’est finalement révélé le sauveur d’une équipe bien en peine et a libéré ses équipiers. Ce fut l’envol de « l’araignée noire ».
Jeudi 3 décembre 1998 au Maradas. Temps très froid.
ESSEC – ESTP 1-1 (mi-temps 0-1)
But : Clément.
L’ESSEC : 1 GUILLAIN, 2 Laurent LEMONIER, 3 Marc FAVIER, 4 Antoine RICHARD, 5 Julien ALOCIO, 6 Mathieu REBOIS (capitaine), 7 Sébastien VANDERVANNET, 8 Pierre LIBESSART, 9 Georges-Henri BEDIOU, 10 Germain BOUCHARA, 11 Clément LEFEVRE, 12 Franck ANNESE, 13 Guillaume DE CORBIAC, 14 Olivier DELAPORTE.
Acte 4 : Ce chenapan bien aimé va sortir de l’enfance sans cesser de jouer aux cow-boys et aux indiens. GUILLAIN va croquer la vie à l’ESSEC, mordre à pleines dents dans cette pomme, exercer partout sa curiosité jusqu’à devenir Président du BDE VICE VERSA !
Regardant Olivier DELAPORTE, il va entrer en EFC comme on entre en religion, aimer le jeu et le maillot bleu/blanc (noir pour lui) comme un malade, au point de traiter x ou y coéquipiers d’assassin, jamais moins, quand par hasard celui-ci n’avait pas fait la passe parfaite ou surtout avait eu un petit relâchement d’activité en match.
GUILLAIN sur une feuille de match c’était le passeport de l’honneur et de la fierté.
Pour le coach, avoir GUILLAIN en dernier rempart, c’était un EFC avec une équipe qui pouvait tout.
Tout coulait de source. Il y avait une forme de bien être, de plaisir. A croire que tout était écrit, que tout devait se passer comme ça. GUILLAIN, le coach l’a « siroté » tout au long des saisons.
Ce type, pourtant hyper émotif, hyper sensible, hyper fragile, ce fut un monstre, oui un monstre. Oh certes dans ses cages, pas d’esbroufe, pas d’envol « pour les photographes » mais le geste sûr, le geste efficace, la terreur pour l’adversaire…et ses coéquipiers en cas de match moyen, ce type c’est la volonté personnifiée et le regard de psychopathe « style LOULOU » !
Ce type il donnait l’envie du surnaturel !
« Je suis un champ de bataille » NIETZCHE. La tête de GUILLAIN était un vrai champ de bataille !
Il s’isolait avant les matchs, se concentrait… « la fameuse solitude du gardien de but » puis entrant sur la pelouse, toujours un dernier regard au coach qui voulait dire: « Adieu ! Je vais mourir » (Amédée DOMENECH à WELINGTON 1961) !
Combien de fois a-t-il sorti l’imperméable ?
Il y a des matchs pour toujours.
Certains de ceux réalisés par GUILLAIN sont entrés dans la tradition orale : de l’équerre impossible de la finale de Coupe de France 2001 aux penaltys contre VANNES en 8ème de Championnat de France Universitaire ou à celui contre HEC à VELIZY en éliminatoires de Coupe de France la liste est longue…
Le sommet fut atteint lors du tournoi final de Coupe de France en salle à NANTES en 2000. Dans un gymnase rempli jusqu’à la gueule, vociférant comme jamais contre l’EFC, ce jour là fut un grand moment de sport de compétition, GUILLAIN fut l’égal des plus grandes figures de la mythologie ! Seul, une immense personnalité pouvait réussir ce chef-d’œuvre d’action psychologique !
Et ses terribles colères envers ses coéquipiers qui emportaient tout après une défaite…même pour des matchs comptant « pour du beurre », à ces moments là les bleus et blancs cherchaient le plus petit trou de souris pour pouvoir s’éclipser…COLOMBES 1999 !
Acte 5 : Par exemple Pierrot LIBESSART, Laurent LEMONIER ou Marc FAVIER, vieux guerriers de la Grande Légende EFC, parlent toujours avec émotion du grand frisson qu’ils ressentaient chaque fois qu’ils enfilaient le maillot blanc/bleu, même au bout de x sélections et de x dures campagnes sur tous les terrains de France.
Et GUILLAIN, trempé dans le même acier, ressentira lui aussi le même frisson, le même coup au cœur, chaque fois qu’il revêtira son habit de lumière. Certes tout son équipement est noir, ce noir qui porte le deuil de l’adversaire. Pour l’EFC cette tunique, il la rendra aussi lumineuse que le noir de SOULAGES…
Quand il aura derrière lui une longue et belle carrière, il réagira encore et toujours comme si c’était la première fois. Avec ce petit tremblement venu d’on ne sait où. Jamais blasé, avec un trac de débutant…
Comme au théâtre. Et comme tous ses copains de l’EFC, les durs et les sensibles, les détendus et les inquiets, ceux auprès desquels il se sent si bien, si à l’aise, presque comme chez lui, dans cette ambiance de confiance et d’amitié.
Dans ce climat de complicité qui a amené le onze ESSEC à se surpasser, à accomplir x et x fois des miracles. Au contact de l’EFC et depuis qu’il est l’un des fondements de l’édifice, « l’araignée noire » s’est enrichi de mille expériences, de tonnes de découvertes, de sensations nouvelles insoupçonnées et à côté desquelles il aurait pu passer sans même s’en rendre compte. Il a vu vivre et jouer les autres, il a partagé leurs joies et leurs déceptions au sein d’une même communauté avec ses coutumes et ses règles de jeu. Il a appris à apprécier des jeunes hommes si différents, mais unis vers un même but, et ce climat de confiance réciproque tellement nécessaire pour jouer sans restrictions. Et surtout pour vouloir gagner. Et il s’est senti chez lui, cet individualiste qui aime jouer pour la collectivité. Il a compté sur les autres, et les autres ont compté sur lui.
Et leur grand mérite aux autres et à lui a été de savoir protéger cette amitié et cette cohésion. De continuer à vivre leur vie et à suivre leur chemin sans tenir compte des vents contraires et des oiseaux de mauvais augure. En appliquant à la lettre une pensée de LA MOTHE, philosophe délaissé d’un XVIIIème siècle où on ne pratiquait pourtant pas encore le jeu de football : « Je sais ce que je vaux et pas ce qu’on m’en dit ». Et tous savent ce qu’ils valent. Avec lucidité.
Faire du sport, s’amuser, connaître sa valeur et ses possibilités, aimer participer pour se dépenser sans compter. Mais aussi pour gagner…Comme les autres qui n’auraient rien à faire là-dedans s’ils n’avaient pas eux aussi un tempérament de gagneurs mais surtout savoir se surpasser, enfoncer les frontières de l’impossible. Dès l’instant que le jeu devient un enjeu, cela implique la notion de compétition. Et GUILLAIN n’a jamais aimé perdre, surtout avec sur les épaules le maillot de l’EFC. Il déteste la défaite, cela en est même obsessionnel !
Quand il descend « du car » qui vient de le déposer avec ses copains à la porte du rêve, quand il pense à tous les étudiants qui donneraient quelques temps de leur vie à l’ESSEC pour connaître ce moment, pour être à sa place ; et surtout quand il sait que l’heure est arrivée, une étrange impression s’empare du franco-brésilien. Pour lui, c’est un instant fabuleux, envoûtant, excitant, où le joueur de foot universitaire se transforme en joueur de hasard : « C’est juste à ce moment précis que la pièce qu’on vient de jeter en l’air reste une seconde en équilibre. Et qu’on se demande de quel côté elle va bien vouloir retomber. Alors, on aimerait que le temps s’arrête, s’éternise. Et puis non ! Finalement, on a hâte de savoir vite…Tout de suite hâte d’ouvrir la porte et de se retrouver de l’autre côté ». Pour lui, c’est peut-être le meilleur moment, le plus exaltant, un plaisir un peu pervers et agaçant, qu’il n’échangerait pas pour un empire.
Et c’est là, juste avant le frisson du maillot, qu’il ressent quelque chose qui ressemble à de la crainte, imprécise et engageante ; une peur qui attire, qui fascine. Ou bien une attirance qui fait peur. GUILLAIN redoute ce moment. Il l’attend aussi. Car il a une irrésistible envie d’en finir, d’être enfin dans le match. Mais il appréhende également. C’est pour lui quelque chose d’extraordinaire que tout grand joueur EFC éprouve de façon plus ou moins perceptible. Du plus jeune au plus aguerri, du plus émotif au plus endurci.
Peur de mal faire, peur de décevoir, de ne pas être digne du maillot que l’on porte.
Alors dans ces moments-là, GUILLAIN se dédouble par un étrange phénomène qu’il ne peut pas trop expliquer. Il devient son propre spectateur et se dit : « Tu ne vas quand même pas paniquer, le moment est plutôt mal choisi. Pas possible que tu aies le trac mon vieux, tu n’es plus un gamin, reprends-toi ». Et son double lui fait la leçon. Curieuse situation pour un étudiant qui arrive au stade selon l’humeur du moment, calme ou énervé, trop décontracté ou trop crispé, mais jamais vraiment tranquille et sûr de lui. Pourquoi ? Il ne saurait le dire. Mais il ne voudrait pour rien au monde changer ses sensations qu’il n’aurait sans doute jamais ressenties s’il n’avait pas connu le bonheur d’être un EFC.
Des stages à AIR FRANCE où le beau gosse d’1m87 aux beaux yeux de chat sillonnera l’AFRIQUE ; LANCOME de l’OREAL puis TAILLE FINE de DANONE jalonneront son parcours mais l’EFC sera toujours présent dans sa tête.
Capitaine le temps d’un match pour le titre de Champion Ile de France Universitaire 2001 à VERSAILLES il verra les débuts de BENOIST et à son tour c’est lui qui prendra en charge les petits nouveaux.
Son amour de l’EFC l’amènera à TROYES lorsque l’équipe 2003 obtiendra le sacre suprême celui de Champion de France Universitaire.
Des « CRAMPAS » aux pénibles claques en soirée pour ceux qui les reçoivent (pas vrai ADRIEN), en passant par l’épisode…de la chef de cabine d’AIR FRANCE de 45 printemps (il restera ses trois jours d’escale à LOME sans quitter sa chambre d’hôtel de peur de subir un énième harcèlement) ou aux morsures du cœur qui l’atteignirent si fort laissent entrevoir un type droit, honnête, surtout hyper sensible voire timide…ce qui est paradoxal !
Acte 6 : Nantes, dimanche 25 mai 2003. Le dernier match, cette ultime journée belle comme un rendez-vous avec une autre existence, est un sommet d’émotion, un joyau de sentiments, une marée de sensations pour lui.
D’une finale certes perdue aux tirs aux buts, il a quitté l’arène, en preux magnifique, en chevalier dont il a la noblesse, l’élégance, et la grandeur d’âme.
Maintenant il entre dans la légende.
Le mot de la fin est pour les HEC qui paraphent MAO : « Le portier fou de l’ESSEC on le hait mais on le respecte ! »
Nous, à l’EFC on l’aime tout simplement.
L’équipe de sa 100ème sélection en phase finale de Coupe de France en salle à NANTES 25 mai 2003 :
GUILLAIN, LOUIS, JULIEN T., ADRIEN, NASSER, JULIEN V., GEORGIE(cap), JOSEPH, JEAN-BAPTISTE, BENOIST.
Il rentre maintenant dans la galerie de l’extrème ceux aux 100 sélections :
Pierre LIBESSART 156 (98-02), Georges-Henri BEDIOU 127 (98-03 en cours), Marc FAVIER 118 (99-02), Louis SIRAND 114 (99-03 en cours), Frédéric RIMATTEI 111 (97-00), Cédric BRUIX 110 (95-98), Laurent LEMONIER 104 (98-01), Julien TERRADE 104 (99-03 en cours), Olivier LEGRAND 102 (92-95), Benoist ERAVILLE 101 (00-03 en cours).
