AVEC DU TRAVAIL, IL Y A DE QUOI ESPERER
La performance globale de l’EFC lors de cette belle après-midi d’Automne donne vraiment des raisons d’y croire. « On a vu des bonnes choses » confiait Jean-Mi à l’issue de la victoire finale, et même de chacun des matches. Mais attention ! Remporter, certes de belle manière, un tournoi amical face à des équipes toujours en rodage est loin d’être une garantie de succès pour la saison, et inversement (la démonstration en a été faite l’an passé par cette même équipe de l’EFC).
L’ESSEC, arrivé quelques minutes seulement avant le début des épreuves, assista à la première rencontre du groupe des Ecoles de Commerce depuis le bord du nouveau terrain, en contrebas du terrain de rugby, sur une pelouse de bonne qualité quoiqu’un peu trop haute et surtout un terrain aux dimensions règlementaires ! Comme quoi, tout arrive…
Pendant cette première rencontre fut prise la traditionnelle photo d’avant match par une jeune ESSEC, qui figure par ailleurs dans les archives photographiques de l’entraîneur de l’EFC depuis cette même après-midi (« Et ouais elle est là pour 4 ans ! »). La première rencontre parut un peu lente, manquant de rythme et de contac(t), pour un score tristounet de 0 à 0 et une victoire aux tirs au but de l’ESCP 2-1 dans une épreuve de mort subite. A noter que c’est Capou qui a manqué le tir au but pour HEC. L’EFC se préparait donc à affronter HEC, qui jouait son deuxième match de suite puisque le règlement stipulait que l’équipe qui perdait le premier match devait rejouer tout de suite. Comme quoi, tout arrive…
Bon début de match de l’EFC face à HEC. Une équipe bien en place tactiquement, avec :
Guillaume
Jérémie
Damien Jean Olivier R
François
Paul Anthony
Nico
Sébastien Louis
L’EFC en place dominait son hôte du jour, incontestablement, qui n’était pas avouons-le à son tout meilleur niveau, mais qui offrait une opposition digne tout de même d’une équipe de première division. Les premières frappes vinrent du côté EFC, mais sur un contre, HEC obtint un corner et fut à deux doigts d’ouvrir le score sur une tête piquée non cadrée. Et sur une remontée de balle rapide, Sébastien put lancer Louis qui devança son défenseur à la course et alla se présenter seul devant le gardien josacien. Plat du pied, 1-0. L’EFC entamait bien le tournoi. Il restait encore un bon quart d’heure dans le temps règlementaire. L’EFC ne lâchait pas son pressing, sous le soleil du plateau de Saclay, et continuait à mettre en difficulté HEC grâce à plus d’engagement comme le montra le nombre de duels remportés par François devant Capou. Et François justement, alors que le ballon circulait bien à l’orée de la surface de réparation d’HEC, plaça une frappe enroulée du gauche absolument imparable dans la lucarne du gardien. 2-0, 10 minutes à jouer, les choses semblaient bien engagées. Pour l’anecdote, Louis céda sa place à Antoine pour avoir pris un ballon dans les testicules peu après ce deuxième but. L’EFC connut un petit instant de relâchement dont profita HEC pour inscrire un but de la tête sur un centre au second poteau. L’arbitre siffla finalement la fin du match après une dizaine de minutes d’arrêts de jeu. Profitons-en pour signaler que les matchs devaient durer 1x25min, et qu’en poule nous jouâmes 30min, contre 25 en finale. Comme quoi tout n’arrive pas…
Alors que les HEC, dépités, retournaient déjà dans leurs chambres retrouver le confort de leurs nounours en peluche, l’EFC et l’ESCP s’affrontaient pour cette finale du groupe, avec Louis dans les buts (ça fait vraiment mal), Guillaume à la place de Paul, et Adrien et Antoine devant, Sébastien regagnant le banc. Là encore, le début de match fut encourageant. Une équipe bien en place, très rarement prise en défaut derrière, avec des « vagues blanches » qui déferlaient sur les joueurs de l’ESCP un peu débordés. L’EFC ouvrit le score rapidement et logiquement sur coup de pied arrêté. Corner d’Anthony, repris à bout portant par Adrien puis par Nico pour le 1-0. Là encore, les blancs ne lâchaient pas leur pressing. Et cela allait payer. Sur un ballon côté gauche, Adrien (me semble-t-il) lança Antoine qui devança la sortie du gardien de l’ESCP. 2-0. Mais cette fois, pas de relâchement de la part des blancs. Une seule grosse occasion pour l’ESCP, qui vient d’un pressing un peu moins rigoureux de l’attaque. Le décalage était créé, mais l’EFC s’en tira bien. Si je ne commente que peu la prestation de la défense, c’est qu’il n’y eut pas grand-chose à dire, si ce n’est qu’elle a bien fait son travail. Damien en profita même pour s’essayer à deux ou trois montées sur le côté droit qui créèrent un surnombre et des situations intéressantes. Et finalement, à 15 minutes de la fin du match, Adrien, bien décalé par Nico, allait ajouter son but, une belle frappe de l’entrée de la surface dans le petit filet. 3-0. Paul remplace Anthony pour la fin du match, et les blancs s’acheminent tranquillement vers la finale face à l’équipe des Ponts et Chaussées.
Pour la finale, on reprit la composition du premier match, avec Adrien titulaire à droite à la place de Paul. Le match fut globalement bien maîtrisé encore une fois. Certes il y eut des petits manquements, des duels pas assez engagés, mais l’EFC semblait affirmer sa supériorité du jour. Sur une passe acrobatique de Nicolas, Louis marquait de la tête son 2ème but de la journée, plein d’opportunisme face à la petite taille du gardien adverse. L’EFC continua à se créer des situations dangereuses sans être vraiment inquiété, si ce n’est sur une frappe brillamment repoussée par Guillaume. Paul remplaça Adrien, puis Antoine remplaça Paul, Sébastien passant sur le côté droit. Toujours dominateur, l’EFC se fit surprendre sur coup franc direct à une minute de la fin du match, une lucarne imparable marquée par un des nombreux étrangers de l’équipe des Ponts. Il fallait l’emporter aux tirs au but, avec une mort subite dès le premier tir. Le joueur des Ponts s’élance, Guillaume repousse, et met un peu plus la pression sur Salam et Lawrence. Louis transforme son tir au but malgré La Statistique, et l’EFC remporte le trophée Gaz de France.
Si les blancs ont livré 3 bonnes copies ce jeudi, avec des beaux mouvements, une équipe bien en place, et de la volonté, ne nous leurrons pas. Le travail à accomplir est encore important. Inutile de reprendre la prestation de chaque joueur un par un, chacun sait qu’il a manqué de rigueur sur tel ou tel pressing, de précision sur telle ou telle relance, qu’il a tardé à lâcher tel ou tel ballon, qu’il aurait pu mettre plus d’envie dans tel ou tel duel. Chacun sait le chemin qui lui reste à parcourir pour atteindre son niveau de forme optimal. Les prochaines rencontres feront 90 minutes. Il faudra tenir la distance.
Antoine O.