Dia 1: Jeudi, le depart est prevu a 22h en bus vers Iguazu et ses fameuses chutes. Mais coup de théâtre, déjà, je décide de rester au lit ce jeudi afin de m'envoyer un gros sushi a volonté avec Olivier et de prendre le bus vers 16h pour arriver bien plus tôt a Iguazu.
{Dia 0: Anniversaire d'un jeune homme en ecole de commerce dans la region d'Ecully, resto champagne vin puis sortie en boite retour vers 3h apres avoir chamouché des ESC Dijon et avoir suffisament bu pour être saoul et décider de manquer le jeudi.}
Dia 2: Apres 18h de bus, quelques films visionnés et listo, nous arrivons á Iguazu. 32000 habitants. 32º. 320% d'humidité. La ville 32 en somme. Le fait marquant de cette journée sera le match France Irlande vu alors que certains prenaient le train a quelques kilometres de là, dans le bistrot de la gare routiere d'Iguazu sur ecran geant. Rien d'extraordinaire par la suite.
Dia 3: Le samedi nous attendaient les chutes d'Iguazu, où je réalisai mon premier fait d'armes, payer le prix argentin et non pas touriste europeen apres 5 minutes de negociations, soit 14 pesos au lieu de 40. Et comme si l'eau des fameuses cataratas ne suffisaient pas, le trop plein d'humidité du ciel du nord de l'Argentine se déversa ce jour-là sur nos têtes sous forme de pluie tropicale de 9h a 13h30 sans arrêt. Bien trop pour mes Asics, inadaptées, quoique fort stylées. Mais j'avais pris le minimum. Les chutes sont incroyables. Il suffit de se poser devant, sur les differentes passerelles amenagees, pour completement rester bloqué. Certains accés mènent au pied de certaines chutes, ou même au sommet, comme l'accès à la Gorge du Diable, la plus impressionante. 80 metres, un enfer, aucun autre mot pour décrire la puissance et la majestuosité de la nature. La premiere etape fut indescriptible, magnifique, somptueuse. L'activite du soir ne merite meme pas d'etre relatée tant elle parait insignifiante face à ça.
Dia 4: Seul transport pour l'instant prévu, l'avion jusqu'à San Carlos de Bariloche. Le reste devait se faire au fur et à mesure. L'arrivée nous ébahit. Une sur activité due a une fete etudiante, et des paysages tres similaires a ceux de la Suisse, pays ou je n'ai jamais ete. Mias c'est ce qu'on m'a dit. La capitale de la region des 7 lacs est au pied d'un lac de 100 km de long, entouree par des montagnes a 270º. Impressionant de nouveau, surtout avec un temps magnifique. Une visite de la ville nous a par ailleurs permis de bien constater que les chicas y sont tres moches.
Dia 5: On decide de profiter du soleil pour monter avec un telepherique a 1400m d'altitude, juste au dessus de la ville, et donc du lac, pour un panorama a 360º la encore magnifique. Les paysages evoques le jour precedent sont optimises en gestion grace a plusieurs heures heures d'observation et un picnic bien franchouillard a base de saucisson. Mais la encore, le soir, pas de folies, pas de sortie tardive, peu d'alcool, simplement une bouteille de blanc autour d'une fondue merveilleuse, et improbable quand on voit qu'il y a 2 jours on avait 27º de plus. Et oui Bariloche est nettement plus au sud, mais nous ne faisions qu'entamer notre descente vers la fin du monde. A noter, apres une ville fantome a Iguazu, plus d'activite, de civilisation, et un depart l'apres midi meme vers Puerto Madryn en bus apres avoir fait planifier notre voyage par un agent dont c'est le metier (et visiblement de nous entuber de 500 pesos chacun aussi).
Dia 6: Arrivee donc a Puerto Madryn, ville qui sera quittée le soir même a 23h. On part en bus vers un spot d'observation de baleines, les fameuses, majestueuses, et joueuses maitresses des baies de la region. Mais la, comme on est quand même des rebelles qui rejettent l'activite de masse, et qu'on n'a plus d'argent, on decide de ne pas faire l'excursion a 50 dans un petit bateau avec plein de vieux pour aller pres des baleines. On a rencontre dans le bus un roots francais avec qui on s'aventure par un chemin fou vers une pointe qui s'avance sur la mer pour observer de pres les baleines.
