Le XVIIIème Ballon d’Or:
ERIC
Un Géant!
Difficile que de décerner des « récompenses » individuelles au sein d’un sport collectif mais la tradition de l’ESSEC FOOTBALL CLUB le réclame.
Pour choisir le cercle fermé et prestigieux des « podium-ables » de l’année il faut faire preuve d’une rigoureuse honnêteté.
Trouver le ballon d’Or c’est passer la saison au crible dans ses moindres recoins.
40 étudiants ont porté le maillot de l’équipe fanion contre 35 en 2005-2006, 35 en 2004-2005, 47 en 2003-2004, 34 en 2002-2003, 29 en 2001-2002, 24 en 2000-2001, 26 en 1999-2000, 30 en 1998-1999, 32 en 1997-1998.
Après un premier écrémage il restait… 6 étudiants qui pouvaient à divers titres prétendre sur leur saison à « rentrer » dans les « ballons ».
Hélas plusieurs étudiants pour cause de blessures ou même de stages n’ont pu faire une saison totalement complète malgré leur bonne volonté.
En « serrant » davantage et au vu de la saison il ne restait plus que 4 étudiants en lice pour finalement arriver aux trois joueurs « ballondorisés »
Là nous entrons dans la galerie de l’extrême, ces étudiants qui peu à peu, année après année prennent de plus en plus d’importance, d’énormes compétiteurs, cela en est même impressionnant.
_______________________________________________________________
Ballon d’Or : Eric LITZLER
Eric, l’aigle éternel !
Une saison de Géant!
La saison d’ERIC : « Les volontés précaires se traduisent par des discours, les volontés fortes par des actes » G. LE BON
Impressionnant le numéro 5 bleu et blanc en 2006-2007 !
A l’issue de la saison ERIC devient le 18ème Ballon d’Or de l’ESSEC FC rejoignant au palmarès deux autres liberos : le Maréchal et monumental Arnaud POUILLE (1996) et l’élégant Frédéric RIMATTEI (2000).
Contrairement au Ballon d’Or de FRANCE FOOTBALL qui privilégie les créateurs ou les buteurs, les Ballons EFC s’attachent à respecter chaque poste en veillant strictement à ce que le meilleur joueur soit primé et peu importe son positionnement sur le terrain.
A travers la longue et prestigieuse histoire des Ballons d’Or de l’EFC nous trouvons :
Un gardien (Thomas ROMIEU 1991),
Cinq numéros 10 (Mhamed ZEGHARI 1992 et 1993, Nicolas DEVALETTE 1994, Cédric BRUIX 1995 et 1997),
Deux libéros (Arnaud POUILLE 1996, Frédéric RIMATTEI 2000),
Deux numéros 6 (Mathieu REBOIS 1998 et 1999),
Deux arrières (Laurent LEMONIER 2001, Romain LAUNAY 2004)
Deux attaquants (Benoist ERAVILLE 2002, Guillaume DEBELMAS 2003)
Et trois milieux (Pierre LIBESSART 2001, Olivier PIGEON 2005, Nicolas PONCET 2006) !
Le Ballon d’Or n’est donc pas un lieu d’apartheid, un club seulement ouvert de 9 à 10.
Exprimer une reconnaissance plus forte pour les meneurs et les attaquants que pour les défenseurs…non… il ne faut pas.
Les « poly » chantent souvent avec les créateurs mais il ne faut pas en prendre ombrage. Il est vrai que si les artistes attirent l’emphase et la palabre, inspirent les écrits et font rêver, toute médaille à son revers et il faut également souligner qu’ils attirent aussi la polémique.
C’est le rêve qui s’attache aux actes de création et de finition, et à leurs auteurs, plutôt qu’aux actes de récupération, d’anticipation, voire de destruction, lesquels ne sont pas pour autant à prendre à la légère.
Faire et défaire les choses, ainsi est le jeu de football. Ainsi est le grand jeu de la vie. Ce ne sont ni les mêmes talents ni la même patience que l’une et l’autre occupation convoquent, la première paraissant plus exigeante. Mais ce peut être la même noblesse dans les deux cas.
