Déjà 10 hommes à Nantes, on attend les 10 autres...
mardi 15 avril 2008
Certes, voyager à Nantes au mois de mai est devenu une habitude pour l’EFC ces dernières années. Certes, l’ambition fixée cette année par les « anciens » n’est pas uniquement de jouer à Nantes, mais aussi de gagner le trophée !
Encore fallait t’il que les EFC franchissent le cap périlleux de ces éliminatoires, face à de valeureux adverses : l’EM Lyon, l’EDHEC ou encore d’autres adversaires, disons, pleins de fougue : l’IESEG.
C’est donc avec sérénité mais détermination, calme mais détermination, décontraction mais détermination, que l’EFC abordait ces rencontres en salles dans le Gymnase de l’ESSEC. « On est chez nous ! » Encore fallait il le montrer !
Les mines joyeuses s’approchaient une à une du BDS, mais personne ne s’y trompait : aujourd’hui, l’EFC se devait d’être grand !
Après que l’entraîneur JEAN-MI eut prodigué ses derniers conseils, insistant particulièrement sur le jeu collectif, la patience, et l’intelligence de jeu, il livra ses pronostics, qui ne demandaient qu’à être améliorés par ses joueurs : « gagner 1-0 c’est bien, souvent, cela ce joue dans les toutes dernières minutes ! »
Appliquant à la lettre les consignes du coach, ce furent LAWRENCE, DAMIEN, GAETAN, NICOLAS et JOHN qui se lancèrent les premiers dans le grand bain du grand gymnase, avec un balle colorée taille 3 de plusieurs kilos, visiblement le type d’engin utilisé dans les compétitions en salle, allez savoir pourquoi…
L’EM Lyon n’allait en tous les cas pas tenir longtemps… Face au jeu rapide et chaloupé des EFC, les lyonnais semblaient avoir du mal à digérer leur voyage matinal, malgré toute leur bonne volonté. DAMIEN l’intraitable, se plaçait en chien de garde de la moitié de terrain EFC et le leur fit rapidement comprendre : « No trespassing ». Certes, il se contenterait de rester derrière la ligne du milieu, mais tout adversaire franchissant cette fameuse ligne s’exposerait à un danger immédiat d’Enorme taquet… Le grand LAWRENCE allait il manquer de travail aujourd’hui ? Cette base défensive solide allait en tout cas laisser le champ libre à un trio d’artistes : NICO, qui semblait avoir absorbé quelques breuvages magiques la veille tant il se trouvait en état de grâce, ce qui lui permit d’inventer de nouveaux dribbles presque à chaque ballons touchés ; JOHN le solide et valeureux capitaine positionné à la pointe de l’attaque et qui labourait subtilement la défense adverse rapidement écoeurée à l’aide de son rateau magique, et bien sur, l’incroyable GAETAN, qui s’était apparemment fait greffé un poumon supplémentaire durant la nuit, tant il semblait survoler le terrain. Il ne fallu donc que quelques minutes aux EFC pour trouver le chemin du but : ARTHUR et OLIVIER S. rentrés en jeu apportaient rapidement leur pierre à l’édifice, et après un très beau mouvement collectif EFC et une passe avisée d’OLIVER S., c’est ARTHUR qui venait titillier le montant droit de la cage lyonnaise d’une frappe puissante de l’intérieur du pied : la balle ressortait du but, mais John se trouvait en position idéale de renard des surface pour reprendre victorieusement la balle qui s’égarait : 1-0 ! Il ne restait plus qu’aux EFC qu’à tenir le score… Mais ils firent bien plus que cela : OLIVIER S. et ARTHUR continuaient de peser avec beaucoup d’insistance sur la défense adverse, qui n’allait pas tarder à rompre de nouveau sous leurs coups de boutoir… Et c’est DAI, véritable magicien des salles, qui allait par deux reprises crucifier les lyonnais : deux buts venus DAIlleurs, d’ailleurs, ils allèrent tellement vite qu’on a pas eu le temps de les voir et/ou de s’en souvenir : tout juste pouvait-on voir les filets trembler derrière le gardien lyonnais : l’éclair DAI était passé par là, passant au passage toute la défense en revue, pied droit, pied gauche, a quoi bon essayer de lui prendre la balle devaient se dirent les malheureux lyonnais... La seconde période vit l’entrée en jeu des jeunes et prometteurs Antoine R et Fabian, plein d’allant et d’envie, et qui apportaient toute leur fougue : mais jouer au foot en salle, c’est comme faire du parachute après avoir sauter à l’élastique, ou manger du sucré après du salé, enfin bref, c’est pas pareil quoi, et ils allaient aussi s’en rendre compte... Le dernier but lyonnais fut anecdotique, les EFC un peu trop portés sur l’offensive se découvraient en fin de rencontre, laissant à Lawrence, comme d’habitude impeccable dans ses interventions un défi impossible à relever face à deux lyonnais. 3-1 : ce premier match était en tout cas de très bonne augure pour la suite.