Son palmarès à ce jour :
-Ballon d’Argent 2001.
-Ballon de Bronze 2000.
-1/4 de finale Championnat de France Universitaire 2000 et 2001.
-1/8ème de finale Championnat de France Universitaire 2000 et 2001.
-Champion Ile de France Universitaire 2000 et 2001.
-Vainqueur Coupe de France 2001.
-Vainqueur Coupe de France en salle 2000.
-Vainqueur Coupe Ile de France 1999.
-Finaliste Coupe de France en salle 2003.
-1/2 finaliste Coupe de France en salle 2001.
-Tournoi final Coupe de France 1999, 2001.
-Tournoi final Coupe de France en salle 1999, 2000, 2001 et 2003.
vendredi 01 décembre 2006
GEORGIE
TEL UN PROPRIETAIRE TERRIEN
Première sélection officielle le jeudi 5 novembre 1998.
Championnat de 1ère division Universitaire Ile de France.
Boulevard LANNES à PARIS.
ESSEC – AEKSM 3-4
L’ESSEC :1 François CHAILLOU, 2 Laurent LEMONNIER, 3 Olivier DELAPORTE, 4 Antoine RICHARD, 5 Julien ALOCIO, 6 Mathieu REBOIS (cap), 7 Sebastien VANDERVANNET, 8 Pierre LIBESSART, 9 Georges-Henri BEDIOU, 10 Germain BOUCHARA, 11 Guillaume FRAPPAT, 12 Marc FAVIER, 13 Franck ANNESE, 14 Clement LEFEVRE.
Première photo au stade de PORCHEFONTAINE à VERSAILLES par un bel après midi d’octobre 1998… c’est qu’il a changé le petit GEORGIE d’alors avec sa coupe de cheveux de premier communiant, ce petit GEORGIE tout frais « débarqué » de TRIPLEVILLE.
Aujourd’hui avec la quatrième étoile sur sa tunique bleue, l’icône offensive de l’EFC va décrocher contre CENTRALE son auréole « centenaire ».
Georges-Henri, monumental attaquant bleu/blanc, partie prenante de la plus riche période de l’histoire des ESSEC, étrennera sa 100éme sélection, jeudi prochain sur le périlleux terrain de CENTRALE. A 56 longueurs du record de son copain et ex-capitaine Pierre LIBESSART.
100 sélections : ce privilège rare vient glorifier la régularité de ses cinq saisons au plus haut niveau Universitaire.
Une carrière énorme récompensée notamment par un inventaire de titres fascinant. Et beaucoup d’émotions.
La vérité c’est que GEORGIE est « rentré » dans toutes les têtes de ceux qui l’ont côtoyés et notamment le BDS 2000.
La vérité c’est que GEORGIE a apporté un trait béni de tendresse rurale dans un monde de brutalité relative.
Derrière le sourire si empreint de gentillesse, l’exquise politesse et avec ses splendides fesses aperçues dans les vestiaires de l’EFC tous les jeudis ( le fantasme des membres féminins du BDS!), le tueur se cachait à peine: buteur, grand joueur de football : un fluoriclasse.
En une phrase : un joueur si subjectif objective le jeu des siens.
Si le foot ESSEC a apporté à GEORGIE, le beauceron le lui rend bien.
Nulle part, il n’existe joueur plus altruiste.
Lui en qui on ne voulait voir, au tout début de l’aventure, qu’un artiste bourré de dons du ciel, qu’un gentil dilettante aimant les arbres et la chasse, un rien canaille, un peu poète, a su devenir immédiatement un travailleur infatigable, dur au mal et à l’effort.
Constant dans chacune des actions qu’il enchaîne comme autant de victoires, il a su plier sa nature d’attaquant par vocation à toutes les besognes, toutes les contraintes du match.
Les plus obscures, les plus ingrates.
Mais il est toujours là à propos pour allumer, pour faire vivre les bons coups.
Sa décontraction, sa paisible tranquillité, sa gentillesse naturelle lui permettent de mieux extérioriser son jeu à résonance de tonnerre.
Le jeu qui étonne tellement de la part d’un jeune homme si calme et si posé, incapable de dire un mot plus haut que l’autre et auquel on doit prêter l’oreille pour ne rien perdre de ce qu’il dit avec une parcimonie de bon aloi, ce jeune homme est devenu le capitaine de l’EFC 2002-2003.
Après le CANADA, les TOURS de FRANCE pour le P.M.U., Responsable foot 2000 (5 ballons perdus), DECATHLON LILLE, l’ESPAGNE et C…….. puis « si séducteur en soirée… » Enfin le sourire de SAM » ……, avant de savoir s’il va dans l’avenir faire péter un McDO avec la CONFEDERATION PAYSANNE de José BOVE ou devenir Président de la FNSEA …ou bien Maire de TRIPLEVILLE il est déjà Conseiller Général de L’EFC…
Son palmarès à ce jour :
- Ballon d’Argent 2001.
- Champion Ile de France Universitaire 2000 et 2001.
- ¼ de finale Championnat de France 2000 et 2001.
- 1/8ème de finale Championnat de France 2000 et 2001.
- Vainqueur COUPE de France 2001.
- Finaliste COUPE de France 2002.
- ½ finaliste COUPE de France en SALLE 2002.
- Phase finale COUPE de France 1999, 2001 et 2002.
- Phase finale COUPE de France en salle 2002.
- Vainqueur COUPE ILE de France 1999.
vendredi 01 décembre 2006

L’ETUDIANT AUX SEMELLES DE BONHEUR…
Première sélection officielle le 9 novembre 2000 à la Porte de la Chapelle.
Championnat de 1ère division Ile de France Universitaire 2000-2001.
Beau temps automnal.
ESTP – ESSEC 0-2 (mi-temps 0-2)
Buts : Thomas, Georgie.
L’ESSEC: 1 Guillain CHAUFFERT-YVART, 2 Laurent LEMONIER, 3 Louis SIRAND, 4 Julien HELARD, 5 Marc FAVIER, 6 Antoine RICHARD, 7 Julien TERRADE, 8 Jérôme LOUSTAU, 9 Georges-Henri BEDIOU, 10 Thomas MAERTENS, 11 Clément LEFEVRE, 12 Adrien SEUGE, 13 Pierre LIBESSART (cap), 14 Julien VANCAUWENBERGHE.
Du 9 novembre 2000 au jeudi 6 mai 2004…
Entre ces deux dates, la trajectoire tour à tour éblouissante et tourmentée d’un très grand joueur de l’EFC.
Le bandit « électrique » de l’EFC est entré à la mi-temps du match du 9 novembre 2000 comme on entre dans la légende.
Pour être un champion, il ne faut pas être trop modeste. Il faut être orgueilleux et il l’est. ADRIEN c’est « en quelque sorte » le Triomphe programmé !
ADRIEN est traversé par l’électricité. Il est l’orage, l’éclair et le tonnerre. Impossible de le tenir en place…(sauf à l’EFC chéri ou lorsque LAURE lui téléphone...). Il avait la colère en lui, la rage de vaincre, la volonté d’être acteur. Une agressivité qui lui donna la force de se surpasser.
Il voudrait démontrer deux choses fortes : ce qui unit les peuples à travers le monde, c’est la même « sonorité », le « foot ». Et plus encore, la conviction intime, celle qui l’anime depuis que, louveteau, il a cru à la parole de BADEN-POWELL : il existe une fraternité entre les hommes ; les races et les cultures les plus diverses peuvent et doivent s’unir. Je sais que c’est très primaire – surtout dans le monde actuel ! Mais si l’on essayait, aussi, de temps en temps, d’être primaire ? Si tous les gars du monde…
La légende d’ADRIEN, de sa « méchanceté » assumée, de son magnétisme animal et de sa supériorité, ses yeux brillent et sa mâchoire est serrée. Il gesticule et va droit au but sans chichi et sans chercher ses mots.
S’il avait vécu au Moyen-Age, il aurait pu être un chef de guerre, il se serait battu pour des territoires et des châteaux.
L’intimidation, ce n’est pas un sentiment qu’il connaît. Dans la vie, sa philosophie est simple : « si tu pars second, tu fais second ».
…Pour avancer il faut aimer le mouvement… « Il faut danser sa vie » comme l’écrit NIETZCHE…
Aujourd’hui ce monstre de bravoure mérite bien sa consécration. ADRIEN est aussi un monstre étonnant !
Ouvert au monde, évidemment pour cet étudiant qui l’a si bien parcouru et qui a vécu entre autre longtemps à WASHINGTON mais ADRIEN est si français, oui français c’est cela.
ADRIEN offrait tous les signes d’un « grand » en devenir, mais il a su surtout faire preuve d’une infinie patience pour gravir une à une les marches de la gloire. Tout d’abord, lors de sa première année ESSEC et notamment durant le premier trimestre, il marchait dans le sillage d’un autre n°6 « très monument » : Antoine RICHARD. Intelligent, ADRIEN a su regarder, apprendre, recevoir puis donner à son tour.
Cette année là, le coach disait des débuts d’ADRIEN à Pierre LIBESSART (le grand capitaine d’alors) : « c’est un diamant et il faut le tailler avec précaution ».
Pour s’imposer à l’EFC, dans ce si grand EFC de ces années là, il a dû en quelque sorte « rogner » sur une partie de sa personnalité.
ADRIEN est doué, très doué, mais l’on sait que c’est très insuffisant pour devenir le champion qu’il est devenu.
Sa vie, déjà, paraît emplie de certitudes, et ce qui composera toujours les traits essentiels de son caractère est alors et sans doute exacerbé par son entrée à l’ESSEC. Il ne doute de rien, surtout pas de lui, et possède cette forme d’insolence qui lui fait dire : « les adversaires, je ne les connais pas, ils ont deux pieds et deux jambes comme moi » lorsqu’il s’apprête à disputer un match. Combien de fois le coach a entendu cette phrase ?
Il est doué, il a du caractère et son ambition ne s’accommode que de la victoire.
L’impertinence de ce parisien (fan de l’OM et QUID du football…ah ces parties avec Loulou SIRAND !) que l’on ne prenait pas encore pour une star mais peut-être pour une future star dans l’avenir, peut indisposer le bon peuple, qui le trouvait prétentieux. La vie, dit-on se chargera de calmer ses insolences.
Il est une sorte de provocateur, mais sous certains aspects, il était étonnamment mûr.
Dès sa première saison il truste les titres (Ballon de Bronze, ¼ de finale du Championnat de France, Champion Ile de France Universitaire, Vainqueur Coupe de France, ½ finaliste en salle !) Et c’est sa contribution à l’EFC, car il délivre l’équipe d’un complexe bien ancré, en vertu duquel lorsqu’une école de commerce arrive en Championnat de France, elle n’a aucune chance de gagner (*)…l’EFC sera sacré Champion de France Universitaire 2003 !
Indéniablement, il impose sa propre image. Il est libre et « rebelle » !
Mais il cultive aussi des paradoxes et, sous une façade exaltée, il obéit à cette sagesse qui lui commande d’attendre toujours son heure. Son heure sonnera souvent en dépit de ses stages chez « adidas » en Alsace qui perturberont sa carrière à l’EFC. Mais attention, il n’a jamais laissé passer son heure ce qui est le signe d’une très grande force mentale !
Quelques buts en 2000/2001 : Ste GENEVIEVE (championnat), ESC REIMS (éliminatoire Coupe de France) ; un penalty « raté » en ¼ de finale de Championnat de France contre ENSEIR BORDEAUX à POITIERS (comme BENOIST…ah ces 1ères années…) puis la conquête de la Coupe de France à LILLE où il monta en puissance tout le long de la compétition (…son but contre ESC DIJON…inoubliable !).