En « parcourant » l’éclatante liste des « Ballons d’Or » c’est une multitude de talents qui est couchée sur le papier…pourtant que de grands joueurs en sont absents !
ERIC libero (il était attaquant ou milieu au début de sa carrière EFC) n’est pas le résultat d’une conversion tardive ou le produit d’un métissage technico-tactique par quoi passent d’ailleurs maintes révolutions du jeu.
Il est un défenseur pur et dur, détente de tigre au sol et dans les airs, toute sa personne transpire l’équilibre et la puissance. Le bas de son corps est un chêne planté sur le terrain. Son œil perçant le précipite dans l’interception des messages codés ou les fausses pistes des attaquants. Et l’éclat de son sourire n’est pas toujours à prendre au pied de la lettre.
ERIC a réalisé une saison linéaire, un haut niveau de productions régulières et constantes mais à la lecture de ses matchs nous sommes frappés par la similitude de la « construction » de ses parties. Débutant les rencontres toujours concentré il jouait sobrement et avec rigueur. Peu à peu il enveloppait la rencontre de ses ailes allant crescendo vers les sommets…présence physique, sauvetages périlleux, grands gestes techniques de défense, de relance et d’attaque, déblocages des matchs par ses fameux buts !
Monstre dans les un contre un, que ce soit dans les tacles au sol, indifféremment côtés extérieur et intérieur ou dans le jeu aérien. Il fait mal, il est dur au contact tout en jouant le ballon, il s’engage, il intimide ses adversaires, indiscutablement il dégage à la fois une présence, une sûreté et une grande force. Il possède l’art de défendre debout sans se livrer ni offrir de pistes, de réduire les espaces et les temps de réaction de l’attaquant, de presser efficacement celui-ci, de se mettre entre le ballon et le but, et de toujours trouver la bonne distance par rapport à son rival. Aussi bien pour lui fermer l’angle de frappe ou ralentir sa course que pour l’emmener sur un côté et diminuer ainsi ses solutions dans le jeu.
Il sait lire le jeu, prendre l’information, se place et se déplace toujours remarquablement, anticipe et intervient toujours efficacement.
Son jeu de tête aussi bien défensivement qu’offensivement a été phénoménal : un timing exceptionnel ! Sachant la conviction, l’engagement physique, voire l’agressivité, qu’il met dans chacune de ses interventions, il ne reste donc plus que des miettes à ses rivaux.
Lorsqu’il est « en forme » et il « l’a été » toute la saison (contrairement à la fin de saison 2005-2006), ses jambes et ses cuisses puissantes contribuent à lui donner une explosivité surprenante, des appuis à la fois souples et solides lui permettent ainsi à tout moment de changer de direction très facilement. Or, pour un défenseur, c’est quelque chose de crucial pour pouvoir intervenir efficacement. Mais également, pour être en mesure de répéter les efforts et les courses brèves, de varier les différents types d’intervention et de gestes défensifs, d’être « là » dans les temps « chauds » d’un match.
Par son charisme et son expérience, par sa présence et l’étendue de son registre défensif, par sa capacité de concentration et son autorité, par la force de sa voix et de ses gestes, il fut aussi celui qui, dans l’équipe, rassura, organisa, indiqua, replaça, corrigea, rééquilibra et canalisa toutes les forces collectives. Grandes qualités qui transpirent des joueurs EFC qui atteignent les sommets ! Par exemple, il a toujours donné la force de tenir aux premières années et plaça toujours la collectivité en priorité.
ERIC c’est un grand compétiteur, qui transmet de la confiance, de la tranquillité et de l’énergie. Pour ce qu’il a représenté cette saison comme joueur, comme homme et comme leader c’est un bonheur que le Ballon d’Or lui échoit. Une certitude ? Sa force mentale, ses aptitudes au commandement d’une défense, son influence sur le groupe, sa maîtrise, son sang-froid, son savoir-faire et sa fiabilité cette saison dans les grands rendez-vous et…tous les rendez-vous n’ont jamais « trahi » l’EFC.
