Après une belle victoire 3-0 sur l'ESCP, l'EFC a assuré son titre de champion vis-à-vis de Dauphine. Le coach de Dauphine nous aurait dit qu' "ils n'avaient pas gagné avec assez d'écart". Visiblement, il ne savait pas qu'ils avaient un point de pénalité...

On fête ça dès ce soir au chinois des Touleuses, puis au Foy's, avec la présence exclusive de Jean Reynes...

Un beau matin du mois de février 2009, l’EFC quittait sa province natale pour le stade Olympique de la Courneuve, le coeur léger et le bagage mince, mais malgré tout avec un jeu complet de maillot, et une ambition : conquérir Paris.

Ce jour n’était pas tout a fait comme les autres : ce jour pouvait donner a l’EFC une nouvelle étoile, et a cette génération montante bercée par le souvenir de ses illustres aieux, une première forme de consécration.

L’EFC s’est donc lance corps et âmes dans ce match contre l’ESCP, a la conquête de son titre d’Ile de France, avec humilité et détermination, sagesse et fermeté, sérénité et fortitude, force, courage et bravoure, enfin presque tout en fait.

Sous les yeux du ballonné d’or Eric Litzler, la toile EFC se tisse, et son emprise sur le jeu grandie au fil des minutes.

La défense implacable se dresse comme un fier rempart de brutes aux cœurs tendres, LAWRENCE - DAMIEN - OLIV - TIBOR - FRANCOIS et met en échec chaque pénétration adverse. Le milieu imprenable irradie le stade de son savoir-faire : ANTOINE R. - JULES - ETIENNE - ARTHU tamponnent avec vigueur et relancent avec justesse. Tandis que l’attaque impertinente, LOUIS, FABIAN s’excite sur quelques envolées lyriques. Les valeureux ANTOINE O., CYRIL, GUILLAUME, ADRIEN, PAUL bouillonnent tels des apericubes, prêts a bondir dans la marmite…

Et c’est rapidement et fort logiquement que l’EFC va trouver la faille, sur un corner excentre (inutile de m’insulter, il existe bien des corners plein axe c’est juste inconnu du grand public) botte par ARTHU. ETIENNE s’élance, cartonne comme a son habitude deux trois vis-à-vis et place une tête arrière magnifique trompant toute la défense adverse. FABIAN qui passait par la et craignant les vicissitudes du poteau et des défenseurs adverses pousse la balle au fond, du droit, profitant de son ambidextrite.1-0.

L’EFC poursuit son devoir, et chaque seconde défile comme un écho du travail accomplie jusque la : les entrainements dans la neige, les pompes dans la boue, les abdos sur la plage, les coquillages, les crustacés, les Mac Do sans frites, les séances vidéo au Don Gio, les veilles de match sans pates ni rideau (ou l’inverse), l’austérité des séances de récupération au Foy’s… Khalil Gibran le savait depuis longtemps : «nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit », l’EFC le sait aussi.

Les blancs poussent et oppressent leur adversaire, LAWRENCE donne de la voix, et des pieds et des mains, tandis que REBAL et JULES grigrittent sur leurs cotes. DAMIEN dont la fonction oblige un certain sérieux se charge d’imposer le respect aux adversaires, accompagne de ses valeureux soldats taillés dans le roc de la falaise d’Etretat : TIBOR et FRANCOIS. Et c’est grâce a cette base solide que la béchamel du milieu va prendre a nouveau : sublime mouvement cote gauche emmené par le virevoltant ARTHU, dont le style fluide a l’eau claire non alcoolisée n’est pas sans rappeler celui de Ruud Gullit. Apres avoir promené quelques adversaires dans les jardins de la Courneuve, il transmet a ANTOINE R. : Le génial Yorgos Karagounis ratisseur de ballon de l’EFC a profité de son stage au pays de Roy Keane pour travailler sa poésie : il décoche une mine des familles des 30metres, mi-hauteur. 2-0. C’est l’imparable logique EFC.

ETIENNE impose avec fermeté et en toute légalité son pouvoir sur le flanc droit mais lâchement blesse (une flèche venue de l’arrière) il cède sa place a GUILLAUME, qui administre avec bravoure et rigueur les terres droites de l’EFC. Moultes assauts continueront de jalonner cette première mi-temps, emmenées notamment par la fusée a fission sismique nouvelle génération LOUIS : l’EFC sort vainqueur de cette première bataille.

