L'ESSEC FC CHAMPION DE FRANCE 2009
lundi 06 avril 2009
dimanche 22 mars 2009
Nantes n’attend plus que nous
Ce samedi 21 mars 2009, c’est une fière équipe de l’ESSEC, qui se présentait maillots bleus sur le dos face à ses rivaux pour tenter d’obtenir la qualification pour la coupe de France en salle organisée comme chaque année par Audencia.
Encore euphoriques après la qualification pour la phase finale du championnat de France, dans les 4 meilleures équipes universitaires de l’année pour la 3ème fois seulement dans l’histoire de l’EFC, il fallait redescendre sur terre pour se concentrer sur cette nouvelle compétition et ce style de jeu si particulier à la salle.
Damien nous coachait en l’absence de Jean-Michel (journée porte ouverte ? date ?), Nico glissait sur son bras le brassard de capitaine pour emmener Lawrence, Jean, Jules, Etienne, Adrien et Antoine O vers le gymnase si connu et apprécié d’Audencia.
Face à cet effectif quelque peu réduit (1 stoppeur, 3 pistons, 2 attaquants seulement…), on retrouvait l’équipe 1 d’HEC privée uniquement de Le Mouellic, absent, la belle équipe de l’ESC Amiens et leur petit meneur de jeu « le magicien », et les toujours accrocheurs capables du meilleur comme du pire, l’EDHEC.
Pour compenser le retard d’Etienne, Damien effectua le tirage au sort sans papier et en même temps qu’il écrivait sur le tableau noir du gymnase. Une belle performance qui donna le programme suivant :
HEC – EDHEC
Amiens – ESSEC
HEC – Amiens
ESSEC – EDHEC
EDHEC –Amiens
HEC – ESSEC
Comme par magie, ni l’ESSEC ni HEC (pour éviter toute contestation) n’ont joué 2 matchs à la suite, et le VARSITY s’annonçait déjà décisif pour la qualification.
Lors du premier match, HEC mit un but et « fit le métier ». Un jeu défensif efficace, quelques contres bien menés, on n’en attendait pas moins de la part des Josaciens qui remportaient intelligemment leur premier match du tournoi.
Vint l’entrée en lice des EFC, sous l’œil d’une bonne dizaine de spectateurs en plus des joueurs des autres équipes. Le match fut tout de suite très disputé face à des joueurs techniques, physiques, mais qui pouvaient pêcher sur certains points qui sont les points forts de l’EFC, le mental et l’intelligence (de jeu). Les bleus s’employaient à suivre les consignes, c’est-à-dire rester derrière et sortir très vite pour se créer des occasions. Ce qu’ils feront avec ce centre de Nico repris par Antoine à bout portant, les frappes de Nico sur coup franc ou Jules, ou encore les tentatives d’Adrien. De l’autre côté, la grande rigueur défensive des bleus ne suffisait pas toujours face à la technique et l’envie d’Amiens, mais le grand Lawrence veillait au grain pour sortir quelques arrêts décisifs sur les rares ballons où le toujours très bon Jean ne put intervenir. On atteignit la mi-temps sur le score de 0-0 malgré des occasions des deux côtés donc, dans un match face à un prétendant plus que sérieux à la qualification. En seconde période, Etienne qui avait eu du mal à rentrer dans le match éleva son niveau de jeu pour ne plus jamais le baisser jusqu’au bout du tournoi, et les occasions continuaient de buter sur des gardiens efficaces dans leurs buts. Au plus fort de la domination amiénoise (entre la 18ème et la 24ème minute), Jules s’échappa à droite pour placer une frappe que le gardien fut tout heureux de voir frôler sa lucarne, alors que Lawrence nous avait gratifié quelques instants auparavant d’un superbe arrêt réflexe du bout du pied alors qu’il était pris à contre-pied et d’une magnifique déviation du regard sur sa barre transversale sur un coup franc pour les ESC. Fin du match à 0-0, avec la possibilité de l’emporter des deux côtés, et des grosses satisfactions côté EFC. Un gros pressing devant (notamment Adrien qui n’a pas déçu pour ses premiers matchs en salle, belle couverture de balle, il a bien assimilé le rôle de « chien fou » au pressing et de pivot dos au but), un Nico qui provoquait à bon e(p)scient, Jules et Etienne très solides en défense et qui apportaient devant, et Jean et Lawrence, impériaux, rois de leur zone.