Au « coude à coude » durant la saison avec les autres grands EFC vers le Ballon d’Or il y eu ce jour de grâce pour ERIC le jeudi 26 avril 2007 en 8ème de finale de Coupe de France. Déjà, ERIC avait réglé « sa mire » en inscrivant de fantastiques coups francs (et à des moments clés des matchs – combinaisons parfaites avec JONATHAN) (Ste GENEVIEVE 13/11, INSEEC 18/01, POLYTECHNIQUE 5/04) ou un but plein de talent et de détermination (ESCP 5/03).
Ce jour là contre l’INSEEC (26/04) ERIC fit parler la poudre par deux fois …deux coups francs pleine lucarne de trente mètres !
Olivier R. un autre EFC si malchanceux cette saison (grave blessure au moment où il « explosait » en équipe première) était sur le banc en compagnie du coach. Certes le coach « lâcha une petite phrase » mais les regards échangés ne trompaient pas…le « Ballon d’Or » semblait se jouer de façon si évidente !
----------------------------------------------------« Toujours ERIC…Génie ! Génie ! Génie ! TA-ta-ta-ta-ta-ta…But ! But ! Nous voulons pleurer ! Dieu Saint ! Vive le football ! But ! ERIC ! ERIC ! Nous allons pleurer, pardonnez-nous ! ERIC, dans une frappe pure, dans le tir de tous les tirs, barillet cosmique, de quelle planète es-tu venu ? Pour laisser sur le chemin tant de douleurs, pour que l’ESSEC s’arrête, en criant pour l’EFC…ESSEC 2, INSEEC 2. ERIC, but, ERIC ! Merci, pour le football universitaire, pour ERIC, pour ces larmes, pour ce but… »-------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ces buts d’offrande, on a vu ça des millions de fois…
Le fait est que le désir de ces gestes ne s’émousse jamais. Comme s’ils renvoyaient, au plus intime de notre être, à je ne sais quelle catégorie platonicienne. Où à ce fond de religiosité que les messes ne savent plus flatter.
Oiseaux de proie et d’envergure, les aigles volent toujours très haut dans le ciel de destins souvent exceptionnels. L’aigle alsacien a aiguisé son bec et ses serres à la pointe des matchs les plus vénéneux. Plus connu sous le nom d’ERIC, il a étendu plusieurs fois ses ailes de géant dans ces stades de VERSAILLES, du Maradas et de PALAISEAU.
Hier le 26 avril 2007, fortune faite, il s’est joué la vie (le Ballon d’Or) comme à sa descente du nid, face à ces mêmes INSEEC, imposant, inquiétant…
Les champions ont toujours inculqué une plus juste notion du courage…
Il y eu cette finale du Critérium contre POLYTECHNIQUE où après un match énorme du numéro 5 bleu et blanc ERIC se fractura le nez après un sauvetage défensif grandiose. Fracture qui fit frémir tout l’EFC et semblait compromettre la gigantesque saison d’ERIC. Il faut croire que la chance n’abandonnera pas ERIC cette saison puisqu’il retrouva les pelouses très vite à l’occasion du T5B contre SPLIT !
……….Il reprit à son compte la savoureuse proposition de Jean ANOUILH dans l’Hurluberlu : « Les coups ne font pas mal. C’est une idée d’eux qu’on se fait. »
Reste que toute ville fortifiée a besoin d’un donjon, tout port de mer d’un phare, toute chorale d’un ténor.
La glorieuse certitude du sport : le champion, par essence, doit être incontestable, même si cette essence veut que sa suprématie soit sans cesse contestée par les autres.
Il est clair que le Ballon d’Or attribue au joueur une forme de prépondérance.