Ce furent ensuite les lillois de l’EDHEC qui se présentaient face aux EFC, dans un match couperet : malheur au vaincu, surtout si il s’agissait des lillois en fait… Et, contrairement à l’année passée, les nordistes n’allait pas pousser la chansonnette, manque de moyen face à la technicité EFC, manque de whisky et de coca aussi.
L’ESSEC allait fondre sur ces adversaires comme un glaçon dans un café crème : imprévu et débordant ! Certes, l’ouverture du score fut lilloise, mais après quelques petites hésitations de l’EFC, DAMIEN remit les siens en selle : au risque de mettre en péril sa propre place sur le terrain, il décidait de désobéir aux consignes fondamentales du coach, et franchissait allègrement le milieu de terrain, jusqu’à aller tacler la balle dans le but adverse, après un une deux, il faut le dire, très astucieux avec FABIAN, fraîchement entrée sur la dalle. DAMIEN avait profité du fait que JEAN-MI eut le dos tourné quelques secondes pour nous planter son petit but, et se replacer vite fait en défense, sifflotant comme si de rien n’était… La suite allait pousser les lillois dans les oubliettes :
Les cadres de l’attaque allaient faire parler la poudre : ARTHUR, JOHN et OLIVER S. se livraient une compétition de dribbles et crochets, et distillaient d’intelligents ballons aux quatres coins du terrain, avec en prime un très beau but pour ARTHUR, même si on s’en souviens plus exactement, là encore, tout est allé tellement vite.
GAETAN continuait son marathon, et ponctuait ses courses ininterrompues de quelques buts, deux pour être précis : imprenable, tout simplement. Imprenable. DAI quant à lui continuait ses tours de passe-passe, dribbles incompréhensibles pour tout adversaire normalement constitué, et deux buts de plus à son actif. Le très talentueux ANTOINE R. allait lui aussi se joindre à la fête : après un match solide en plein coeur de la défense EFC, il frappait un coup franc plein de détermination, qui transperçait les yeux du gardien lillois, et de toutes autres personnes qui aurait pu se trouver dans le gymnase à ce moment. 7-2, autant dire qu’un score pareil tient de l’impossible, et pourtant, c’était bien le score à la fin du match !
Ce fut enfin les jeunes et fougeux isegeois qui décidaient d’affronter l’EFC, pensant peut être naïvement avoir encore une carte à jouer… Les EFC allaient rapidement leur montrer le chemin de la sortie, qualifiant au passage leurs amis de l’EM Lyon, supporters de circonstance. LAWRENCE veillait au grain et continuait de s’interposer avec vigueur sur les frappes à distance, pleines d’espoir mais aussi pleines de stupidité tant elles étaient du pain béni pour notre gardien qui semblait pouvoir tout arrêter les yeux fermés. DAMIEN continuait imperturbable ses énormes taquets en défense, et NICO tentait avec succès un double défi : mettre plus de taquets que DAMIEN, et plus de dribbles que les artistes de devant. ANTOINE filait aux quatre coins du terrain, et gagnait comme à son habitude tous ses duels face à des adversaires qui semblaient être fait de carton pâte tant il se faisaient dégommer de partout… OLIVER S. se positionnait une fois de plus en pilier inébranlable de l’attaque, et se transformait en passeur à de multiples reprises, montrant la voie aux EFC. ARTHUR une fois encore, claquait son but avec une facilité déconcertante, imité une fois encore, par, on ne les présente plus, GAETAN et DAI, les fous du terrain. Quant au tout jeune FABIAN, il allait démontrer qu’il pouvait aussi marquer comme ses petits copains, deux buts pleins de sang froid et d’opportunisme et plein d’autre truc encore, entre les jambes du gardien, surtout le deuxième. JOHN pouvait diriger avec fierté ses troupes tout feu tout flamme, et allumait la dernière étincelle : deux dernières actions crochet/rateau formidables mettant le gardien adverse et sa défense complètement dans le vent, mais ne trompant pas la vigilance du poteau. Mais on n’empêche pas impunément JOHN de marquer son but, et c’est donc en bon capitaine qu’il allait finalement clôturer la mise, inscrivant son deuxième but qui raisonnant comme un point d’orgue dans les entrailles du gymnase : 6-2.
L’EFC fut magnifique aujourd’hui, et c’est pour cela qu’on s’envoie des fleurs depuis 10min. Pourtant c’est un tout autre défi qui les attend à Nantes… Surtout, le voyage ne sera magique que si les supporters du jour ANTOINE O. et OLIVER R. emmènent une equipe de plus vers les sommets ce jeudi, à HEC. Le défi s’annonce encore plus relevé pour eux, mais on sait qu’ils ne se rendent pas à Jouy en Josas pour plaisanter… Avis aux amateurs !
Let’s go Nantes EFC, this is OUR cup!