La troisième confrontation de l’après-midi opposa HEC à Amiens. Après avoir tapé sur le poteau, HEC ouvre le score, mais déchante vite en prenant 3 buts, dont 2 du petit meneur d‘Amiens (Corchia) (le premier est un modèle de face-à-face en salle). Amiens se plaçait donc sereinement dans la course à la qualification. A signaler qu’Amiens a pris 2 cartons jaunes et que l’arbitre n’a pas fait sortir les fautifs, un oubli qu’HEC n’a pas relevé…
Quatrième match, devant un public encore un peu plus nombreux, EDHEC-ESSEC. On savait à ce moment-là que la qualification se jouerait lors du dernier match, l’enjeu était le suivant : une victoire ici et un nul suffisait face à HEC, une défaite ou un nul relançait l’EDHEC et il faudrait battre HEC. Le match commençait prudemment pour l’EFC, recroquevillé derrière pour éviter de se faire surprendre. La délivrance vint sur la première occasion de l’ESSSEC, sur un bon centre (Nico je crois), Antoine, malgré un contrôle un peu manqué put tromper la sortie du gardien. 1-0. Nous avons assisté alors à ce qu’il ne faut surtout jamais faire en salle, relâcher la concentration après avoir marqué un but. 30 secondes après le coup d’envoi, l’EDHEC revenait à 1-1. 1-1 puis 1-2 en début de 2ème mi-temps, sur une frappe non cadrée Jean détournait le ballon dans les filets de Lawrence, malheureux les deux, Lawrence qui avait sorti quelques beaux arrêts, et Jean qui faisait encore un bon match. Il restait 8 minutes à jouer et les EFC n’ont pas paniqué. La rotation continuait efficacement, les jambes ne faisaient pas souffrir, Etienne Antoine et Adrien avaient à cœur de montrer qu’eux aussi ils avaient leur place, et leur fraicheur n’était pas de trop en cette fin de match. C’est pourtant Nico qui créera le décalage décisif, sur un déboulé côté gauche profitant d’une bonne remise d’Adrien en pivot il débordait un défenseur et trompait le gardien d’une frappe croisée du gauche. 2-2, l’EFC ne voulait pas s’en contenter. Après avoir bien résisté aux tentatives EDHEC, et notamment à cette reprise de volée qui passa derrière le but mais que les Nordistes ont essayé de faire passer pour un but, Jules jouait une touche rapidement côté droit pour Antoine, dont la frappe du gauche en pivot était détournée par le gardien en corner. Une minute plus tard, exactement le même scénario, avec cette fois une frappe du droit qui terminait sa course au fond des filets. L’EDHEC allait alors péter un « câble ». Suite à une intervention rugueuse d’Antoine au pressing, le n°10 de l’EDHEC le séchait sur un contre alors que Jean avait encore le ballon… Carton rouge mérité. Dans les derniers instants, Adrien et sa technique firent beaucoup de bien pour conserver le ballon et faire « passer » le chronomètre. L’EFC allait aborder son dernier match avec sérénité, sur de sa force, mais avec la prudence et la rigueur qui sont attendues avant un VARSITY.
Cinquième match, Amiens est malmené par l’EDHEC, et même mené, 1-0, puis 2-1, puis 3-2. Mais au final, l’EDHEC, déjà éliminé, a craqué. 5-3. Amiens ira à Nantes.
Place au VARSITY, sixième et dernier match d’une journée folle, comme une apothéose annoncée, une véritable tragédie avec l’élimination certaine d’une des deux plus grosses équipes de foot en salle étudiant. « Une tragédie avec une fin à
Number 1 is Lawrence Joye
Number 2 is Lawrence Joye
Number 3 is Lawrence Joye
Number 4 is Lawrence Joye
We all dream of a team of Lawrence Joye, a team of Lawrence Joye, a team of Lawrence Joye, …
Notre volonté sans faille nous a permis, comme face à Sciences Po, Dauphine, Rennes ou Bordeaux de forcer la décision dans les dernières secondes.
Notre volonté nous a ouvert le chemin de Nantes.
Notre volonté nous a fait encore une fois déplacer des montagnes.
Notre volonté nous emmènera encore très loin cette saison, ce groupe est beau, ce groupe vit très bien, ce groupe mérite une fin de saison exceptionnelle. A nous de nous en donner les moyens, et de continuer sur cette voie extraordinaire.