Par-delà l’évidente soumission au devoir collectif, c’est la capacité, la prise d’initiative, le courage, le travail, l’investissement, les efforts, la chance et le talent personnel qui finissent par établir la différence.
Le joueur et l’étudiant sont à l’origine et à la conclusion de tout.
ERIC : un Ballon d’Or où se complètent l’esprit de combat britannique, la rigueur technique latine, la fraîcheur scandinave et le tempérament batave.
« La gloire ne se donne seulement à ceux qui l’ont toujours rêvée » Charles de GAULLE.
ERIC Ballon d’Or 2007.
Fini donc d’entrer beau libero de 2007 au royaume des Ballons d’Or.
Tu es ces choses dont tes rêves sont faits !
Il est, comme on dit, entré vivant dans la légende.
Sa saison :
- 94 sélections
- 39 matchs en 2006-2007
- 9 buts
- 7,93 de moyenne en Championnat Ile de France 2 buts
- 8,00 de moyenne en Critérium 4 buts
- 8,13 de moyenne en Coupe de France 3 buts
- 7,50 de moyenne en Coupe de France en salle 2 buts
Ses grands matchs :
- PARIS DAUPHINE 8 Championnat Ile de France
- Ste GENEVIEVE 8 ‘’ 1 but
- POLYTECHNIQUE 7 ‘’
- ESTP 8 ‘’
- INSEEC 9 ‘’ 1 but
- HEC 7,5 ‘’
- PGSM .ESG 8 ‘’
- ESCP.EAP 9 Coupe de France 1 but
- ESTP 7 Critérium
- HEC 7 Coupe de France
- Ste GENEVIEVE 7 Critérium
- ESC REIMS 7 Coupe de France
- POLYTECHNIQUE 9 Critérium 1 but
- INSEEC 9,5 Coupe de France 2 buts
- ESCP, AUDENCIA, ESCEM 8 El. Coupe France Salle 2 buts
- Phase finale Nantes 7 Coupe de France Salle
Ballon d’Argent : Gaëtan BAUDRY
Gaëtan ou l’âme de l’EFC
Dans la Grèce antique l’on plaçait des pièces de monnaie sur les paupières des morts afin que ceux-ci puissent payer leur passage vers l’au-delà…
GAETAN n’a pas besoin de ce rituel puisqu’il est déjà devenu un immortel de l’EFC depuis si longtemps…
GAETAN, c’est un grand, un des plus grands milieu de terrain que l’EFC ait connu ! GAETAN c’est un étudiant qui habite littéralement sa statue !
Chaque jeudi c’est une ode qui descend des tribunes bleues et blanches vers le terrain…
Sur l’air de « Que sera sera » :
« Gaëtan BAUDRY, Gaëtan,
He’ll pass the ball forty yards,
He’s big and he’s fucking hard,
Gaëtan BAUDRY, Gaëtan”.
Quelle saison que celle de GAETAN!
FAUST voulait une jeunesse éternelle mais pour cela il fallait qu’il signe un pacte avec le diable…peut-être aurait-il fallu qu’il revête le maillot bleu et blanc !
Sur chaque photo de l’équipe qui va disputer « le » match GAETAN indique d’un signe de « pirate » qu’il est prêt à jouer.
A chaque action de jeu, il va donner une réponse brève, concentrée, sans forcer sa présence : il suffit à GAETAN d’être lui-même.
Plusieurs fois, il répète ce même petit signe de tête baissée pour nous inviter à voir son acharnement, et cela ressemble à un tic de musicien, on se tourne vers ses coéquipiers pour le lancer dans son solo, avec une légère opination qui signifie : à toi.
Nous n’avions aucune envie, face à lui, de brider nos cœurs de vieux groupies, au contraire, nous étions heureux de faire jouer encore le mécanisme qui nous pousse à attendre un nouveau match avec fièvre, à attendre un nouveau défi en se promettant une fête. Nous étions en dette, moi aussi.