La Coupe de France doit être son jardin car il réalisa une immense phase finale en 2001/2002 (EFC finaliste perdant aux penalties) notamment lors des trois matchs dantesques contre AUDENCIA NANTES, CERAM NICE et IESEG LILLE !
ADRIEN, en n°6, a la beauté un peu boudeuse des pâtres grecs. Le buste droit, son regard à facettes sous des cheveux épais ne cesse d’ausculter la partie qu’il anime à une allure de statue brusquement surmultipliée. Sorte de « mouche à bœuf » parfaite, il harcèle et pique partout et sans relâche. Doué d’une défense totale, féroce, endiablé, il n’a pas son pareil pour demeurer présent et efficace.
Quand la « fièvre » du jeudi après-midi est tombée, quand le match est achevé et que les « bleus/blancs », déçus ou heureux, se retrouvent dans le calme relatif des vestiaires, ADRIEN se sent parfois frustré : parce qu’il n’a pas vu le temps passé.
Parce que 90’ ce n’est pas suffisant pour prendre son plaisir, et qu’il est un peu désappointé, lui le plus impitoyable critique du joueur appelé ADRIEN.
« Il se repasse le match, il revoit tout ce qu’il a pu faire ou ne pas faire ». Jamais ADRIEN n’est arrivé au terme d’une rencontre, pleinement content de lui. Eternelle insatisfaction qui le fait chaque fois reculer plus loin ses limites. Et lui donne la volonté de se surpasser. Pour le bonheur de l’EFC. Et pour le sien…
Ce jeune homme deviendra un grand champion EFC, ce type attachant qui déploie des monstruosités d’orgueil et d’énergie est complètement obsédé par la victoire.
Bref, ADRIEN s’installe au sommet avec une carrière où il côtoie le sublime remportant tous les titres que la France footbalistique Universitaire propose !
Sur les stades sa complicité avec son copain Jérôme LOUSTAU (aussi fan de JOHNNY que lui) faisait merveille, eux qui ont débuté ensemble à l’EFC (stage de DINARD en 2000) : « un frère aidé de son frère est comme une ville forte » L’aigle de MEAUX.
Il connaîtra une grosse « douleur » à l’EFC car promu au capitanat il devra pourtant laisser le brassard pour cause de stages à Georgie BEDIOU en 2002/03 puis à JEROME en 2003/04 deux étudiants qui ont magnifiquement rempli cette difficile fonction.
Familier de COMPOSTELLE c’est dire qu’il a entendu Les Evangiles et qu’il cherche dans ses choix à être toujours logique avec lui-même.
« La Famille »…un mot qui lui est très cher et il a bien raison. On apercevra son frère (COCA-COLA) à Suzanne LENGLEN lors d’un match de Coupe (ESG-ESSEC 1-4 8/03/01), LAURE bien sûr (Championnat ENSAM-ESSEC 1-8 29/11/01), ses parents à COMEDIA (LORENZACCIO 30/05/01) et l’on se souviendra de son émotion lorsqu’il …devint « tonton » !
Incontestablement intègre dans sa vie, il « éberluera » toutefois le coach (dans un bus) au retour d’une soirée de pré-campagne…
Toujours prompt à faire toutes « les gentilles conneries » les plus inattendues c’est lui qui coupera les cheveux des EFC lors de la mémorable soirée de la rue Vaugirard à PARIS.
On l’appelait D.D. (Didier DESCHAMPS), et nul sait au juste qui l’affubla de ce surnom, mais il s’en accommodait fort bien, car ça collait avec son personnage toujours en éveil, qui n’écoutait que son instinct (il a aussi toujours écouté le coach) et n’a jamais cessé d’être lui-même.
Le plus extraordinaire, si l’on regarde sa carrière, fut qu’il soit parvenu à réussir tous ses défis (et quels défis !). Quelle merveilleuse destinée que la sienne ! Quelle fabuleuse romance !
Il avait décidé de tout subir sans broncher, et peu lui importait que l’on flagelle son orgueil : il savait que le pire ennemi, c’était le doute, et qu’un jour ou l’autre, les événements finiraient par le couronner.
Ce type pue l’intelligence et la volonté c’est indéniable et cela en est « dramatique » !
Si nous devions le définir en un mot, nous dirions que ce type-là fut un monstre de courage, celui-ci prenant des formes très diverses. Il signifiait dans son esprit, être plus fort que les êtres, plus fort que les choses. Il puisait son courage dans sa certitude.
Le courage physique allant souvent de pair avec le courage intellectuel, il avait le courage de ses opinions.
ADRIEN est devenu un « intouchable » à l’EFC comme les types qu’il a eus certainement l’occasion de voir en INDE lors de ses séjours humanitaires.
En fait pour ceux qui l’ont connu à l’EFC, ADRIEN est comme l’amour il laisse un goût de miel…
* Aucune Ecole de Commerce n’a été Champion Ile de France sauf ESSEC en 1998, 2000, 2001, 2002, 2003. Aucune Ecole d’Ingénieurs ou de Commerce n’a passé « le cap » des huitièmes de finale en Championnat de France sauf ESSEC cinq fois, POLYTECHNIQUE quatre fois et CENTRALE une fois. Aucune école de la Région parisienne n’a été en demi-finale du Championnat de France Universitaire sauf ESSEC deux fois 1998, 2003 et POLYTECHNIQUE une fois en 2004 !
Il rentre dans la « galerie » de l’extrême, ceux aux 100 sélections :
Pierre LIBESSART 156 (97 à 02), Georges-Henri BEDIOU 128 (98 à 03), Louis SIRAND 124 (99 à 04), Marc FAVIER 118 (98 à 02), Benoist ERAVILLE 118 (00 à 04), Julien TERRADE 118 (99 à 04), Frédéric RIMATTEI 111 (96 à 00), Cédric BRUIX 110 (94 à 98), Laurent LEMONIER 104 (97 à 01), Julien VANCAUWENBERGHE 104 (99 à 04), Olivier LEGRAND 102 (92 à 95), Guillain CHAUFFERT-YVART 101 (98 à 03).
L’équipe de sa 100ème sélection : éliminatoires qualification Coupe de France en Salle contre ESC REIMS, ESC LILLE, ESC TROYES et INSEEC.
ROMAIN, JULIEN T., HENRI, LAURENT, JEROME(cap), ROMAIN L., PIERRE, BENOIST, NASSER, ADRIEN.
Son Palmarès à ce jour :
-Ballon de Bronze 2002.
-Champion de France Universitaire 2003.
-1/2 finale Championnat de France Universitaire 2003.
-1/4 de finale Championnat de France Universitaire 2001, 2002 et 2003.
-1/8ème de finale Championnat de France Universitaire 2001, 2002 et 2003.
-Champion Ile de France Universitaire 2001 et 2002.
-Vainqueur Coupe de France 2001.
-Finaliste Coupe de France 2002.
-Finaliste Coupe de France en salle 2003.
vendredi 01 décembre 2006
Le John Mac ENROE
de l’EFC…
Entré à l’ESSEC en septembre 2000, il ne rejoindra l’EFC que le lundi 11/09/00 pour son premier entraînement (3ème de la saison) ; il ne réapparaîtra que le …25/09/00 mais en démontrant ce jour là de possibles capacités malgré un physique « défaillant ».
Intégré au groupe 2000/2001 il partira à DINARD mais lors de ce stage il montrera « une nouvelle fois un petit physique »…c’est à croire que sa prépa de MONTAIGNE BORDEAUX avait eu raison de lui !
A cause des grands attaquants de cette année là (G. HENRI, CLEMENT, JULIEN V., EDOUARD) il devra patienter (difficilement) en équipe II jusqu’au jeudi 11 janvier 2001 pour sa première sélection comme remplaçant… mais pour le match de l’attribution du titre de Champion d’Ile de France Universitaire 2001.
Jeudi 11 janvier 2001 à VERSAILLES.
L’ESSEC : 1 Guillain CHAUFFERT-YVART (capitaine), 2 Laurent LEMONNIER, 3 Louis SIRAND, 4 Géraud BURIN des ROSIERS, 5 Marc FAVIER, 6 Adrien SEUGE, 7 JULIEN TERRADE, 8 Jérôme LOUSTAU, 9 Edouard WATINE, 10 Thomas MAERTENS, 11 Julien VANCAUWENBERGHE, 12 BENOIST, 13 Louis GIRAUD, 14 Romain PETIPIERRE.
Buts : Marc 1, Laurent 1, Adrien 1, Julien T. 1, Jérome 1, Thomas 3, Edouard 2, Julien V. 1, Benoîst 3.
Malgré un but, il sera également « remplaçant » le lundi suivant en éliminatoires de Coupe de France contre l’ISG. Le 22/01/01 il fera partie de l’équipe de départ toujours en éliminatoires de Coupe de France contre l’ESC REIMS et…3 buts !
Cette deuxième partie de saison le verra alterner soit début de match soit « remplaçant » mais toujours dans les « quatorze »…et déjà une Coupe de France à son actif !
2001/2002 le verra avec « un tout autre physique »…il est vrai que les efforts lors des footings s’avérèrent payants.
C’est sur un air de reggae que commencera la saison pour passer très vite au rap qui lui est si cher mais c’est plutôt en rock n’roll qu’il traversera cette saison. En effet il en deviendra le King puisque sacré Ballon d’Or, remis par Cédric BRUIX, en juin à PARIS.
La saison 2002/2003 le verra trouver son partenaire idéal dans l’attaque blanc/bleu, avec Guillaume DEBELMAS ils sèmeront la terreur sur toutes les pelouses de France et l’EFC sera Champion de France Universitaire pour la première fois de son histoire !
BEN BEN : Habillé « fashion victim » de BOURG la REINE à NEUILLY ; de stages à UNILEVER, AIR FRANCE ou BNP PARIBAS il arrivera toujours le lundi soir (aux entraînements ) vêtu « costard blanc » où il ne manquera que le « BORSALINO » pour faire « marseillais façon CARBONE et SIFREDI » !
C’est à cette époque que sa probable idylle avec Pierre LIBESSART prendra naissance. Toujours un première année « s’inspire » d’un ancien EFC, pour lui ce fut le capitaine d’alors !
Avec PIERRE ils nous ont servi un « je t’aime moi non plus » durant deux années…un jour on s’aime à la folie, un jour on se fait « la gueule » en ronchonnant et bougonnant ; ces deux là partageront la chambre lors des déplacements et c’était un spectacle que de les voir mettre 30’ pour se coiffer le matin où près de 40’ le soir pour s’occuper des soins du visage (grâce à leur cinq « pommades ») !
Durant ces années EFC grâce à beaucoup d’efforts et en étant très méticuleux sur son alimentation BENOIST améliorera sans cesse ses performances athlétiques et arriva à tenir un haut niveau durant tout un match.
Admirateur « caché » mais inconditionnel de GUILLAIN le grand gardien sobre, sans esbroufe mais avec quelle efficacité et quelle personnalité, de petits accrochages verbaux avec…le chevalier et commandant JEAN-BAPTISTE ! une altercation violente et physique avec un ESSEC du « foot loisir » qui était venu suivre l’entraînement (trial automne 2003) de l’EFC ! C’est inutile « de dire » que BEN BEN a la sensibilité à fleur de peau à propos de certains sujets !
Son plus haut fait « d’armes » : 1ére année, avoir la force de caractère et de persuasion pour réussir à entraîner un 4ème année et qui plus est …capitaine… dans une escapade au bout de la nuit …la veille d’un match si important…une demi-finale de Coupe de France à LILLE en 2001 !
Sa plus grande tristesse cachée : se voir affublé (pourtant fait non méchamment) d’un surnom « Mamadou » durant quelque temps…
Il y a dans la vie d’un « « muchacho » des lieux mythiques où les âmes se donnent rendez-vous…des trajectoires aussi…
Ce sont des étendues variables, mouvantes, colorées et parfumées qui font pleurer et chanter, qui prennent le cœur et perturbent le comportement.