Lorsque Jean-Michel nous parle de l’importance de l’EFC pour lui, comme dans le vestiaire de Poitiers, nous sommes tous touchés au plus profond de nous. J’ai l’impression que depuis ce quart de finale nous avons franchi un nouveau pallier, une nouvelle étape, sur le plan du jeu comme sur le plan de la solidarité et de l’engagement. Je crois en ce groupe, nous pouvons bien figurer partout. Si nous ne gagnons pas, c’est que nous serons tombé sur plus fort que nous. Mais nous pouvons ramener des titres. Ensemble allons chercher ces trophées ! Mais il nous faut continuer à travailler ensemble, à souffrir ensemble, à vivre ensemble, à nous amuser ensemble.
Ensemble écrivons de nouvelles pages dans le livre d’or de l’histoire du sport ESSEC !
Antoine
vendredi 20 mars 2009
Au terme d'un nouveau match haletant, l'EFC a battu l'ENSEIR Bordeaux (2-0 ap) et se qualifie donc pour la demi-finale du championnat de France.
Un immense essploit qui fait entrer encore un peu plus l'EFC dans la légende.
Résumé de Seb à venir.
samedi 14 mars 2009
Depuis le mois de janvier, les joueurs de l’EFC savaient qu’ils joueraient un 8ème de finale de championnat cette saison. L’attente fut longue, la préparation soignée.
Pourtant, l’EFC n’aborde pas ce match contre l’INSA Rennes dans des conditions optimales. Certains de ces joueurs reviennent tout juste de blessure, Olivier est obligé de renoncer pour cause de maladie (à 18h, il n’avait toujours rien mangé de la journée, c’est dire s’il était malade…), et surtout l’équipe a connu des errements en coupe (une défaite, un nul, pour 4 buts encaissés en une semaine). Il suffisait cependant de voir les regards des EFC dans le vestiaire pour se rendre compte que l’état d’esprit était bien meilleur ce jeudi. A noter que Mitad devient aujourd’hui le joueur le plus capé de l’histoire de l’EFC.
L’équipe :
Lawrence
François
Damien Jean Cyril
Antoine
Nico Clément
Arthu
Louis Fabian
Antoine, Jules, Etienne, Guillaume, Sébastien
Dès les premiers ballons, les nombreux spectateurs (dont Fabrice Rougier et Michel Espinasse en tribune présidentielle) peuvent juger de l’intensité du combat à venir. Fidèle à ses principes, l’EFC mène la vie dure aux bretons. Il faut cependant se tenir, car l’arbitre veille. Dès la 15ème minute, il pense à sévir : « Numéro 8, la prochaine faute, c’est le carton » (rappelons qu’un jaune coûte 5 minutes hors du pré). Mais les EFCs sont prêts à se sortir les tripes, et c’est bien l’essentiel. Jean fait parler sa technique pour obtenir un corner, Antoine O chambre pour énerver les ennemis, bref, tout le monde est en place.
Les premières occaz’ sont pour l’ESSEC, avec notamment une belle frappe enroulée de Fabian que le portier Rennais détourne d’une claquette, suivi d’une tête non cadrée de Nico sur corner. Malgré la sortie sur blessure de l’un de leurs meilleurs joueurs, les bretons se montrent finalement dangereux sur corner. Une tête au premier poteau est détournée in extremis par Lawrence puis dégagée par Cyril.
L’agressivité des joueurs de l’ESSEC monte encore d’un cran (« numéro 8, c’est la dernière fois !»). La salle des machines Nico-Antoine-Clément travaille à plein régime pour tuer dans l’œuf les attaques de l’INSA Rennes. Malgré une frappe cadrée d’Arthu (la 38ème en 157 sélections d’après les statistiques officielles), la mi-temps est sifflée sur le score de 0-0.
Durant la pause, les regards sont toujours aussi déterminés. Les EFCs savent que s’ils continuent à tenir ce match comme ils le font, les Rennais finiront par craquer. Quelques consignes du mister, un peu d’eau, et les blancs se relancent dans la bataille, toujours avec la même envie (« numéro 8, attention, je ne le répèterai pas ! »). Arthu montre la voie en se montrant dangereux sur une frappe au dessus du cadre (la 1276ème en 157 sélections).
Fabian cède sa place à Seb, et Jules remplace Cyril, Nico passant en défense. Les noirs de l’INSA (on parle des maillots hein, leur teint étant on ne peut plus breton) se créent quelques occasions vers l’heure de jeu et la tension commence à être vraiment palpable. On sent qu’un but serait probablement décisif.
Au cours de la seconde période, Rennes commence à piocher physiquement, tandis que les blancs continuent sans relâche leur pressing. Les 400 mètres de la semaine dernière ont fait du bien. C’est donc fort logiquement que le virevoltant trident de l’ESSEC (Arthu-Louis-Seb) se crée la plupart des occasions. Aucune ne rentre. 0-0 score final, on jouera les prolongations.