Cet étudiant m’avait donné des moments de musique qui se confondaient avec des visages du passé. Je le regardais comme j’aurais regardé Didier DESCHAMPS, Emmanuel PETIT, Pierre LIBESSART ou Jérôme LOUSTEAU des « entertainers » qui nous ont rendu la vie plus belle qu’elle n’est !
« Je suis un champ de bataille » NIETZCHE
C’est dans la tempête que l’on voit les costauds.
GAETAN a un mental glacial. Il coule assez de glace dans ses veines pour couler un second TITANIC !
Le voir parcourir son côté gauche d’arrière en avant ou d’avant en arrière nous donne l’envie du surnaturel.
Son jeu, c’est courir inlassablement, récupérer, récupérer et offrir !
Il est fort possible que GAETAN incarne si bien « la salle des machines » de l’EFC pour retarder au possible l’heure de l’humiliation et de la mort pour l’équipe.
Son « je » c’est soumettre ses adversaires directs à une première pression à froid, d’en faire de la bonne huile d’olive.
Passer ses adversaires dans le tambour d’une machine à laver.
Chose extraordinaire, 90’ d’essorage !
Aucune minute accordée à ses adversaires pour qu’ils recouvrent leurs esprits, deviner où ils jouent, dans quel stade universitaire, quelle banlieue de l’enfer.
GAETAN a toujours été un modèle pour l’extraordinaire qualité de présence et de sang-froid qu’il conserve en toute circonstance, cette constante résolution chez lui de goûter chaque bon moment de la vie et de ne pas laisser l’adversité lui manger la soupe sur la tête. Un compagnon comme celui-là est une fortune dans un groupe.
Dans la civilisation égyptienne, qui ne fut pas la plus mauvaise de toutes, les morts gouvernaient les vivants.
Dans les pays anglo-saxons, où le sport existe depuis longtemps à titre d’instrument de culture, on ne connaît pas de meilleur moyen, pour mettre un événement en valeur, que d’en glorifier le passé, ses héros et leurs coups d’éclat, leurs plus émouvantes mésaventures.
GAETAN Ballon d’Argent 2007.
GAETAN un grand EFC, GAETAN l’ornement de l’EFC !
GAETAN le milieu classique EFC.
« Le dur désir de durer » Paul ELUARD…
C’est l’EFC de toujours !
Sa saison :
- 1er aux entraînements
- 114 sélections
- 37 matchs en 2006-2007
- 3 buts
- 7,69 de moyenne en Championnat Ile de France 3 buts
- 7,50 de moyenne en Critérium
- 7,38 de moyenne en Coupe de France
- 8,00 de moyenne en Coupe de France en salle 1 but
Ses grands matchs :
- PARIS DAUPHINE 7 Championnat Ile de France
- Ste GENEVIEVE 8 ‘’
- SUPELEC 8,5 ‘’ 1 but
- ESTP 8 ‘’ 2 buts
- INSEEC 8 ‘’
- HEC 8 ‘’
- PGSM.ESG 8 ‘’
- ESCP.EAP 7,5 Coupe de France
- ESTP 7 Critérium
- ISC 8 Coupe de France
- Ste GENEVIEVE 8 Critérium
- ESC REIMS 7 Coupe de France
- INSEEC 7 ‘’
- ESCP, AUDENCIA, ESCEM 8 Eliminatoires Coupe de France en salle
- Phase finale Nantes 8 Coupe de France en salle 1 but
Ballon de Bronze :
Fabrice ROUGIER
Fabrice, un EFC tout terrain !
Attaquant une moitié de saison, défenseur une autre moitié !
-Pour les attaquants qui se plaignent, ici ou là, de jouer seuls en pointe, d’y être abandonnés à leur propre sort, de manquer d’aide et, en plus, de devoir faire des efforts de replacement défensif ou de harcèlement sur le premier relanceur, voir à l’œuvre FABRICE constitue toujours une leçon salutaire.
-Comme si aucun ballon n’était inaccessible, aucune trajectoire imprévisible pour ce défenseur vif, acrobate, à la détente étonnante pour sa petite taille et au sens de l’anticipation exceptionnel pour intercepter comme pour relancer.