C’est avec cette même volonté que l’EFC entame la seconde période, recevant bientôt les apports des frais gardons ANTOINE O et ADRIEN, qui passent les vitesses : 4eme, 5eme, et même 6eme ! Des assauts nombreux brisent le silence de la nuit lourde et assourdissante et teintée de soleil. La Courneuve se découvre une nouvelle cour, et de nouveaux seigneurs. Cet EFC version 2009 ressemble a s’y méprendre a l’équipe de Grece championne de 2004, qui elle-même ressemblait déjà a s’y méprendre a celle des Pays-Bas championne de 1988 qui ressemblait d’ailleurs déjà beaucoup a son adversaire du jour de ce 25 juin 1988 a l’Olympiastadion de Munich : l’incroyable équipe de Russie. Et oui, il y a un peu de tout ca a l’EFC. LAWRENCE, sorte de Rinat Dasaev des temps modernes, Damien le Michalis Kapsis du flanc droit, Oliv le Danny Blind du flanc gauche, FRANCOIS et TIBOR les Traianos Dellas et Ronald Koeman du centre. JULES et ETIENNE les Zisis Vryzas et Franck Rijkaard du milieu, FABIAN et LOUIS les Dimitrios Papadoloulos et Marco Van Basten des avants postes (Grooooosse pression Louis  :). Sans oublier Ruud Gullit et Yorgos Karagounis, sans oublier aussi ANTOINE O-Belanov,  CYRIL, GUILLAUME ADRIEN et PAUL qui reforment le quatuor magique d’antan Berry Van Aerle - Arnold Muhren - Jan Wouters - Adrie Van Tiggelen. Sans oublier aussi les absents du jour, Jean, Nico O, Seb, Gaetan B…etc ou autant de Yourkas Seitaridis, Oleg Protasov, Angelos Charisteas ou Alexei Mikhailitchenko qui attendent avec impatience ou rêvent de gonfler a nouveau les rangs de l’EFC. Sans oublier surtout son coach Jean-Mi, véritable légende vivante, a mi-chemin entre la science de Raymond Goetals et le charisme de Guus Hiddink, ou l’inverse. Oui, l’EFC agrège les talents, et les multiplie dans un collectif historique. Les occasions du jour sont belles même si on ne s’en souvient plus forcement trop. A l’image de cette tentative incroyable de Danny Blind-REBAL : ciseau retourne acrobatique ET aérien, a l’entrée de la surface : du grand n’importe quoi qui aurait pu rentrer au panthéon des buts plus beaux buts du monde si le poteau n’était pas intervenu avec rigidité. Cela illustre parfaitement cet état d’esprit EFC qui n’a pas froid aux yeux, et tente sans vergogne, des gestes de grande classe. Encore un joli une deux cette fois entre ARTHU-Gullit et FABIAN-Papadopoulos, qui trouve au second poteau l’intenable ANTOINE O-Belanov. C’est décide : le 3-0 c’est pour maintenant. D’une reprise de volée aérienne petit filet imparable et imparée que le gardien ne peut repousser, il parachève l’œuvre EFC. C’est la France qui marque son 3eme but en 1998 : c’est fini, le match est plié, l’EFC est championne (d’Ile) de France.

Mais il ne faut pas s’y tromper : car si l’EFC triompha avec brio de leur adversaires du jour l’ESCP avec ce 3-0 aux faux airs de 12 juillet 1998, l’EFC ne veut pas s’arrêter la, et l’EFC ne s’arrêtera pas la. Il y a trop d’envie, trop de promesses, trop de volontés, trop de souvenirs pour empêcher l’EFC de croire en ses rêves. Car l’EFC est plus qu’une simple équipe : c’est une fourmilière ou gravite des milliers de soldats, fiers d’avoir participé a l’érection prolongée de cet édifice immuable et qui lui est propre : la force de caractère, son implacable et impérissable force de caractère.

Friedrich von Hardenberg n’est peut être pas très connu, mais il n’est pas con : « Le destin, c’est le caractère ». Ca aussi, l’EFC le sait. 

Avec la volonté…