Quelques étirements plus tard, on retrouve l’EFC à l’attaque. Mais Artu, Antoine, puis Louis parti dans le dos de la défense ratent le KO. L’INSA est fatigué, les premières crampes apparaissent. Quand ils parviennent à échapper aux quatre chiens de garde de la défense (« numéro 8, là, c’est la der des der… »), leurs frappes finissent toujours dans la niche de Lawrence. Les 15 minutes de la première partie de la prolongation passent trop vite. Alors que les équipes changent de côtés, on pense de plus en plus aux séances de tirs au buts si souvent fatales à l’ESSEC l’an dernier. Quand Arthu est lancé plein axe dans le dos de la défense, on croit qu’il va clore les débats. Mais il préfère ne pas tuer le suspens, et envoie son lob…directement en touche.
C’est alors qu’arrive un des faits marquants du match. Sur un coup de pied arrêté repoussé par la défense cergyssoise, un milieu de terrain de l’INSA Rennes envoie un missile des 25 mètres. Heureusement, Lawrence est attentif et s’envole pour détourner la frappe sur sa transversale. Que ce but aurait été cruel pour les blancs !
A la 110è, alors que l’INSA est lancé dans une contre-attaque, Clément est sommé par ses coéquipiers de se sacrifier. Tirage de maillot volontaire, carton jaune, et exclusion 5 minutes. Mais ce dernier coup du sort n’en sera pas un. Réduis à 10, les EFC vont se surpasser pour aller chercher la qualification. Sur une belle passe d’Antoine R, Arthu anticipe la sortie du goal et glisse le ballon à ras de terre. Le ballon roule lentement jusqu’au but (mais VRAIMENT lentement, au point que l’on a cru qu’un défenseur dégagerait la balle au dernier moment…).
Il est difficile de décrire l’explosion de joie qui suivit ce but attendu pendant 119 minutes. Tous les joueurs, remplaçants compris, se jettent sur le héros du jour qui a déjà du mal à tenir sur ses jambes. Les cris de joies remplissent la plaine de La Courneuve. L’embrassade est intense. Un moment rare où chacun sait qu’il ressent exactement la même émotion que ses 16 camarades. Quelques instants plus tard, la fin du match est sifflée, les mêmes hurlements de joies retentissent, et la fête peut commencer. Le premier « EFC qui danse » est lancé avant même qu’on pense à serrer la main des valeureux adversaires du jour.
Ce vendredi, les héros de la veille se sont réveillés la tête embrumée par la fête, mais le cœur rempli de fierté. Félicitations à Arthur qui marque un but décisifs dans les dernières secondes pour la troisième fois de la saison, et qui récolte la note de 10/10 au passage. La semaine prochaine, un nouveau défi, encore plus relevé, attend l’EFC. Mais avec cette envie et cette solidarité, il ne peut rien arriver à cette équipe…
Merci à ceux qui ne sont pas rentrés, ainsi qu’à nos supporters Fabrice, Rebal et Papa Espinasse.
Rouflaket’
PS : Les résultats du jour :
INPL NANCY (3-1) Reims Management School
INP Toulouse (2-1) Dauphine
ENSMA POITIERS (0-1 A.P.) INSA TOULOUSE
ESSEC (1-0 A.P.) INSA RENNES
KINE PODO NANTES ( 1-1, 3-5 tab) ENSEIRB BORDEAUX
IESEG LILLE (2-2, 2-4 tab) PGSM
EUROMED MARSEILLE (3-1) CENTRALE LYON
INP GRENOBLE (2-1) ESMM BESANCON
vendredi 20 février 2009
Grâce à sa difficile victoire 1-0 face à une bonne équipe de l'IESEG, l'EFC prend la tête de sa poule.
| Pts | J | |
| ESSEC | 8 | 2 |
| Reims | 6 | 2 |
| IESEG | 3 | 2 |
| EDHEC | 2 | 2 |
| ISC | 0 | 0 |
A noter que l'ISC n'a toujours pas donné signe de vie.
S'ils sont déclarés forfaits, l'EFC sera qualifiée quels que soient les résultats à venir.
Résumé à venir...
mercredi 18 février 2009
Après une belle victoire 3-0 sur l'ESCP, l'EFC a assuré son titre de champion vis-à-vis de Dauphine. Le coach de Dauphine nous aurait dit qu' "ils n'avaient pas gagné avec assez d'écart". Visiblement, il ne savait pas qu'ils avaient un point de pénalité...