FABRICE : il ne fait pas beaucoup de bruit mais il abat un boulot incroyable, il est précis et sérieux !
Ce Ballon de Bronze sonne comme une consécration si méritée pour lui. Il faut dire que lors de sa première saison d’EFC en 2004-2005, FABRICE a joué en équipe réserve jusqu’à Noël 2004.
Il intégra l’équipe fanion - qui peuplait ses rêves - en janvier 2005 et sur-le-champ il en fut l’une des pièces maîtresses.
Cette farouche volonté de réussir libérera ce lion ou ce tigre resté trop longtemps en cage.
Tout est en place pour seller l’alliance du lion et du tigre, de l’éclair et de la flamme. Dès lors FABRICE ne quittera plus l’EFC 1 et jouera ses matchs avec un clavier de grandes dents d’un modèle qu’on ne fabrique que pour les Britanniques et certains fauves vivant à l’état sauvage en AFRIQUE ou en ASIE !
Force d’âme, pas de déprime, et cependant le vrai secret de FABRICE est une dotation de la nature qui le fait fonctionner à l’égal d’un athlète hors série.
Cette saison il joua attaquant pour les besoins du team, avant de reculer en défense. Mais c’était pour y avoir encore plus d’influence sur le jeu et sur le match à un poste dont il a élargi le registre.
Il possède beaucoup de caractéristiques, c’était un joueur remarquablement complet. Très au point physiquement, il possédait une technique assez moyenne bien que sûre, tant dans le registre défensif qu’offensif.
Il était perforant, intelligent (c’est peu dire !), solide, remarquablement constant dans ses performances, voyait bien le jeu et possédait un énorme mental.
Il fut un vrai leader, prêchant d’abord l’exemple dans tous les domaines du jeu, car il ne renonçait jamais ; il savait parfaitement s’adapter, il surveillait, assistait, intégrait, corrigeait et entraînait les premières années. Ce n’était pas un mince exploit pour ce « lutin » bondissant de devenir incontestablement un des patrons de l’EFC.
FABRICE possède la volonté de gagner, cette rage de vaincre et c’est cette foi qui lui a permis d’aller au bout c'est-à-dire vers la conquête de son Ballon de Bronze et de son entrée au Panthéon des plus grands.
Toujours humble, il ne reconnaîtra qu’à demi-mot qu’il a porté souvent à bout de bras l’EFC cette saison. De sa position reculée, il débloquera maintes situations, de sa position si ingrate de seul attaquant il trouvera l’énergie de réussir trois réalisations essentielles contre POLYTECHNIQUE, ESTP et INSEEC.
Rien n’est plus féroce que le cœur !
L’empreinte de FABRICE colle donc à cette année 2007.
Dons étonnant de ce petit bonhomme, à la taille et au poids réduits, qui tire justement sa force d’une légèreté, d’une vivacité, d’une détente et d’une vitesse de démarrage travaillées si souvent avec bonne humeur dans le froid glacial des entraînements hivernaux.
Il y a effectivement du « MICHEY MOUSE », avec son rythme endiablé, ses gestes nerveux et sa malice. Un FABRICE monté sur ressorts, en somme…
FABRICE met toujours son intelligence de jeu, son esprit d’équipe et son inlassable activité au service du collectif.
Trois ans après ses débuts, si l’on doit avoir de l’admiration pour FABRICE en Ballon de Bronze, c’est en premier lieu pour son engagement dans la voie la plus exigeante aux yeux des purs, la moins gratifiante aux yeux des gogos. Voilà de la grande et vraie noblesse de la part d’un jeune fier-à-bras si rempli de détermination. On a souvent trop de jambes pour avoir de l’esprit, ou bien de l’esprit sans des jambes à la demande, aussi faut-il toujours accueillir comme une grâce l’avènement d’un beau EFC qui a de l’un sans préjudice de l’autre.