Sans voix. Un tete a tete avec un truc enorme pendant 30 min, la baleine qui fait sa parade, tranquille, mais si vous n'avez jamais vu de baleines, c'est quelque chose qu'il faut faire _ si vous en avez l'occasion bien sur. S'ensuit une petite balade avec nos sacs a dos, et la face a cette communion avec la nature, Olivier et moi avons la meme envie: faire caca. Il va derriere un buisson, je me pose sur une falaise face a la mer la ou on a vu cette baleine enorme. Je fais caca, et la je n'ai meme pas eu a utiliser les mouchoirs que j'avais par precaution, c'etait parfait. Un moment de communion comme ca avec la nature, c'est pas tous les jours que ca vous arrive. Apres quelques problemes pour retourner au bus (escalade par une corde rendue difficile par la maree montante, on avait de l'eau jusqu'aux genoux _ eau a 5º bien sur _ et c'etait pas facile quand meme), le retour est marque par la 1ere tole seulement du voyage, qui nous fait bien rigoler dans le bus.
Dia 7: Arrivee a 5h a Comodoro Rivadavia. Depart a 9h30 en avion vers Ushuaia, "el fin del mundo". Enfin en avion, je dirais plutot dans une petite boite, avec 42 places, 1 helice de chaque cote de l'habitacle, le tout en 5h, 3 escales, a une altitude tres faible qui nous permet d'effectuer des prises de vue superbes de la pampa, la Patagonie, et des paysages montagneux des Andes depuis les premieres loges. Le 1er jour a Ushuaia est comme d'habitude consacre a une breve visite de la ville, avec notamment la visite du Musee maritime et de l'ancien penitencier, dont l'architecte s'est visiblement beaucoup inspire de Prison Break pour creer tout ca.
Le soir, nouvelle mine, avec 2 argentins qui decouvrirent le jeu du doigt ce soir la; on apprendra plus tard que l'un d'entre eux portait un faux nom et n'a pas rembourse les 50 pesos qu'il devait a l'autre, il a fui sans crier gare. On est meme alle dans un bar a putes, on est rentre, Olivier et moi on a baddé, ils nous ont dit, vous etes sur que vous voulez pas rester, on a finalement bougé (dans le bar a part nous il y avait 20 putes et un vieux pervers). L'autre allait venir le lendemain avec nous au Parc National d'Ushuaia pour faire une randonnee sur un sentier en foret. Olivier lui propose donc de venir dormir dans notre chambre pour qu'on se reveille ensemble et parte le lendemain matin au parc. Mais je vous l'ai dit au debut, Olivier parle la nuit, et n'est pas homosexuel. L'autre est bi, etait saoul, et quand Olivier a parle pendant la nuit, il a voulu se caler a cote de lui sur son lit. Olivier l'a eclate enfin en paroles du moins, l'autre a rien compris et est retourne se coucher. Il s'appelait Rodolfo en plus.
Dia 8: On va au parc national avec Rodolfo, et on en paie pas l'entree, tels des Argentins. Mais le temps est mauvais, froid (on est quand meme a quelques dizaines de km de l'Antarctique, dans la ville la plus Australe du monde). Mais le sentier se revele incroyable. Ce n'est pas la puissance naturelle des chutes d'Iguazu ou l'imposante taille des baleines de Puerto Madryn qui nous sidera, mais la simple beaute et purete de la nature. Rien ne pollue. Tout est beau. Et quand on arrive sur la cote, on a l'impression de vraiment etre au bout du monde. On sait que l'Antarctique est proche, tout proche. C'est tout simplement ressourcant et naturel. Oui mais voila, les conditions climatiques sont deplorables, ou en tout cas l'ont ete la nuit precedente. Et mes Asics, inadaptées quoique fort stylées, ont bien du mal dans la boue et partent plusieurs fois en cacahuete. C'est a que l'on croise 2 petites jeunes, a mi chemin, visiblement allemandes ou quelque chose comme ca, avec qui on echange quelques mots sur la difficulte et la duree du secteur restant a parcourir a chacun. Ce detail aura son importance. Ce sont les seules personnes que nous avons croisees en 4h de marche dans la nature, ce qui renforce bien sur la sensation de plenitude qui etait la notre durant cette balade champetre. Et que dire du feu de bois au refuge au bout du chemin. La soiree fut plutot sage.