On fête ça dès ce soir au chinois des Touleuses, puis au Foy's, avec la présence exclusive de Jean Reynes...
Un beau matin du mois de février 2009, l’EFC quittait sa province natale pour le stade Olympique de la Courneuve, le coeur léger et le bagage mince, mais malgré tout avec un jeu complet de maillot, et une ambition : conquérir Paris.
Ce jour n’était pas tout a fait comme les autres : ce jour pouvait donner a l’EFC une nouvelle étoile, et a cette génération montante bercée par le souvenir de ses illustres aieux, une première forme de consécration.
L’EFC s’est donc lance corps et âmes dans ce match contre l’ESCP, a la conquête de son titre d’Ile de France, avec humilité et détermination, sagesse et fermeté, sérénité et fortitude, force, courage et bravoure, enfin presque tout en fait.
Sous les yeux du ballonné d’or Eric Litzler, la toile EFC se tisse, et son emprise sur le jeu grandie au fil des minutes.
La défense implacable se dresse comme un fier rempart de brutes aux cœurs tendres, LAWRENCE - DAMIEN - OLIV - TIBOR - FRANCOIS et met en échec chaque pénétration adverse. Le milieu imprenable irradie le stade de son savoir-faire : ANTOINE R. - JULES - ETIENNE - ARTHU tamponnent avec vigueur et relancent avec justesse. Tandis que l’attaque impertinente, LOUIS, FABIAN s’excite sur quelques envolées lyriques. Les valeureux ANTOINE O., CYRIL, GUILLAUME, ADRIEN, PAUL bouillonnent tels des apericubes, prêts a bondir dans la marmite…
Et c’est rapidement et fort logiquement que l’EFC va trouver la faille, sur un corner excentre (inutile de m’insulter, il existe bien des corners plein axe c’est juste inconnu du grand public) botte par ARTHU. ETIENNE s’élance, cartonne comme a son habitude deux trois vis-à-vis et place une tête arrière magnifique trompant toute la défense adverse. FABIAN qui passait par la et craignant les vicissitudes du poteau et des défenseurs adverses pousse la balle au fond, du droit, profitant de son ambidextrite.1-0.
L’EFC poursuit son devoir, et chaque seconde défile comme un écho du travail accomplie jusque la : les entrainements dans la neige, les pompes dans la boue, les abdos sur la plage, les coquillages, les crustacés, les Mac Do sans frites, les séances vidéo au Don Gio, les veilles de match sans pates ni rideau (ou l’inverse), l’austérité des séances de récupération au Foy’s… Khalil Gibran le savait depuis longtemps : «nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit », l’EFC le sait aussi.
Les blancs poussent et oppressent leur adversaire, LAWRENCE donne de la voix, et des pieds et des mains, tandis que REBAL et JULES grigrittent sur leurs cotes. DAMIEN dont la fonction oblige un certain sérieux se charge d’imposer le respect aux adversaires, accompagne de ses valeureux soldats taillés dans le roc de la falaise d’Etretat : TIBOR et FRANCOIS. Et c’est grâce a cette base solide que la béchamel du milieu va prendre a nouveau : sublime mouvement cote gauche emmené par le virevoltant ARTHU, dont le style fluide a l’eau claire non alcoolisée n’est pas sans rappeler celui de Ruud Gullit. Apres avoir promené quelques adversaires dans les jardins de la Courneuve, il transmet a ANTOINE R. : Le génial Yorgos Karagounis ratisseur de ballon de l’EFC a profité de son stage au pays de Roy Keane pour travailler sa poésie : il décoche une mine des familles des 30metres, mi-hauteur. 2-0. C’est l’imparable logique EFC.
ETIENNE impose avec fermeté et en toute légalité son pouvoir sur le flanc droit mais lâchement blesse (une flèche venue de l’arrière) il cède sa place a GUILLAUME, qui administre avec bravoure et rigueur les terres droites de l’EFC. Moultes assauts continueront de jalonner cette première mi-temps, emmenées notamment par la fusée a fission sismique nouvelle génération LOUIS : l’EFC sort vainqueur de cette première bataille.