FABRICE : il respecte mieux que personne les valeurs ancestrales de l’EFC qui sont la sueur, la générosité et l’humilité.
Pour en être là, à ce stade de sa carrière bleue et blanche, FABRICE a dû recevoir quelques-unes de ces grâces qui aident à faire d’un enfant un homme et d’un adolescent doué pour le jeu de football ainsi que pour les plus hautes études, un grand Champion. A moins qu’il ne soit, tout simplement, resté fidèle à lui-même.
« Chaque homme a trois caractères celui qu’il a, celui qu’il montre et celui qu’il croît avoir » BLANQUI.
FABRICE Ballon de Bronze 2007…il a épuisé sur lui l’éternité !
La vie des Ballondorisés nous rappelle
Que tout EFC peut rendre sa carrière sublime
Et laisser derrière lui, après le départ
Des empreintes sur le sable du temps.
« Le bonheur c’est de le chercher » Jules RENARD
Sa saison :
- 1er aux entraînements
- 94 sélections
- 34 matchs en 2006-2007
- 4 buts
- 7,31 de moyenne en Championnat Ile de France 3 buts
- 7,00 de moyenne en Critérium 1 but
- 7,10 de moyenne en Coupe de France
- 8,00 de moyenne en Coupe de France en salle 3 buts
Ses grands matchs :
- Ste GENEVIEVE 8 Championnat Ile de France
- POLYTECHNIQUE 7 ‘’ 1 but
- ESTP 8 ‘’ 1 but
- INSEEC 9 ‘’ 1 but
- HEC 7 ‘’
- PGSM.ESG 7 ‘’
- ESCP.EAP 7,5 Coupe de France
- ESTP 7 Critérium
- HEC 8 Coupe de France
- ISC 7 ‘’
- Ste GENEVIEVE 7 Critérium
- INSEEC 7 Coupe de France
- ESCP.EAP, AUDENCIA, ESCEM 8 Eli. Coupe France salle 2 buts
- Phase finale Nantes 8 Coupe de France Salle 1 but
ESSEC FC 2006-2007 :
- 4ème Championnat Universitaire Ile de France 1ère division,
- Vainqueur Critérium,
- 8ème de finale de Coupe de France (contre INSEEC 3-2),
- Finaliste Coupe de France en salle (ESSEC FC II) (contre HEC 0-4),
- 1/2 finalistes Coupe de France en salle (ESSEC FC I) (contre EFC II 0-1)
- 1/4 de finale Tournoi des V Ballons (contre ALGER),
- Tournoi à BARCELONE,
- Finaliste Tournoi UNILOG.
En 2006-2007 :
Philippe CAHUZAC a atteint 100 sélections en équipe première le 1er février lors du VARSITY 2007 HEC-ESSEC 1-0. (17ème calife)
Gaëtan BAUDRY a atteint 100 sélections en équipe première le 13 avril au Tournoi de BARCELONE. (18ème calife)
Arthur BERNARD MOTTIER a atteint 100 sélections en équipe première le 5 mai en éliminatoires de Coupe de France en Salle contre ESCP.EAP 3-0. (19ème calife)
Capitaine : Arthur BERNARD MOTTIER (113 sélections).
Meilleur Buteur de la saison : Eric LITZLER (94 sélections) 12 buts
Meilleur Buteur Championnat : Antoine ORNIERES (18 sélections) 7 buts
Responsable foot : Philippe CAHUZAC (116 sélections) et Arthur BERNARD MOTTIER (113 sélections).
Je rappelle que quand on gagne c’est ensemble.
Quand on perd, c’est ensemble, des joueurs au coach.
Les « GOALS » ESSEC sont plus importants que l’EGO.
Du plaisir, c’est ce que nous espérons pour cette nouvelle année 2008.
De l’ivresse, de l’émotion, du sérieux. Comme devant un verre, comme devant une femme.
Et que le meilleur soit couronné fin 2008 mais à l’ESSEC FOOTBALL CLUB la star…c’est l’équipe.