Depuis le mois de janvier, les joueurs de l’EFC savaient qu’ils joueraient un 8ème de finale de championnat cette saison. L’attente fut longue, la préparation soignée.

 

 Pourtant, l’EFC n’aborde pas ce match contre l’INSA Rennes dans des conditions optimales. Certains de ces joueurs reviennent tout juste de blessure, Olivier est obligé de renoncer pour cause de maladie (à 18h, il n’avait toujours rien mangé de la journée, c’est dire s’il était malade…), et surtout l’équipe a connu des errements en coupe (une défaite, un nul, pour 4 buts encaissés en une semaine). Il suffisait cependant de voir les regards des EFC dans le vestiaire pour se rendre compte que l’état d’esprit était bien meilleur ce jeudi. A noter que Mitad devient aujourd’hui le joueur le plus capé de l’histoire de l’EFC.

 

L’équipe :

Lawrence

 

François

Damien        Jean            Cyril

 

Antoine

Nico                          Clément

Arthu

 

Louis             Fabian

 

 

Antoine, Jules, Etienne, Guillaume, Sébastien

 

Dès les premiers ballons, les nombreux spectateurs (dont Fabrice Rougier et Michel Espinasse en tribune présidentielle) peuvent juger de l’intensité du combat à venir. Fidèle à ses principes, l’EFC mène la vie dure aux bretons. Il faut cependant se tenir, car l’arbitre veille. Dès la 15ème minute, il pense à sévir : « Numéro 8, la prochaine faute, c’est le carton » (rappelons qu’un jaune coûte 5 minutes hors du pré). Mais les EFCs sont prêts à se sortir les tripes, et c’est bien l’essentiel. Jean fait parler sa technique pour obtenir un corner, Antoine O chambre pour énerver les ennemis, bref, tout le monde est en place.

 

Les premières occaz’ sont pour l’ESSEC, avec notamment une belle frappe enroulée de Fabian que le portier Rennais détourne d’une claquette, suivi d’une tête non cadrée de Nico sur corner. Malgré la sortie sur blessure de l’un de leurs meilleurs joueurs, les bretons se montrent finalement dangereux sur corner. Une tête au premier poteau est détournée in extremis par Lawrence puis dégagée par Cyril.

 

L’agressivité des joueurs de l’ESSEC monte encore d’un cran (« numéro 8, c’est la dernière fois !»). La salle des machines Nico-Antoine-Clément travaille à plein régime pour tuer dans l’œuf les attaques de l’INSA Rennes. Malgré une frappe cadrée d’Arthu (la 38ème en 157 sélections d’après les statistiques officielles), la mi-temps est sifflée sur le score de 0-0.

 

Durant la pause, les regards sont toujours aussi déterminés. Les EFCs savent que s’ils continuent à tenir ce match comme ils le font, les Rennais finiront par craquer. Quelques consignes du mister, un peu d’eau, et les blancs se relancent dans la bataille, toujours avec la même envie (« numéro 8, attention, je ne le répèterai pas ! »). Arthu montre la voie en se montrant dangereux sur une frappe au dessus du cadre (la 1276ème en 157 sélections).

Fabian cède sa place à Seb, et Jules remplace Cyril, Nico passant en défense. Les noirs de l’INSA (on parle des maillots hein, leur teint étant on ne peut plus breton) se créent quelques occasions vers l’heure de jeu et la tension commence à être vraiment palpable. On sent qu’un but serait probablement décisif.

 

Au cours de la seconde période, Rennes commence à piocher physiquement, tandis que les blancs continuent sans relâche leur pressing. Les 400 mètres de la semaine dernière ont fait du bien. C’est donc fort logiquement que le virevoltant trident de l’ESSEC (Arthu-Louis-Seb) se crée la plupart des occasions. Aucune ne rentre. 0-0 score final, on jouera les prolongations.

 

Quelques étirements plus tard, on retrouve l’EFC à l’attaque. Mais Artu, Antoine, puis Louis parti dans le dos de la défense ratent le KO. L’INSA est fatigué, les premières crampes apparaissent. Quand ils parviennent à échapper aux quatre chiens de garde de la défense (« numéro 8, là, c’est la der des der… »), leurs frappes finissent toujours dans la niche de Lawrence. Les 15 minutes de la première partie de la prolongation passent trop vite. Alors que les équipes changent de côtés, on pense de plus en plus aux séances de tirs au buts si souvent fatales à l’ESSEC l’an dernier. Quand Arthu est lancé plein axe dans le dos de la défense, on croit qu’il va clore les débats. Mais il préfère ne pas tuer le suspens, et envoie son lob…directement en touche.

 

C’est alors qu’arrive un des faits marquants du match. Sur un coup de pied arrêté repoussé par la défense cergyssoise, un milieu de terrain de l’INSA Rennes envoie un missile des 25 mètres. Heureusement, Lawrence est attentif et s’envole pour détourner la frappe sur sa transversale. Que ce but aurait été cruel pour les blancs !

 

A la 110è, alors que l’INSA est lancé dans une contre-attaque, Clément est sommé par ses coéquipiers de se sacrifier. Tirage de maillot volontaire, carton jaune, et exclusion 5 minutes. Mais ce dernier coup du sort n’en sera pas un. Réduis à 10, les EFC vont se surpasser pour aller chercher la qualification. Sur une belle passe d’Antoine R, Arthu anticipe la sortie du goal et glisse le ballon à ras de terre. Le ballon roule lentement jusqu’au but (mais VRAIMENT lentement, au point que l’on a cru qu’un défenseur dégagerait la balle au dernier moment…).

 

Il est difficile de décrire l’explosion de joie qui suivit ce but attendu pendant 119 minutes. Tous les joueurs, remplaçants compris, se jettent sur le héros du jour qui a déjà du mal à tenir sur ses jambes. Les cris de joies remplissent la plaine de La Courneuve. L’embrassade est intense. Un moment rare où chacun sait qu’il ressent exactement la même émotion que ses 16 camarades. Quelques instants plus tard, la fin du match est sifflée, les mêmes hurlements de joies retentissent, et la fête peut commencer. Le premier « EFC qui danse » est lancé avant même qu’on pense à serrer la main des valeureux adversaires du jour.

 

 

Ce vendredi, les héros de la veille se sont réveillés la tête embrumée par la fête, mais le cœur rempli de fierté. Félicitations à Arthur qui marque un but décisifs dans les dernières secondes pour la troisième fois de la saison, et qui récolte la note de 10/10 au passage. La semaine prochaine, un nouveau défi, encore plus relevé, attend l’EFC. Mais avec cette envie et cette solidarité, il ne peut rien arriver à cette équipe…

 

Merci à ceux qui ne sont pas rentrés, ainsi qu’à nos supporters Fabrice, Rebal et Papa Espinasse.

 

Avec une volonté, il y a un chemin...

 

 

Rouflaket’

 

 

PS : Les résultats du jour :

 

INPL NANCY (3-1) Reims Management School 

INP Toulouse (2-1) Dauphine

ENSMA POITIERS (0-1 A.P.) INSA TOULOUSE

ESSEC (1-0 A.P.) INSA RENNES

KINE PODO NANTES ( 1-1, 3-5 tab) ENSEIRB BORDEAUX

IESEG LILLE (2-2, 2-4 tab) PGSM

EUROMED MARSEILLE (3-1) CENTRALE LYON

INP GRENOBLE (2-1) ESMM BESANCON