C’est avec cette même volonté que l’EFC entame la seconde période, recevant bientôt les apports des frais gardons ANTOINE O et ADRIEN, qui passent les vitesses : 4eme, 5eme, et même 6eme ! Des assauts nombreux brisent le silence de la nuit lourde et assourdissante et teintée de soleil. La Courneuve se découvre une nouvelle cour, et de nouveaux seigneurs. Cet EFC version 2009 ressemble a s’y méprendre a l’équipe de Grece championne de 2004, qui elle-même ressemblait déjà a s’y méprendre a celle des Pays-Bas championne de 1988 qui ressemblait d’ailleurs déjà beaucoup a son adversaire du jour de ce 25 juin 1988 a l’Olympiastadion de Munich : l’incroyable équipe de Russie. Et oui, il y a un peu de tout ca a l’EFC. LAWRENCE, sorte de Rinat Dasaev des temps modernes, Damien le Michalis Kapsis du flanc droit, Oliv le Danny Blind du flanc gauche, FRANCOIS et TIBOR les Traianos Dellas et Ronald Koeman du centre. JULES et ETIENNE les Zisis Vryzas et Franck Rijkaard du milieu, FABIAN et LOUIS les Dimitrios Papadoloulos et Marco Van Basten des avants postes (Grooooosse pression Louis :). Sans oublier Ruud Gullit et Yorgos Karagounis, sans oublier aussi ANTOINE O-Belanov, CYRIL, GUILLAUME ADRIEN et PAUL qui reforment le quatuor magique d’antan Berry Van Aerle - Arnold Muhren - Jan Wouters - Adrie Van Tiggelen. Sans oublier aussi les absents du jour, Jean, Nico O, Seb, Gaetan B…etc ou autant de Yourkas Seitaridis, Oleg Protasov, Angelos Charisteas ou Alexei Mikhailitchenko qui attendent avec impatience ou rêvent de gonfler a nouveau les rangs de l’EFC. Sans oublier surtout son coach Jean-Mi, véritable légende vivante, a mi-chemin entre la science de Raymond Goetals et le charisme de Guus Hiddink, ou l’inverse. Oui, l’EFC agrège les talents, et les multiplie dans un collectif historique. Les occasions du jour sont belles même si on ne s’en souvient plus forcement trop. A l’image de cette tentative incroyable de Danny Blind-REBAL : ciseau retourne acrobatique ET aérien, a l’entrée de la surface : du grand n’importe quoi qui aurait pu rentrer au panthéon des buts plus beaux buts du monde si le poteau n’était pas intervenu avec rigidité. Cela illustre parfaitement cet état d’esprit EFC qui n’a pas froid aux yeux, et tente sans vergogne, des gestes de grande classe. Encore un joli une deux cette fois entre ARTHU-Gullit et FABIAN-Papadopoulos, qui trouve au second poteau l’intenable ANTOINE O-Belanov. C’est décide : le 3-0 c’est pour maintenant. D’une reprise de volée aérienne petit filet imparable et imparée que le gardien ne peut repousser, il parachève l’œuvre EFC. C’est la France qui marque son 3eme but en 1998 : c’est fini, le match est plié, l’EFC est championne (d’Ile) de France.
Mais il ne faut pas s’y tromper : car si l’EFC triompha avec brio de leur adversaires du jour l’ESCP avec ce 3-0 aux faux airs de 12 juillet 1998, l’EFC ne veut pas s’arrêter la, et l’EFC ne s’arrêtera pas la. Il y a trop d’envie, trop de promesses, trop de volontés, trop de souvenirs pour empêcher l’EFC de croire en ses rêves. Car l’EFC est plus qu’une simple équipe : c’est une fourmilière ou gravite des milliers de soldats, fiers d’avoir participé a l’érection prolongée de cet édifice immuable et qui lui est propre : la force de caractère, son implacable et impérissable force de caractère.
Friedrich von Hardenberg n’est peut être pas très connu, mais il n’est pas con : « Le destin, c’est le caractère ». Ca aussi, l’EFC le sait.
Avec la volonté…
mardi 17 février 2009
Un déplacement éprouvant à Lille ce lundi soir, pour une victoire relativement tranquille face à l'EDHEC 2.
Score final 6-0. A noter le triplé de l'homme en forme Antoine O, ainsi que la commande de Jean-Mi au McDo ("Un Big Ma' et des patato s'il vous plait").
Résumé à venir...
vendredi 06 février 2009
Un sentiment mitigé à la fin de ce match de très haut niveau (1-1).
La déception de ne faire que match nul alors que l'ESSEC semblait au dessus, mais la satisfaction d'avoir arraché le droit de rêver au titre de champion d'Ile de France grâce à un but marqué dans les dernières minutes.
Résumé à venir...
vendredi 23 janvier 2009
Résumé du match ESSEC FC – ESTP
Jeudi 22 janvier 2009 à La Courneuve.