L’enfant, quand il grandit au chaud, bien douillet dans le ventre de sa maman, il est bien. Pour peu qu’elle soit heureuse de l’attendre, qu’elle ne fume pas trop, qu’elle lui parle gentiment et qu’elle le caresse de temps en temps pour lui dire qu’elle l’aime déjà, alors il est content, le petit. Il est avec, il est ensemble.
Et puis il faut franchir la porte, quitter celle des mois merveilleux qu’il passe à l’abri de la bêtise des hommes.
LES ANTILLES. Près de BASSE ou HAUTE TERRE, sous les ordres d’un négrier d’alors, et avec des gens du malheur comme lui, il sue et trime sans un mot. Homme des temps sans machines, il souffre et il lave, il laboure et déracine, il souffre d’être esclave. Esclave, incessamment. Sa vie est travail, sa vie est servitude. Rude uniquement. Plus que GERMINAL au soleil...
Il est l’x arrière arrière-petit-fils mais pour BENOIST le pardon sera difficile pour le négrier, pour l’esclavagiste, pour l’idiot au fouet. Il lui faut du temps encore pour guérir des blessures du cœur de son x papet d’ancêtre. Parce que lui n’a jamais rien dit. Il a cru que souffrir était naturel. Que la vie n’était que souffrance et malheur.
Il vit en 2003 mais BENOIST a une trace dans son esprit, trace qu’encore une fois la connerie humaine lui rappelle si souvent dans son quotidien…
Cette trace qui le rendra si génial ballon au pied (et dans les études) car lors d’un match il faut que cette trace « lui apparaisse » pour le mettre dans « un état »…lui l’écorché vif. Il a besoin de cela pour râler, être inspiré, être chiant, être perfectionniste, être boudeur, être si génial !
Tel est BEN BEN !
Il est des comportements dans des situations précises qui ne trompent pas.
Génial. Qu’est-ce qu’un don ? Personne n’en sait rien, mais tout le monde a son idée, la plus simple étant celle d’une intervention divine de Dieu dans la vie des hommes ?
Génial lorsqu’il se révolte en lui-même contre ? contre tout…les autres, le vent, la pluie, les fleurs, la société, l’humain, tout sauf l’OM club qui véhicule autre chose…
BEN BEN s’enfonce à l’air libre pour faire de ce ballon extrait du fond du jeu (souvent par JEROME le copain de prépa) une pépite. A lui l’éclat, l’esquisse, l’arabesque. Là où l’attaquant n’est plus qu’un funambule souvent en rupture d’équilibre, BENOIST garde la grâce, la limpidité de geste.
Regardez jouer BENOIST, il ne donne pas l’impression de forcer ballon au pied. Mais justement il force en dominant constamment son corps, sa technique. Toujours révolté en lui-même, se trouvant x et x raisons d’injustices pour faire naître son talent.
« Ses accélérations, ses coups de reins, il ne peut les traduire qu’à partir d’un grand relâchement. Pour cela il faut s’appliquer à jouer lentement, à bien assimiler les sensations et puis à jouer de plus en plus vite et toujours « en garder en réserve » pour pouvoir donner le petit coup de pouce qui fait la différence (oui JOSEPH tu as vu juste) »
C’est terrible de savoir se torturer pour faire apparaître le génie. Pourtant qu’il est dur de ne pas franchir la frontière…x et x expulsions !
Le jeu de BEN BEN est digne du musée du football ESSEC.
Aux tribunes il donne systématiquement deux faces dans son jeu à chaque match : l’offrande pour les supporters blanc/bleu, la fureur pour les autres !
BENOIST c’est… un Dieu, BENOIST c’est… un Diable.
Pourtant BENOIST aime le plaisir que l’on peut prendre sur le terrain. Tout son jeu respire sa vie. D’ailleurs il parle joliment de cette liberté de pensée et d’agir telle qu’il s’acharne à la gagner.
Evidemment qu’il s’intéresse aux problèmes de notre temps et il est effaré devant les gens qui sont scandalisés par des choses qui n’en valent pas la peine. C’est souvent de la fiction vu de son côté.
Le plus dur pour lui, c’est ce qui se passe autour de nous, tout ce qui vient de la société. Il a ses caprices, ses entêtements qui dépendent justement de ses idées sur le foot et sur la vie.
Oui, il voudrait être rancunier vis-à-vis de certains qui sont à l’opposé de ce qu’il ressent. Il l’a assez remarqué. Tout ce que l’on entreprend dans le foot et dans la vie est lié aux rapports humains. Les incertitudes, les doutes. C’est pour cela qu’il met beaucoup de sentiments dans les rapports humains pour mieux comprendre et pour que l’on le comprenne mieux.
Il essaie de préserver tout cela en assurant au maximum sa propre liberté. Il devrait avoir des amis qui l’y aident et probablement il a des parents merveilleux. C’est important.
Tel est ce têtu aux airs câlins, en accord avec ses goûts les plus coriaces. Le joueur qui transmettra un jour à son tour le flambeau d’une certaine idée du foot EFC, l’homme qui manie à sa façon les choses de la vie.
La ligne BENOIST peut plaire ou déplaire, comme de bien entendu. Mais il est une élégance supérieure à toutes les autres, celle de l’esprit fidèle à ses racines. BENOIST, à sa manière, tel qu’en lui-même, sera toujours, entre les passions et les futilités, promènera une élégance dessinée quelque part, au-delà des costumes cintrés…
Alors BENOIST ? Sociologie d’un génie, Physiologie d’un génie, ou plutôt Biologie d’un génie. Ou encore Génétique d’un génie. Mais cela nous ramènerait de toute façon à la pensée, au cœur, à l’esprit.
Peut être, HEIDEGGER toucherait l’énigme. BENOIST a été l’un de ceux qui ont le mieux entendu parmi tous ceux qui entendent : il l’ « a été », c’est-à-dire qu’il l’est essentiellement, qu’il est encore.
Passer est autre qu’avoir été. Avoir réellement été, c’est être.
On peut être et avoir été.
C’est rare.
BENOIST est donc là, sans cesse, pour qui sait l’entendre.
Il rentre maintenant dans la galerie des seigneurs ceux aux 100 sélections:
Pierre LIBESSART 156 (98-02), Georges-henri BEDIOU 120 (98-03 en cours), Marc FAVIER 118 (99-02), Frédéric RIMATTEI 111 (97-00), Cédric BRUIX 110 (95-98), Louis SIRAND 107 (99-03 en cours), Laurent LEMONIER 104 (98-01), Olivier LEGRAND 102 (92-95), Julien TERRADE 100 (99-03 en cours).
L’équipe de sa 100ème sélection en phase finale Coupe de France en salle à NANTES 24 et 25 mai 2003 :
GUILLAIN, LOUIS, JULIEN T., ADRIEN, JEROME, NASSER, JULIEN V., GEORGIE (cap), JOSEPH.
Son palmarès à ce jour :
-Ballon d’Or 2002.
-Ballon de Bronze 2003.
-Champion de France Universitaire 2003.
-1/2 finale Championnat de France universitaire 2003.
-1/4 de finale Championnat de France universitaire 2001, 2002, 2003.
-1/8 de finale Championnat de France Universitaire 2001, 2002, 2003.
-Champion Ile de France Universitaire 2001, 2002, 2003.
-Vainqueur Coupe de France 2001.
-Finaliste Coupe de France 2002.
-Finaliste Coupe de France en salle 2002.
vendredi 01 décembre 2006

UN DOUX VIRIL…
La 100ème sélection de Mathieu:
Jeudi 12 décembre 2002, stade de la Porte d'Asnières, temps frais, pelouse synthétique glissante, faible public, bon arbitrage.
Championnat Universitaire d’Ile de France 1ère Division 2002-2003.
EN ULM – ESSEC 2-3 (mi-temps 0-1)
Buts : 33’ GEORGIE, 53’ BENOIST, 66’ ULM, 68’ GUILLAUME, 93’ ULM.
L’ESSEC : 1 Bruno LECORRE, 2 Nasser KADIRI, 3 Romain LAUNAY, 4 Laurent VEDRINNE, 5 Nicolas CHIUMENTI, 6 Joseph LASSERE, 7 Nicolas PONCET, 8 Julien TERRADE, 9 Guillaume DEBELMAS, 10 Georgie BEDIOU (cap), 11 Benoist ERAVILLE, 12 Mathieu BELBEZE, 13 Christophe GIRARD, 14 Pierre MAINGUY.
« La gloire se donne seulement à ceux qui l’ont toujours rêvée et toujours après beaucoup d’efforts » CHARLES DE GAULLE.
Le « sacre » des 100 sélections de MATHIEU est à l’image de son personnage !
100 sélections !
« L’histoire d’une vie s’inscrit tout autant dans le corps que dans le cerveau » Edna 0’BRIEN.
Au sein de l’EFC qui peut se douter que MATHIEU va franchir 100 sélections?
Et pourtant MATHIEU est là, bien là puisqu’il arrive « à rentrer » dans la galerie de l’extrême c'est-à-dire « ceux aux 100 sélections » !
MATHIEU est à l’ESSEC FC ce que Burt LANCASTER a été au cinéma américain !
Sans forcer aucune porte il finit par arriver en juin 2006 comme la mémoire de l’EFC et devenir un mythe !
Et pour l’EFC… « Il n’y a pas d’avenir sans mémoire » NIETZCHE.
Certes MATHIEU n’est pourtant pas doté d’une technique à tutoyer les anges mais durant les années 2002/2006 qui peut contester qu’il demeure incontournable !
Présent lors de toutes les campagnes EFC (hormis le Championnat de France Universitaire 2003) il apparaît comme une sorte de « grognard » de la Grande Armée bleue et blanche.
Oui c’est aussi cela l’EFC…
MATHIEU c’est aussi « une sorte de carrière » à la Julien TERRADE (ancien 1999-2004 – TOTAL LONDRES) dit « LARGO ».
MATHIEU « ronchon » et fidèle, toujours là, toujours présent, organisateur hors pair (responsable communication BDE, ESSEC LIVE, Chaire européenne de Marketing sportif (adidas), T5B, coach EFC Filles avec Romain LAUNAY et son colocataire Alex VERCOUTRE, BDS (responsable foot en « sous main ! » et bien sûr EFC !), conciliateur par tempérament, « travailleur » et immense volonté…l’on peut dire que ce fut un grand serviteur de l’EFC !
Il symbolise les caractéristiques idéales de l’EFC, cette capacité à être disponible à la fois dans le jeu et dans les contraintes ESSEC.
MATHIEU n’est pas par exemple « un » Guillaume DEBELMAS (Ballon d’Or 2003 – AMADEUS NICE) génie du football à la carrière EFC fulgurante en une seule saison (Mastère) mais il est incontournable pour tout ce qu’il a représenté et amené ce gros combattant, il est la longévité et il incarne toute une époque.
La carrière de MATHIEU à l’EFC est tapissée, de match en match, par une humanité chavirée d’héroïsme, de volonté et de la « règle des 14 », comme un chêne aux branches peuplées d’oiseaux.
Un visage aux traits mélancoliques qui s’apparente davantage à celui d’un « si gentil enfant » qui pointe un doigt vers le manège pour réclamer : Encore un tour !
Oui MATHIEU a été souvent sur la route de la gare alors que la fête tournait sans lui. Mais il a toujours eu le courage de croire en lui et de ne laisser jamais « tomber ».
La valise à la main, il a toujours eu la volonté de se « donner » un coup de pied aux fesses pour « repartir » et aujourd’hui à l’aube de ses 100 sélections il en reçoit toutes les récompenses !
La passion et le mental des EFC, c’est presque aussi mystérieux que la Sainte Trinité du catéchisme. Ca participe de la magie, de la cérémonie, du rite.