Dia 9: Depart en avion pour El Calafate, notre derniere etape, dans le meme avion pitoresque que precedemment. La encore le 1er jour sera consacré a une decouverte de la ville. Sans evenements ou monuments notables. On a simplement retrouves des Francais croises a Ushuaia, dont un est le parfait sosie de Frederic Roux. Dans notre chambre a 4, 2 Israeliennes, pas mal, mais une conserve tout de meme un appareil dentaire qui fait pas plaisir. Cela nous etonne d'autant plus quand on apprend qu'elles rejoingent l'armee dans 2 semaines et pour 2 ans. Comme beaucoup de petits Europeens, on ne savait pas que les mecs devaient faire 3 ans d'armee et les filles 2 la bas. D'ailleurs si ca se trouve un homonyme de ce pays bien connu de nous ne serait peut etre pas en stage mais en mission secrete qui sait?
Dia 10: Un des faits marquants de notre voyage, le Perito Moreno, un des glaciers les plus beaux du monde. 60 metres de haut, 14 km de rofondeur, 1 a 2 km de large. Incroyable. Des blocs de glace se detachent tres frequemment, tombant de 30 a 40 metres de haut dans l'eau. Quel dommage que le temps ait un peu gache cette journee. Froid, vent, pluie, brouillard, qui se leverent au fur et a mesure que la journee avancait. Avec a la cle le prix argentin paye, 10 au lieu de 30 pesos, soit la 3eme fois sur 4, et tout ca sans document officiel, juste avec une carte de securite sociale de ma boite. Au retour le soir, on rencontre ds Israeliens, cette fois ayant fini leur service de 3 ans, et achetant beacoup de Ballantine's car bien moins cher que chez eux (et chez nous). On finit donc saoul, avec un couple de Francais avec qui on avait passe la journee.
Dia 11: Le principal objectif de a matinee (euh de la journee) est le rugby. Mais les Argentins se la touchent tant qu'ils ne mettent pas le match de la France pour faire un gros avant match d'Argentine Irlande. Au final, on se retrouve saoul a 14h, donc sieste, puis pas grand chose, si ce n'est du vin, de la biere, et du Ballantine's avec les Israeliens. (J'exagere un peu on a pas fait si peu de choses mais bon)
Dia 12: Le jour du retour. Rien d'extraordinaire jusqu'au retour a l'aeroport. Un bordel sans nom. Vol retarde, puis annule, puis on vous reporte sur un autre avion, puis non, puis si. Puis si c'est pas possible vous dormez ici et vous rentrez demain a Bs As. J'ai donc foutu la merde, en gueulant. En attendant de voir ce que ca donnerait. En attendant on a joue au poker avec les Israeliens encore eux. Et surtout 2 demoiselles nous ont parles. Une Allemande et une Autrichienne. Les plus perspicaces d'entre vous le voit deja venir (et les plus courageux parce que pour arriver jusque la chapeau!), ce sont les 2 filles qu'on a croise sur le sentier au bout du monde, a Ushuaia. J'ai reconnu les yeux de l'Allemande. On parle on s'entend bien tout ca. Elles ont un vol le soir a 20h. On espere etre reverse sur ce vol. Je leur propose bien evidemment de venir dormir dans mon appart, car elles n'ont pas de pied a terre et partent le lendemain a Cordoba. Mais on n'a pas de place dans l'avion. Au dernier moment 5 places se liberent. Un couple avec une petite fille, et nous, juste parce qu'on a rale je pense, alors qu'on s'etait resigne a dormier a El Calafate. On abandonne nos potes Israeliens, mais on retrouve les 2 germaniques trop contentes de nous voir.
Arrivee a Bs As a 2h, puis chez moi. C'est la que je decide unilateralement de tomber amoureux de l'Alemande vers 3h du matin, alors qu'elle me faisait timidement du pied sous la table, et qu'elle part finalement a 5h30 pour prendre son bus avec sa pote. Pourtant l'Allemande, Verena, est une beaute qui ressemble Aryen. 1m75, cheveux blonds comme les blés, yeux bleus comme un oiseau bleu. Finalement elles partent, elle a mon numero, mon skype, mon mail, j'ai tout sauf le numero, mais je pense que je ne suis deja plus amoureux, parce qu'il est 6h du mat, et que je bosse theoriquement 2h30 plus tard. Je dors donc 2h et vais travailler.
Ce fut long, mais je suis arrive au bout. Les photos que je mettrai bientot a votre disposition devraient plus vous faire profiter des paysages et des baleines.
Je finirai simplement:
Si vous pouvez, allez en Argentine. Et si non, allez y quand meme.