Par Etienne Lamotte
C’est dans la houle de la Courneuve que l’EFC affrontait ce jour là l’ESTP, avec à la clé une qualification en 8ème de finale du championnat de France universitaire. L’EFC avait l’occasion de prendre la tête du groupe, en poursuivant sa formidable série de victoires (dont celle lors du Varsity une semaine plus tôt).
L’équipe de départ voyait revenir Arthur au poste de numéro 10, un cran devant l’inamovible Antoine R, et assisté au milieu de Clément à gauche et Jules à droite dans une formation devenue la marque de fabrique de l’EFC : le 4-4-2 losange. Les clés de l’attaque étaient confiées à Louis et Fabian, alors qu’en défense la charnière centrale était composée de Tibor et François, avec à leur droite Jean et à leur gauche Olivier. Dans les cages on retrouvait évidemment Lawrence. Sur le banc : Antoine O., Etienne, Thomas, et en guest star la surprise de jour TOÏ !
En face, c’est une équipe en apparence solide qui se présentait, avec des grands gabarits à peu près à tous les poste (sauf éventuellement leur milieu créateur), et une volonté affichée d’imposer un défi physique aux minots de l’EFC.
Et c’est sur le terrain synthétique de la Courneuve balayé par une puissante houle que le coup d’envoi fut sifflé, sous le regard attentif de certains observateurs venus de la Porte Dauphine, sûrement en prévision du grand match 15 jours plus tard.
Le début de match sera révélateur du type de rencontre que l’EFC et l’ESTP disputeront ce jeudi-là : immédiatement l’EFC prend la maîtrise du ballon et tente d’imposer son jeu fait de renversements et de diagonales, mais se heurte au combat tactique et physique proposé par des ingénieurs redoutablement bien en place. Le jeu long est rendu compliqué par les fortes bourrasques, qui ne font que renforcer à l’impression de combat entre les deux équipes : les EFC se font ainsi surprendre par le vent fort qui souffle dans leur dos, et ce sont plusieurs actions qui sont rapidement avortées : tentatives de passe en profondeur d’Olivier d’abord puis Clément en direction de Fabian ; coups francs « dans la boîte » directement en 6m…
Mais on sent tout de même que l’EFC domine son adversaire : l’ESTP n’a pas d’occasions et s’efforce de contenir des blancs qui se jettent dans la bataille sans compter (à l’image d’Antoine R qui passe de peu à côté d’un carton jaune, tandis que François et Tibor, eux n’ont pas cette chance). Les latéraux bloquent parfaitement bien leur couloirs, à l’image de Jean qui ne se laisse pas déborder une seule fois, ou d’Olivier qui emploie toute sa hargne à défendre rude sur l’homme.
On commence à voir lors de la deuxième moitié de la première mi-temps des EFC patients et qui tentent des jolis gestes : cette passe de toute beauté, aveugle en extension et en première intention d’Arthur vers Fabian qui sera malheureusement un poil trop court ; ce dribble magnifique de Louis qui, sur le côté gauche, mystifie l’arrière ESTP et arrache un « Hé, tu l’as vu, la classe franchement » à un Jean-Mi impressionné.
Et c’est relativement logiquement que l’EFC va marquer ce but si important, à la fin de la première mi-temps, sur une action de toute beauté initiée par Clément : après une attaque avortée de l’ESTP, le ballon revient à Clément à une trentaine de mètres de ses but ; il le remet immédiatement vers Fabian sur le côté gauche en profondeur ; Fabian efface avec brio son vis-à-vis avant de le prendre de vitesse le long de la ligne de touche ; il déborde à gauche et remet au centre vers Arthur, qui avait suivi ; Arthur, volontairement ou non (peu évident au vu du ralenti), mais de toutes façons très opportunément, laisse filer le ballon jusqu’à Jules à l’entrée de la surface qui ne se pose aucune question : il catapulte ce ballon au fond des filets d’une reprise de volée limpide, qui ne laisse absolument aucune chance au gardien. SBIM ! Imparable, et (encore !) un geste de grande classe, qui libère d’un coup une partie de la pression, palpable depuis le début du match malgré, il faut le dire, le sérieux et la grande application des hommes en blanc.
C’est sur ce score de 1-0 que les deux équipes rejoignent les vestiaires.
Votre narrateur, alors en plein échauffement, n’aura pas eu l’opportunité d’avoir une vision détaillé des événements lors des premières minutes de la deuxième mi-temps (Ah ! les conflits d’intérêts quand on a la double casquette…). Il sentira pourtant encore une certaine emprise des EFC sur le match face à une équipe de l’ESTP quelque peu désabusée. C’est ça, aussi, de venir chercher le match nul (notre envoyé spécial Antoine O. avait entendu l’entraîneur des rouges et noirs recommander à ses joueurs de se contenter de « contenir » les fiers EFC. Bouh la frilosité !).