Prendre l’EFC en marche, c’est pénétrer dans une famille avec des gaucheries de fils adoptif. Tout un rituel s’est instauré sans vous, dont on vous livre patiemment les clefs et…aujourd’hui MATHIEU en est le serrurier ! « Le Temps est un grand maître et règle bien des choses » CORNEILLE.
Frais émoulu du lycée du Parc à LYON il « rentre » à l’ESSEC et à l’EFC en septembre 2002 :
Un groupe EFC 2002-2003 monstrueux tant en qualité qu’en nombre avec il faut bien le dire beaucoup d’anciens, de grands anciens !
Au cours des « Trials », le coach perçoit un petit première année discret au visage fermé comme une tirelire mais faisant preuve de dureté, d’application, de rigueur, de ponctualité et affichant un mental et une volonté prometteuse !
Il éclatera dans la « tête » du coach le jeudi 19 septembre 2002 au cours d’un 3x30’ au Maradas pourtant bien loin d’être évident vu dans l’équipe avec laquelle il jouait !
« Embarquement » pour le stage au CREPS de MONTRY avec les premières années d’alors Nicolas PONCET, Pierre MAINGUY, Alex VERCOUTRE, « le CHE »Thomas BARRALON, Martin BLANQUART (P.B.), Julien RENAUD, Romain LAUNAY étant absent.
Préparant l’avenir, il sera de tous les matchs de préparation de l’EFC…mais se blessera contre les PONTS (3-1 – 24/10).
Concurrence énorme mais surtout deux blessures « dans la foulée » qui retarderont son entrée dans l’équipe… qui va jouer les matchs.
Il reçoit néanmoins sa première sélection officielle « entrant » dans les quatorze le jeudi 12 décembre 2002 contre ENS ULM à la Porte d’Asnières dans un match de championnat 1ère division très périlleux puisque l’EFC se doit de gagner (victoire 1-3) afin d’affronter CENTRALE la semaine suivante pour l’attribution du titre de Champion Ile de France 2003 !
Extrait poly : « MATHIEU pour son baptême du feu fut très lucide et excellent ce qui n’est jamais facile pour des débuts en plein tournant du match. Des débuts qui rappellent ceux de NASSER à SUPELEC en 1999 ».
A partir de début janvier 2003 il sera pratiquement de toutes les équipes ESSEC alignées en Coupe de France, l’EFC se qualifiera pour la phase finale mais déclarera forfait pour « cause de doublure » avec le Championnat de France Universitaire.
La saison universitaire 2003-2004 le verra toujours dans « les quatorze » en championnat sauf… pour le VARSITY.
Il vivra les deux matchs ô combien particuliers qui nous coûterons le titre 2004 (27/11/03 ESSEC-ESCP 0-1 et 18/12/03 ESSEC-ESTP 1-1) …et où s’illustrèrent Philippe CAHUZAC (placement trop haut sur le but encaissé puis Romain LEVAIRE dégagement dans la boue en drop…sur l’avant centre) !
La saison universitaire 2004-2005 sera « sa » saison.
En effet lors du match au sommet durant la première partie du championnat, son replacement de n°2 en attaquant durant la partie contre PARIS DAUPHINE (9 décembre 2004) sera déterminante pour que l’EFC revienne au score (1-1) et ne soit pas distancée au classement.
A la rentrée de janvier contre toute attente l’EFC ira gagner à CENTRALE dans un match « fou » (6 janvier 2005, 1-3) et commencera sa « folle » cavalcade vers le titre enchaînant les victoires les unes après les autres !
« Pompier de service » une nouvelle fois… en suppléant Romain LAUNAY arrière gauche, MATHIEU ouvrira le score à la 10ème minute puis redonnera l’avantage à l’EFC à la 59ème minute (CENTRALE ayant égalisé à la 50ème minute), Arthur BERNARD marquant le troisième but à la 91ème minute !
Extrait poly : « Souvent, on met des prix à des choses qui n’ont pas de prix.
Combien valent-ils les deux buts du THURAM blanc MATHIEU ?
On paye en espoir – ça n’a pas de prix !
Sur un terrain détrempé, difficile à « maîtriser », les bleus ont pris bien plus d’initiatives que CENTRALE qui jouait de façon trop académique, trop lentement et souvent plein axe…
En boxe, peut-être CENTRALE aurait mené aux points. Mais ERIC, un ERIC pourtant malade, même sans marquer a été du « grand ERIC ».
Tout cela ne suffirait pas ?
MATHIEU est monté. Frappe monumentale de la tête comme un cœur qui cogne au premier rendez-vous d’amour.
L’expérience, le talent, la « gara » des sud Américains, appelez cela comme vous voulez. Un but s’apprécie pour ce qu’il est. Celui-ci est mérité, ô combien précieux. Il sent même le K.O. »
Buteur « le » MATHIEU cette année là puisque le jour de l’attribution du titre de Champion Universitaire Ile de France 2005…il marquera une nouvelle fois contre l’ESCP le 3 février 2005 au Maradas – victoire 3-1 !
Extrait poly : « Et ARTHUR, au lieu d’aller s’enterrer à tout coup sur la charnière centrale des visiteurs, a ouvert le jeu sur l’aile et le Ballon d’Or 2002 dont la percée, à la 63’, fut sans doute le plus bel exploit d’une partie fertile en prouesses en devenir, BENOIST, centra et qui surgit…MATHIEU, oui MATHIEU qui signa son troisième but décisif de la saison !
ESSEC 1 – ESCP 1. »
MATHIEU le doux viril…par exemple l’immense match contre PARIS DAUPHINE 1-1 le 9 décembre 2004.
Extrait poly : « Et puis, on rêve d’autres scènes, plus for-mi-da-bles encore…
Julien LEPRIEUR, le pape d’EDS, EFC et grand supporter EFC, jure que cette histoire est authentique : MATHIEU, dans la première minute d’après-match, au cours de la … « bagarre générale », percuta un âne et se retrouva à quatre pattes sur la pelouse. Lorsqu’il reprit ses esprits, il se croyait encore à …la « Bouffe de Nöel du BDE… »
Vous vous rendez compte ! »
Cette année là, l’EFC s’étant qualifié pour la phase finale de la Coupe de France en salle à la dernière seconde (but de Pierre MAINGUY, match contre I.E.P. 2-1)…MATHIEU « en granit » réussira une fort belle phase finale à NANTES.
Le dimanche 23 mai 2005 l’ESSEC FC se retrouve en finale contre l’ESC GRENOBLE.
0 à 0 à l’issue du temps réglementaire puis des prolongations.
Séance des penalties sous un public vociférant comme d’habitude à l’encontre de l’ESSEC FC (l’EFC ayant éliminé AUDENCIA en demi-finale).
Extrait du poly de mai 2005 Des agressions éclairs foudroient l’EFC en finale :
« L’apothéose arriva à la séance de penalties contre l’ESC GRENOBLE en finale !
ESC GRENOBLE – ESSEC 0-0
Penalties : Olivier échec 0-0
Grenoble 1-0
Arthur 1-1
Grenoble 2-1
Les « événements »
Gaëtan échec 2-1
Un grenoblois « péta » littéralement les plombs, s’en vint bousculer THIBAUT (qui il faut le dire n’a jamais jamais enfreint le règlement – confirmation et affirmation du duo arbitral) ; THOMAS le bien nommé, Saint THOMAS en coéquipier modèle accouru pour protéger son co-équipier…reçut plusieurs coups de poings…MATHIEU arriva à son tour…et se retrouva pour la deuxième fois de la saison à terre (*)…sauvagement et violemment agressé…poignet et « parties » fracassés !
Envahissement du terrain de dizaines de personnes (qui n’avaient pourtant rien à faire sur l’aire de jeu !)…
Au retour au calme si retour au calme il y a eut on s’aperçut du côté de l’ESSEC du vol de l’appareil photo numérique de MATHIEU qui lui n’en finissait pas de se tordre de douleur ! Inouï !
Malgré la confusion générale, la séance de penalties reprit…mais il faut l’affirmer…cette fin de finale n’existait plus !
Un ressort venait de se briser, celui du scénario que les EFC croyaient avoir écrit et qui leur filait entre les pieds.
Un manque de rigueur et de gestion sportive du BDS d’AUDENCIA(*) scellant le sort de cette finale dans le laxisme le plus total…
Aux pays des aveugles les borgnes sont rois…
Mauvaise fois quand tu nous tiens… »
Saison Universitaire 2005-2006 :
Après un T1 en SUEDE (échange) ; comme il l’avait déjà fait par le passé après les stages chez LITHOTECH FRANCE (2003) et HAVAS (2004), MATHIEU retrouvera l’équipe fanion dès le 12 janvier 2006 contre l’ESTP (victoire 2-1).
Son fait « d’orgue » sera son but à LILLE en 8ème de finale de Coupe de France offrant la victoire et la qualification à l’EFC pour la phase finale !
Blessé sur l’action, néanmoins il sera dans le groupe la semaine suivante en phase finale !
MATHIEU c’est aussi une carrière à l’EFC où ses blessures étaient ses plus fidèles compagnes…
MATHIEU souvent blessé… mais comme le légendaire Walter SPANGHERO (3ème ligne du XV de France des années 60-70) il demeure une énigme pour la science puisque après ses blessures (même graves) il retrouvera toujours très rapidement ses moyens !
En match MATHIEU ne déçoit jamais puisqu’il n’est pas celui dont on peut dire qu’il a raté son match (sauf une seule fois le jeudi 13 novembre 2003 à PALAISEAU contre POLYTECHNIQUE 1-1 où il fut en très grande difficulté). En effet pour chaque rencontre, quelque soit son poste il sait se trouver de la besogne, qu’elle soit noble ou plus souvent fastidieuse, il se rend utile là ou l’on a besoin de lui, il est disponible à n’importe quel moment pour n’importe quelle tâche. C’est bien par définition un joueur très attachant et à la longue indispensable puisque très généreux et réaliste. Il possède, c’est certain, beaucoup de tonus, de bravoure, de volonté, d’endurance et de courage qui sont les qualités essentielles que l’on se plaît à retrouver chez un EFC.
Pour lui, un ballon est toujours un ballon, qu’il soit à cueillir glorieusement dans le ciel ou à gratter dans la mine des cafouillages, qu’il soit gagné à la lutte ou exploité artistiquement. Pour la possession d’un ballon, MATHIEU ne discute jamais sur la quantité ou sur le prix…
Il est comme ça, MATHIEU, déchaîné sur le terrain, calme et placide en dehors…
Hors des terrains, il est un jeune homme bien, impeccable à tous points de vue, vous voyez ce que je veux dire, un garçon sensible et serviable. Vu le respect qu’ont les petits premières années pour sa personne l’on voit bien que l’on ne peut que l’apprécier.
MATHIEU c’est aussi un grand…discret.
MATHIEU et la gent féminine : on lui connaît un grand amour AGNES.
Point à la ligne.
MATHIEU le discret…ô certes ce n’est pas un Pierre TRAVADE (coéquipier des années 2004-2006) qui fait parler de lui avant d’entrouvrir la porte de l’EFC (repas d’été 2004)…MATHIEU, lui, commença doucement, observant, regardant puis fantasmant.
Il se lâcha tout discrètement…au sein du BDS pour finir également dans ce domaine comme un redoutable prédateur !
Le coach « fine lame » à quelques anecdotes de ses « débuts »… MATHIEU en première année sera littéralement « violé » au BDS un soir de décembre...par une première année qui le …sollicitait depuis longtemps sans espoirs ( ?).
Eté comme hiver vêtu d’un panta-court, lorsque MATHIEU déambule d’un pas nonchalant dans le couloir des associations ce n’est que murmures et gloussements…en effet comme VESPASIEN l’empereur romain « il marchait à grands pas, en brandissant une lance qui projette au loin son ombre »… passons car quelquefois « c’est même trop » …paraît-il !
La représentation collective de l’EFC conduit à considérer comme un choc la « retraite » d’un grand sportif.
Elle marque l’arrêt quand l’EFC n’est que le mouvement.
100 sélections représentent le mythe de l’éternelle jeunesse étudiante.
Il semble avoir toujours 20 ans.
Vieillir lui serait interdit.
Le jour où l’EFC MATHIEU dieu du stade quitte l’Olympe, il rejoint le monde des « costards anthracite ou noirs », l’univers de ceux qui prennent du ventre et puis des cheveux blancs…un jour.
MATHIEU, à son tour devient un ancien et une légende.
Il ne disparaîtra pas du paysage. Il jouera des Olds stars game. Il sera régulièrement invité à se pencher sur ses souvenirs et à « comparer les époques ».
Sa photo, accrochée dans le couloir du BDS et dans le bureau du coach, sera devenue une image emblématique de l’ESSEC FC.
Pour lui comme pour les autres EFC, il sera devenu joli, le temps passé.
Pour finir, ces quelques lignes de Bernard Henri LEVY dans AMERICAN VERTIGO résume tout MATHIEU : « Ingrety first,service before. Self,excellence in all we do » (d’abord l’intégrité, le service des autres avant le sien propre, l’excellence dans tout ce que l’on fait)…
MATHIEU un grand EFC !
Il rentre dans la « galerie » de l’extrême, ceux aux 100 sélections :
Pierre LIBESSART 156 (97 à 02), Benoîst ERAVILLE 145 (00-05), Georges-Henri BEDIOU 136 (98 à 04), Louis SIRAND 135 (99 à 04), Julien TERRADE 125 (99 à 04), Marc FAVIER 118 (98 à 02), Julien VANCAUWENBERGHE 113 (99 à 04),Adrien SEUGE 113 (00 à 04), Frédéric RIMATTEI 111 (96 à 00), Cédric BRUIX 110 (94 à 98), Jérôme LOUSTAU 108 (00 à 04), Romain LAUNAY 105 (02 à 06), Laurent LEMONIER 104 (97 à 01), Olivier LEGRAND 102 (92 à 95), Guillain CHAUFFERT-YVART 101 (98 à 03).
L’équipe de sa 100ème sélection à Nantes, Phase finale Coupe de France en Salle 13- 14 mai 2006 : THIBAULT, QUENTIN, ROMAIN La, GAETAN, ERIC(cap), JONATHAN, OLIVIER S., STEPHAN, ARTHUR(cap), FABRICE, PIERRE T., PHILIPPE, THOMAS, NICOLAS P., OLIVIER R., CEDRIC, ALEX, PIERRE M., MATHIEU, JEFF, ALEXANDRE.
Son palmarès à ce jour :
-8ème de finale Championnat de France Universitaire 2006
-Champion Universitaire Ile de France 1ère division 2003, 2005 et 2006 (Champion de France 2003)
-Finaliste Coupe de France en salle 2005
- Phase finale Coupe de France 2006
- Phase finale Coupe de France en Salle 2005 et 2006
vendredi 01 décembre 2006
"LE REFUGE ET LA SOURCE" du
Jeudi 29 mars 2001, ¼ de finale du championnat de France universitaire :
La 100ème de LAURENT
Il était tout timide en 1997 mais, sur la pelouse, wouah !
On a vu tout de suite que ce marseillais ne serait pas un ESSEC ordinaire.
Il avait tout, la force, la vitesse, l'habileté technique sans cesse grandissante, le mental.
Ce type est une machine. Une fantastique machine.
Il a une compréhension instinctive du jeu. Comme s'il était né avec. En outre, c'est un formidable compétiteur, plus il y a d'enjeu, meilleur il est.
Et pourtant, il n'est pas très grand ni très costaud. Mais c'est un lion, une panthère. Quand il est en chasse, il est mortel.
Il voit les espaces que nul autre ne voit et il a, ensuite, le corps pour l'y conduire.
Il résume l'ESSEC idéal. Tout sauf un frimeur. Le talent et l'humilité.
Car ce qui importe, pour LAURENT, c'est d'appartenir au clan des étudiants en bleu, c'est de vivre au milieu de cette fratrie, à la manière d'un PETER PAN étirant à l'infini les bonheurs de l'enfance, c'est de revêtir cet après-midi, une 100ème fois, ce maillot qui le rend fort et qui, pendant 90 minutes, fait de lui une star.
Exultet
LAURENT digest:
-ballon de bronze 1997/1998 et 1999/2000.
-1/2 finaliste du Championnat de France Universitaire 1997/1998.
-1/4 finaliste du Championnat de France Universitaire.
-Champion Ile de France Universitaire 1997/1998 et 1999/2000.
-Vainqueur de la Coupe de France en salle 1999/2000.
-vainqueur de la Coupe d'Ile de France universitaire 1998/1999.
-Tournoi final Coupe de France 1998/1999.
-Tournoi final Coupe de France en salle 1997/1998, 1998/1999 et 1999/2000.
vendredi 01 décembre 2006
L'HOMME QUI MURMURAIT A SON CORPS...
Jeudi 7 décembre 2000 à VERSAILLES 14h 30:
SAINTE GENEVIEVE/ESSEC
......LA 100ème de PIERRE......
Ce capitaine aux cheveux courts et au regard de braise, au sourire incrusté, c'est PIERRE, l'arme absolue de tant de match, le prédateur le plus redoutable du football universitaire, mais, à le voir ainsi, silhouette fragile, presque anonyme, qui le croirait?
Et pourtant, c'est bien le même type, transfiguré, qui a déchiré tant de fois les défenses adverses les plus hermétiques.
Des jaillissements décisifs, des buts qui ont faient basculer tant de matchs.
Il y a du "BATTMAN" chez PIERROT quand il enfile le maillot bleu frappé du sigle ESSEC FC et son curriculum-vitae footbalistique pourrait filer des complexes à quelques "super" héros de bandes dessinées.
Les chiffres qui bornent sa carrière ESSEC donnent le vertige.
Cet après-midi, en effet, le milieu de terrain des ESSEC honorera sa 100ème sélection, entrant dans un club très fermé où seuls FRED RIMATTEI (111) 1996-2000, CEDRIC BRUIX (104) 1994-1998 et OLIVIER LEGRAND (102) 1992-1996 l'ont précédé.
Ex voto
PIERRE digest:
-Capitaine de l'ESSEC FOOTBALL CLUB 1999/2000 et 2000/2001.
-Ballon d'argent 1997/1998 et 1999/2000.
-Ballon de bronze 1998/1999.
-1/2 finaliste Championnat de France Universitaire 1997/1998.
-1/4 finaliste Championnat de France Universitaire 1999/2000.
-Champion Ile de France Universitaire 1997/1998 et 1999/2000.
-Vainqueur de la Coupe de France en salle 1999/2000.
-Vainqueur de la Coupe d'Ile de France Universitaire.
-Tournoi final Coupe de France 1998/1999.
-Tournoi final Coupe de France en salle 1997/1998, 1998/1999 et 1999/2000.
vendredi 01 décembre 2006
AU BOUT DE LA SANTE.
DE L'ORGUEIL ET DU TALENT.
Bon dieu "quelle bataille !" Si la "poche de Dunkerque" est un passage douloureux de l'histoire de notre pays, pour L'ESSEC FOOTBALL TEAM, "DUNKERQUE 96" restera une des plus glorieuses pages inscrites par le sport ESSEC en 1995/96.
Samedi 18 heures. L'ESSEC hurle son bonheur. L'ESSEC est en phase finale au bout d'un match impeccablement géré, plein de sérénité, de maturité.... de volonté de s'imposer et.... de litres de sueur! Et oui L'ESSEC FOOT TEAM dispose de son couvert et de son rond de serviette dans la maison "COUPE DE FRANCE- PHASE FINALE".
Il faut comprendre le contexte de ce match et la tension qu'il y avait autour. Notre équipe vient de franchir une étape importante car c'est le genre de rencontre qui compte dans la carriére d'un joueur. Revenir vainqueur de DUNKERQUE, c'est une sacrée performance. L'ESSEC a du cravacher. et cela rend encore plus belle la victoire"Ce qu'on obtient dans la facilité on l'oublie, quand on a sué, ça reste gravé."
Le match :
L'ISCID DUNKERQUE avait choisi sa stratégie : une version inédite de la pub ORANGINA....La vieille tactique de l'étouffement de l'adversaire. Le ballon allait visiter le ciel. Mettre la balle où L'ESSEC ne veut pas qu'elle soit, c'est à dire dans son camp, et le presser alors à la gorge et au reste..., sans répit. Partant du gardien Dunkerquois les avions commençaient à décoller dès l'entame du match ......direction les pistes d'atterissages : les crânes d'ARNAUD, JULIEN, THIERRY et OLIVIER.
C'était un défi physique et un football de feu. Le ballon ne restait pas au sol. A grands coups d'artillerie lourde, le pillonage de la défense "bleue" était incéssant.
Pourtant à la mi-temps, L'ESSEC avait résolue l'équation; l'équation assez compliquée qui résidait dans le blocage du jeu adverse, l'affirmation d'une supériorité athlétique puis technique, le contrôle d'un mental porté sur l'exagération cloutée et l'exploitation intelligente du ballon.
L'équipe ESSEC mettait la main mise sur la rencontre et développait un jeu qui ressemblait de plus en plus à un torrent en crue qui venait cogner contre le barrage ISCID jusqu'à le faire exploser... (.même s'il a fallu attendre la prolongation...prolongation logique dans ce genre de match).
L'ESSEC a fait honneur à son maillot et à son ambition. Nous avons joué juste, avec agressivité. Nous avons formé un bloc qui n'a jamais laché. La force de percussion était globale. Il fallait se battre mais aussi jouer, c'était mon discours. L'équipe m'a fait plaisir et l'on ne peut passer sous silence le monumental travail des défenseurs ESSEC qui ont été extraordinaires d'éfficacités (je ne dirais pas de même aux attaquants, certes un certain réalisme mais on peut, on doit faire beaucoup mieux ). Sous les éloges nous n'oublions pas MICKAEL qui a "rattissé" juqu'à plus de terre...et les deux milieux exentrés qui finirent le match ivres de courses et de courage
La << QUINTA DEL CEDRIC >>.C'est une belle équipe. Elle est propre, elle a un esprit sain et elle joue sainement. Il n'y a pas de contestations, pas de gestes "déguelasses" , de fautes grossières comme des tacles par derriére. Elle a de la gueule et du talent, elle ne s'impose pas avec des gestes de voyou.
C'est la grande réussite des étutiants qui appartiennent à ce groupe, et c'est dû autant à leurs qualités d'homme que de joueur. Non seulement on rencontre de la solidarité, mais également de la dignité, de la noblesse.
Le parcours de L'ESSEC n'a jamais emprunté en certaines occasions la piste des primates carnivores et n'a jamais confondu l'art naïf avec l'art ferreux.....
Maintenant L'ESSEC sait que la motivation, l'engagement physique et l'abnégation face à l'effort paient. Une fois que ce discours est entendu et compris, et que tout le monde accepte une solidarité totale, nous pouvons battre presque n'importe qu'elle équipe à partir du moment ou notre assise technique et tactique est réelle. C'est le cas aujourd'hui à L'ESSEC.
Alors L'ESSEC Champion de France ? CE N'EST PAS SI SIMPLE.....
Les étudiants doivent savoir maintenant repousser leurs limites. Ces limites dont Antoine BLONDIN écrivait jadis qu'elles étaient les murs de la cellule où étaient enfermés les sportifs.
LIFE IS SHORT, PLAY HARD.
L'équipe et les notes :
ALEX (7)
ARNAUD(9,25)
OLIVIER(8,5)-THIERRY (8,75)-JULIEN (9,25)
MICKAEL (8,5)-
JOHAN (8,75) JOHN (9)
CEDRIC (7) capitaine
F.XAVIER (5,5)-DRISS (6,25)
OMAR (6,5)-OLIVIER (6)
ARNAUD (-)
Les autres 8ème de finale :
ESC LE HAVRE/CAEN ---ESCP
ESC BORDEAUX ---HEC
ESC BREST ---ESCA ANGERS
ESC TOULOUSE ---ESC MARSEILLE
ESC REIMS ---ESC LYON (non-joué)
ESC SAINT-ETIENNE ---ESC TROYES ou ESC DIJON ou ESC STRASBOURG (non-joué)
ESSEC'S HISTORY HAS BEEN MADE.
BYE BYE OLIVIER.
Après avoir porté 102 fois (...!) le maillot de l'ESSEC FOOTBALL TEAM le, plutôt l'ex "petit Sarkozy......" nous quitte.
La belle aventure avait commençé le 5/11/1992 à GRIGNON contre l'INA en Championnat (victoire 12 à 0 et l'aube d'une grande équipe mais aussi le début des années fastes.) Elle devait se terminer le 20/04/1996 à DUNKERQUE contre l'ISCID ( victoire 2à 0 en Coupe de France).
Il est sûr que sur le nombre de pelouses qu'il a foulé, il y en aura toujours une ou deux dont il se souviendra avec une émotion particulière. Pourquoi ? C'était sa jeunesse, il y aura grandi et ce ou ces stades précis l'auront GRANDI.
NOW IS THE HOUR....Oui, maintenant c'est l'heure, comme le dit le chant MAORI. L'heure également de formuler l'espoir que longtemps le onze ESSEC aura dans son sein des étudiants comme lui. Fiable, d'une humeur constante, d'un esprit d'abnégation total (voir NANTES), courageux, il prit une part importante dans le FOOTBALL ESSEC avec une discrétion naturelle, une gentillesse et une politesse non feinte qui lui confère un charme certain et en font une sorte de M. DRUCKER (!) c'est à dire le gendre idéal pour toutes les mamans des ESSEC'S WOMMEN ! Egalement à noter un beau corps aperçu çà et là style ISTANBUL ou SAINT-ETIENNE....
Bon dieu que ce type est bien. Sa photo va désormais entrer "dans la galerie des immenses libéraux" que la tradition du FOOT ESSEC a toujours produit ( Alexandro MARINI, Pierre MARQUET, lui-même Olivier et le monument actuel Arnaud POUILLE ).
Libéro à forte dose de bonne hummeur, sobre et efficace il respirait l'intelligence du poste. Un grand MONSIEUR, pas seulement par le talent footbalistique du FOOTBALL ESSEC.
Alors direction le départ dans la vie et le monde du travail. Il sera peut-être une sorte "d' Arnaud K........", vous savez l'ex de Carla B.....on le lui souhaite si c'est son désir.
BONNE ROUTE PETIT ET MERDE.
OLIVIER DIGEST
UN PALMARES IMPRESSI0NNANT !
BALLON D'ARGENT 1993.
CHAMPION DE FRANCE EN SALLE 1993
FINALISTE T5B 1993 ET 1995.
TOURNOI FINAL COUPE DE FRANCE 1993.
3ème PLACE , TOURNOI FINAL COUPE DE FRANCE 1995.
VAINQUEUR DU TOURNOI DES 3PA 1994.
MATCHS DE QUALIFICATIONS AU TOURNOI FINAL DE COUPE DE FRANCE 1996.
vendredi 01 décembre 2006

UN CANDIDE ENRAGE
Jeudi 7 novembre 2002, stade du Ponceau, beau temps mais vent fort en 1ère période, public assez nombreux.
Championnat de 1ére Division Ile de France Universitaire 2002-2003
ESSEC - ESTP 3-1 (mi-temps 1-1)
Buts: ESTP 26', BENOIST 40', 57' et 88ème.
Blessé: JULIEN V. 39' (cheville)
Carton jaune: JULIEN H. 33'
L'ESSEC: 1 Bruno LECORRE, 2 Nasser KADIRI, 3 Romain LAUNAY, 4 Julien HELARD, 5 Nicolas CHIUMENTI, 6 Joseph LASSERE, 7 Nicolas PONCET, 8 Julien TERRADE, 9 Julien VANCAUWENBERGHE., 10 Georges-Henri BEDIOU(cap), 11 Benoist ERAVILLE, 12 Guillaume DEBELMAS, 13 Philippe ROUSSOULY, 14 Pierre MAINGUY.
ROMAIN le dernier des « galactiques » (avec NICOLAS PONCET)…il était le plus jeune en 2003 lorsque l’ESSEC FC hissait ses couleurs sur le toit du Championnat de France Universitaire !
Rentrée 2002.
Là, au Ponceau, au milieu des légendes d’alors de l’EFC, ROMAIN promenait sa mélancolie et aérait son petit enfer moral durant les « trials » puis les entraînements qui préparaient la saison 2002-2003.
Stage de MONTRY, là, il côtoya vraiment les grands anciens.
Il n’en menait pas large le petit ROMAIN tout frais arrivé de sa prépa ?
Les grands bourgeois EFC le regardaient comme une curiosité : quel est ce première année si vif et si prometteur ?
Il avait beau faire des prouesses, il ne parvenait pas à dissiper les interrogations.
D’autant qu’il demeurait assez et inexplicablement fermé – discret pour tout dire, attendant la brise favorable de son moment.
Il s’imprégnait des coutumes des anciens et avait compris qu’il fallait se consacrer au dieu qu’on révérait ici à l’EFC : la volonté !
Avait-il des doutes sur lui-même : était-il un escroc sentimental ?
Un profiteur, un Bel Ami ?
Tant qu’à faire c’était plutôt à Julien SOREL qu’il aurait songé.
En réalité ce qu’il demandait à cette délicieuse famille, ce n’était que humer le parfum de sa « fortune », lui emprunter les rêves qu’elle suscite, capter le bonheur d’un monde EFC qu’il imaginait magique et insouciant.
Jamais gentleman cambrioleur n’a opéré si indolore fric-frac.
A la recherche d’une famille, il en détenait une selon son goût : ni hystérique, ni dévorée d’outrecuidances ou de suffisances.
Celle-la sortait tout droit des tableaux où INGRES a peint ses prototypes de grands bourgeois de la Restauration avec leur regard paisible, l’assurance que donne la sensation d’être assis sur une « confortable et stable fortune » : des types qui ne doutent jamais, des types qui savent qu’ils peuvent et ont retourné les matchs les plus compromis en leur faveur !
Ces types de l’EFC avaient construit un monde en dur, une solide forteresse qui, de générations en générations, se renforçait et continuait de dévaster le foot universitaire : alors que ROMAIN aspirait à mettre en scène ses rêves.
Comment, malgré tant de bonnes volontés réciproques, pouvaient-ils s’entendrent ?
Ils se regardaient chacun avec étonnement.
Dans leur for intérieur, s’efforçant de n’en rien laisser paraître, ils considéraient que la planète à laquelle ils appartenaient avait donné des gages de succès sérieux, et que, pour tout dire, ROMAIN n’était qu’un petit première année...qui avait tout « a prouver » !
Seul un héros de DOSTOIESKI pris de fièvre paranoïaque aurait eu l’honnêteté de les alerter sur son cas.
Mais ROMAIN qui appartenait à un climat moral beaucoup plus tempéré se contentait d’admirer sincèrement leur magnanimité.
En attendant, pour les amadouer, il montra son mental sur le pré. ROMAIN voulait pousser la porte de l’équipe fanion.
On regarda ce souhait comme une fantaisie passagère de première année.
Mais…ROMAIN fut titularisé en équipe 1 pour l’ouverture du championnat !
ROMAIN attaqua son premier match fait de ronces et de hautes herbes aussi entremêlées et épineuses qu’est la vie sentimentale de son « pot » Polo SALVANES !
A l’issue de ses premières 90’ il ouvrit un vaste espace dans cet embrouillamini que sont les matchs de championnat universitaire de 1ère division.
Comme c’était facile.
Cela lui sembla un jeu d’enfant.
Il voyait les adversaires s’abattre comme les régiments ennemis sous la mitraille de la Grande Armée !
ROMAIN entrait dans je ne sais quelle satisfaction sadique dans la destruction de cet édifice de ronces.
Le téléphone fit son œuvre et les mouches d’HEC étaient affolées, les guêpes de CENTRALE dérangées se préparaient pour une bataille d’Angleterre.
Une rassurante odeur de foin et d’herbe coupée, avec une pointe acide de pourrissement d’humus, folâtrait sous ses pieds.
Certes il jouait avec un appétit ancestral qu’avaient dû accomplir des générations EFC mais surtout il accomplissait un rituel qui lui ouvrait d’une manière les portes du monde de TOLSTOI : il trouvait frais, intact d’abord ce sentiment trompeur de facilité ; puis, peu à peu, avec la sueur qui l’inondait, la fatigue l’envahissait, les jambes et le souffle pesaient d’un poids si lourd que l’envie pouvait le prendre d’abandonner.
Mais l’amour-propre de l’EFC qu’il était déjà devenu le retenait. Il tint bon. Il arriva à se dépasser.
Peu à peu à l’immense fatigue succéda une sorte d’ivresse : il ne savait plus qui il était, il était immergé dans le onze ESSEC dans une étrange orgie.
Son jeu avec une régularité mécanique accomplissait sa besogne.
Ce soir là, dans cette famille bleu/blanc, on le regarda enfin avec considération.
Plus tard encore dans la nuit il était fourbu.
N’était-ce pas cela le bonheur, ici, à portée de main, au milieu de ces types, et qui, d’un caractère indulgent, ne demandent pas mieux que de se laisser conquérir ?
Oui, mais il y avait un obstacle, le pire pour un première année : lui… c'est-à-dire confirmer et… confirmer sur la durée !
Arrière gauche digne successeur des immenses Julien DELPECH (Beaufour Ipsen International), André MARTIN (Lafarge), Yves BRIANTAIS (Colgate-Palmolive), Gilles GLORIEUX (Downer et Cy), Olivier DELAPORTE (KPMG), Laurent LEMONIER (Michelin), Loulou SIRAND (Havas Sport) il enchaîna les grandes productions les unes après les autres, scora même chaque année ce qui pour un arrière n’est pas commun (ESC REIMS en 2003, ENSAE en 2004, ESTP en 2005 !) et le maillot bleu/blanc n°3 lui allait comme un gant ! A vrai dire jamais le stylo du coach n’hésita lorsque tous les mardis soirs il fallait se pencher « sur la composition » de l’équipe ESSEC qui allait jouer !
ROMAIN, look de mannequin du catalogue « La Redoute », avec l’air d’être dessiné à l’encre de Chine sur du papier blanc.
Ah ! Même s’il semble ce n’est pas un rêveur.
Tout en lui est net.
Il a su admirablement attendre…lui qui est devenu incontestablement la plus grande Star du Sport ESSEC 2006 et s’il vous plaît tous sports confondus !
C’est un oiseau de feu. C’est ROMAIN dans sa quatrième année ESSEC.
Oh, il n’est pas grand ROMAIN, mais quand il joue, le centre de gravité du stade semble se déplacer avec lui…
« Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même » F. NIETZCHE Ainsi parlait Zarathoustra.
Tout ceux qui, à l’EFC, eurent affaire à lui le reconnaissent : il a marqué le foot bleu et blanc autant qu’il les a marqués.
Alors en toute logique son tour est venu et il deviendra le Capitaine des EFC 2005-2006 succédant à tant de « grandes figures EFC » !
Etudiant discret, très tolérant et toujours satisfait de son sort ROMAIN est du pain béni dans un groupe !
Il n’avait qu’un seul souci : excuser le comportement, pas toujours louable, du genre humain.
Son physique correspond bien à son psychique. Il paraît très doux, presque fragile mais on le sent déterminé au travers d’une certaine candeur.
Puis il est devenu celui qu’il est actuellement : le ROMAIN connu de tous et de toutes par le monde du foot universitaire et ailleurs et son comportement est resté identique : il est lui-même.
Il donne plus qu’au dernier match et moins qu’au prochain, et on ne sait où est son plafond.
Il refuse de décevoir, de se décevoir.
Il donne des arguments au coach, à ceux qui le regardent, à ceux qui l’entourent, à ceux qui jouent avec lui. Il n’y a qu’à le voir courir, lutter, lutter, lutter encore, s’acharner, s’acharner, effectuer des quantités de sauvetages, aller de l’avant, avancer, toujours encore.
ROMAIN est un poison pour les adversaires de l’EFC.
Il les empêche de s’exprimer et d’imposer leur jeu par son rôle destructeur.
Dans le match il sécurise ses camarades ainsi que le coach du fait qu’il se multiplie sans arrêt et est aussi le premier relanceur-moteur côté gauche de l’équipe.
Rigueur, générosité, punch, vitesse, courage, abnégation et dynamisme le symbolisent !
L’on doit ajouter « tranquille » tout comme sont aussi ses amours avec la douce MARION…
Toujours bien placé, toujours le premier sur le ballon, toujours prêt à récupérer le ballon puis à l’offrir à ses partenaires.
Etudiant d’une très grande sincérité, le type même du joueur de foot EFC tel qu’on le souhaite.
Pas calculateur mais spontané, qui dispute toutes les compétitions de la même façon, sans se poser de questions. ROMAIN joue parce qu’il aime ça.
Et il remplit toujours son contrat.
Si pour lui PARIS-VERSAILLES est « un petit four », ROMAIN s’éclate et brille dans les raids (HANNIBAL, CENTRALE), ROMAIN sait se faire mal par exemple comme lors du terrible entraînement du 24 mars 2003 (précédant la ½ finale du C.F.) ou il « déposa » une galette devant tout l’EFC filles ! Quelques jours de libre et le voilà surfer à BIARRITZ où sa coordination motrice fait merveille.
Et dans quelques années – il a encore bien le temps d’y penser – quand ROMAIN aura à son tour pris ses distances, aura laissé sa place à d’autres, ils se retrouveront avec peut-être plus de plaisir encore.
Quand ils seront « vieux » les EFC 2002-2006, au bout d’une sacrée belle jeunesse, en auront de bonnes histoires à se remémorer, de vieux souvenirs à se raconter.
Apprenti chez NIKE (arrrrrrrrrrh !) il eu le bonheur de se « régaler » au siège de l’équipementier américain.
A St Ouen l’Aumône il fera la connaissance de grands anciens EFC Stéphane BAIL (1992-1993), Cédric GIRARD (1993-1994) et Julien ALOCIO (1995-2000).
C’est probablement grâce à son stage qu’il sût « bâtir » une collection de chaussures NIKE ………..entrevue ici ou là lors d’une soirée de CHAMPIONS LEAGUE !
Colocataire (avec Polo SALVANES) en 2004 du « roi de l’immobilier de CERGY, Président d’ASS 2000 et ancien EFC Sam WEIL »…ce qui vaudra au coach de nombreux appels téléphoniques de Monsieur SAM qui comme toujours était à la recherche de ses loyers ou pestait après les « dégradations »…pourtant les « compères » réussirent le tour de force de « recruter » un tapissier… féminin MARIE-ANNE !
Colocataire (avec l’Audois Philippe CAHUZAC et le CHE d’Haute Loire Thomas BARRALON) en 2005 à la fameuse Bétaillère, c’est souvent du port que les infos parvenaient au coach !
ROMAIN c’est aujourd’hui le capitaine EFC 2006 devenant le dépositaire de la mémoire bleu et blanche, ROMAIN c’est aussi le capitaine qui « chambre » le coach de s’être fait insulter par Badr EL MARIRI de l’EEKSM…
ROMAIN, ce n’est pas le temps de la guerre avant le temps de la paix ni le calme après la tempête.
C’est, du début à aujourd’hui, indissolublement mêlés, le calme dans la vie et la tempête sur la pelouse, la guerre au stade et la paix sur le Campus, la sagesse et la folie, le talent et le tempérament !
Il remplace la mélancolie par le courage, le désespoir par l’espoir, la méchanceté par le bien, les plaintes par le devoir, le scepticisme par la confiance en soi, les sophismes par la froideur du calme et l’orgueil par la modestie. ROMAIN c’est un clair mystère !
Chaque chapitre de sa carrière EFC semble tracé avec des enluminures, ce qui convient bien à son air de grand capitaine chevaleresque, de prince délaissant la recherche « du bracelet de vermeil » pour la Toison d’Or d’un foot ESSEC idéal.
Le côté gauche bleu/blanc, le n°3 confisqué durant de longues années, 100 sélections, bardé de titres, bardé de prix, bardé d’expérience font de ROMAIN un monument !
En somme, l’on peut emprunter cette superbe expression que l’on doit à J. COCTEAU : ROMAIN est un Monstre Sacré.
Il rentre dans la « galerie » de l’extrême, ceux aux 100 sélections :
Pierre LIBESSART 156 (97 à 02), Benoîst ERAVILLE 145 (00-05), Georges-Henri BEDIOU 136 (98 à 04), Louis SIRAND 135 (99 à 04), Julien TERRADE 125 (99 à 04), Marc FAVIER 118 (98 à 02), Julien VANCAUWENBERGHE 113 (99 à 04),Adrien SEUGE 113 (00 à 04), Frédéric RIMATTEI 111 (96 à 00), Cédric BRUIX 110 (94 à 98), Jérôme LOUSTAU 108 (00 à 04), Laurent LEMONIER 104 (97 à 01), Olivier LEGRAND 102 (92 à 95), Guillain CHAUFFERT-YVART 101 (98 à 03).
L’équipe de sa 100ème sélection : THIBAULT, NICOLAS O., ROMAIN(cap), ARNAUD M., ERIC, NOUR-EDINE, NICOLAS P., OLIVIER R., OLIVIER S., ARTHUR, QUENTIN, STEPHAN, GAETAN, LARBI.
Son palmarès à ce jour :
- Capitaine EFC 2006
- Ballon d’Or 2004
- Ballon d’Argent 2005
- Champion de France Universitaire 2003
- ½ finaliste Championnat de France Universitaire 2003
- ¼ de finale Championnat de France Universitaire 2003
- 1/8ème de finale Championnat de France Universitaire 2003 et 2005
- Champion Ile de France Universitaire 2003 et 2005
- Finaliste Coupe de France en Salle 2005
- Vainqueur Trophée Gaz de France 2004
vendredi 01 décembre 2006
BYE BYE FRED
Après avoir porté fois 101 fois le maillot de l'ESSEC FOOTBALL CLUB, l'homme style "SUR LA ROUTE DE MADISON" nous quitte.
La belle aventure avait commençé le 16 octobre 1996 au PONCEAU contre l'ENSEA en amical (victoire 4-1 et un but).
Elle devait se terminer le lundi 3 avril 2000 à LILLE en 8ème de finale de Coupe de France contre l'IESEG (défaite 4-3).
Il est sûr que sur le nombre de pelouses qu'il a foulé, il y en aura toujours une ou deux dont il se souviendra avec une émotion particulière.
Pourquoi ? C'était sa jeunesse, il y aura grandi et ce ou ces stades précis l'auront grandi.
NOW IS THE HOUR....Oui maintenant c'est l'heure, comme le dit le chant Maori.
L'heure également de formuler l'espoir que longtemps le onze ESSEC aura dans son sein des étudiants comme lui, c'était un modèle pour les nouveaux de l'ESSEC F.C..
Arrivé de sa prépa adorée St GENEVIEVE, il aura comme mentor à l'ESSEC F.C (.....puis par un stage chez ARTHUR ANDERSEN). le redouté et adorable Arnaud POUILLE.......
Fiable, d'une humeur constante - malgré ses légendaires bouderies, d'un esprit d'abnégation total, courageux, serviable, il pris une part importante dans le football ESSEC avec une discrétion naturelle, une gentillesse et une politesse non feinte qui lui confère un charme certain et en font une sorte de Michel DRUCKER (!) c'est-à-dire le gendre idéal !
Egalement à noter un beau corps aperçu çà et là, par exemple sur une plage durant le stage d'HOULGATE 1997 ou sur les panneaux d'affichage de l'ESSEC.
Bon dieu que ce type est bien.
Sa photo va désormais entrer dans la galerie des grands joueurs ESSEC que la tradition du football ESSEC a toujours produit.
Place désormais à la légende de FRED RIMATTEI pour les générations futures...
N°10, milieu mais surtout libéro a forte dose de bonne humeur, sobre, trés élégant et efficace il respirait l'intelligence du poste.
Capable de toutes les folies sur un terrain; exemples:
"Comme c'est joli le talent, l'imagination de gestes, le goût d'oser, l'élan vers le risque, le courage gai....comme ce FRED qui a une façon drôle de courir, de récupérer puis de donner à l'ami qui se démarque le ballon qui le rendra heureux, et c'est la manière de ce 1érrrr année qui n'a rien d'un magicien, d'un virtuose ou d'un coq de village: c'est simplement un garçon de vingt et un ans qui a le diable au corps, le regard d'un premier communiant, l'accent de MARSEILLE et qui se permet de slalommer comme TOMBA à SESTRIERES !" (-extrait de HEC/ESSEC 1-3, samedi 5 avril 1997).
"Ah ! le droit de tout oser. GAUGUIN, qui peignit le CHRIST en jaune, évoque ce droit dans une lettre à la fin de sa vie.
Mais le footeux (1érrrrr année) a bien assimilé (et réalisé ensuite) tout ce qui est avant un match: obligation, commandement, évangélisation.
FRED excellent sur le " b à ba " c'est-à-dire la défense mais sa technique lui permettrait d'ajouter le must...oser oser.
De toute façon d'excellents débuts, pas de soucis à se faire et il a eu la chance de débuter "sa carrière" par une qualification (à discuter avec "...les vieux"....qui connurent un cinglant 0-4 à REIMS en 8ème de COUPE en SALLE 1994-1995". (- extrait de ESSEC/ESC SAINT-ETIENNE 5-1, samedi 1 février 1997).
Un grand Monsieur, pas seulement par le footbalistique du foot ESSEC..
Alors direction le départ dans la vie et le monde du travail.
Bonne route petit et merde.
FRED DIGEST
Un palmares impressionnant:
- Demi-finaliste CHAMPIONNAT de FRANCE UNIVERSITAIRE 1998.-
-Quart de finale CHAMPIONNAT de FRANCE UNIVERSITAIRE 2000.
- CHAMPION ILE de FRANCE UNIVERSITAIRE 1997-1998 et 1999-2000.
- Vice Champion Ile de France toutes catégories 1997-1998 à 1 point du STAPS ORSAY !
- Vainqueur COUPE d'ILE de FRANCE UNIVERSITAIRE 1999.
- Finaliste COUPE de FRANCE en SALLE 1997.
- Tournoi final COUPE de FRANCE 1999.
- Tournoi final COUPE de FRANCE en SALLE 1997-1998 et 1998-1999.
- 8ème de finale COUPE de FRANCE 1997 (défaite contre EM LYON 2-0).
- 8ème de finale COUPE de FRANCE 1998 (défaite contre ESC RENNES 2-1).
-8ème de finale COUPE de FRANCE 2000 (défaite contre l'IESEG LILLE 4-3).
- ACCESSION en 1ere DIVISION UNIVERSITAIRE en 1996-1997.
- Vainqueur Challenge St GERMAIN 1997.
- Stages de préparation à VICHY 1996, HOULGATE 1997, 1998, 1999.
- Tounée en IRLANDE 1998 et bataille contre "les SARRAZINS".