C’est par quelques timides attaques que l’ESTP se risque en fait dans le camp des blancs, avec cependant une action confuse dans la surface qui aurait pu coûter cher, après une mésentente entre Lawrence et sa charnière centrale. Ou encore sur cette succession de corners finalement sans dangers.
Etienne fait son entrée à la 60, en remplacement de Clément qui se sera remarquablement battu sur son côté gauche. Objectif de la dernière ligne droite : tenir le score et si possible « tuer le match » en contre-attaque.
La pression se fera plus forte dans le camp de l’EFC, qui concède quelques coups de pieds arrêtés face aux ingénieurs qui veulent à tout prix revenir au score dans cette fin de match. Mais l’EFC est solide, et quoi que fatigués, les joueurs jettent encore leurs forces dans la bataille grâce à leur formidable mental : sur les replis défensifs, mais aussi sur des contre-attaque. C’est sur l’une d’entre elles que la frappe sèche de Fabian de demi-volée en profondeur s’écrasera sur la transversale du gardien adverse complètement atone sur le coup.
Par la plus petite des marges, au prix d’un vrai combat tactique et physique, l’EFC tient finalement sa victoire. Et franchement, qu’elle est belle…
vendredi 16 janvier 2009
lundi 12 janvier 2009
vendredi 05 décembre 2008
vendredi 28 novembre 2008
PGSM 1 - ESSEC 5
Le temps du réalisme...
Choc de cette 4ème journée, le deuxième de la poule 1, PGSM, recevait le leader invaincu, l'EFC. A l'instar de la ligue 1, la hiérarchie a été respectée.
A votre droite, l'EFC version 2008, 3 victoires en championnat pour autant de matchs, capable du bon comme du moins bon. A ma gauche, PGSM, équipe solide qui se hisse l'année dernière en quarts de finale de la coupe de France, mais dont l'intelligence de jeu n'est pas la qualité première. Match d'hommes donc à défaut d'être un match de tacticiens.
Première surprise en arrivant à la Courneuve : le match ne se déroulera pas sur un synthétique nouvelle génération mais sur un stabilisé ancienne version, façon trous et faux rebonds. L'esprit du Ponceau envahit le vestiaire alors que les joueurs troquent leurs moulés pour des stabil.
Après avoir pris possession du vestiaire dans une ambiance assez décontractée, les joueurs se changent et écoutent le discours du coach. L'enjeu du match est double pour les deux équipes : la première place de la poule et l'opportunité de reléguer un concurrent direct pour le titre de champion d'Ile de France. Un mot d'ordre : " Faites vous respecter".
Le match débute avec le traditionnel 4-4-2 : aux avants postes, têtes de la meute blanche, Louis et Antoine, sur les ailes Nico et la JE, au milieu de terrain, Arthur est chargé d'animer le jeu des blancs tandis que François est chargé de détruire celui des rouges et jaunes. La charnière centrale voit l'association de Jeremy à un représentant de la Lozère, Captain Corchia et le Rebaud bloquent les côtés. Dernier rempart, Lawrence occupent les cages.
Le coup d'envoi est donné dans un silence glacial (température de 4° selon les organisateurs, - 1 ° selon la police). Les tendances se dégagent rapidement : PGSM développe un jeu physique, parfois même violent, et peut compter sur ses individualités pour faire la différence. Mais si les milieux de terrain font preuve de technique, les défenseurs sont trop laxistes pour permettre à leur équipe de rivaliser avec un bloc blanc imperméable aux attaquants tranchants. Dès la première minute, Nico O. (E4, Je veux intégrer la JE) transmet le ballon à Arthur B. qui distille une passe lumineuse à destination d'Antoine O. sur le côté. Action d'école, ce dernier centre instantanément à ras de terre pour Louis qui prend de vitesse une défense apathique pour tromper du plat du pied le gardien de PGSM. 1 - 0.
Le combat reprend dès le coup d'envoi. Duels âpres, contacts nombreux, PGSM varie avec adresse bois, agressions et insultes devant un arbitre transparent. 14ème minute, longue transversale d'Olivier R. (E4, 15 blessures en 3 saisons) en direction d'un membre de la JE, remise pour Adrien (rentré peu de temps avant en raison d'une nouvelle blessure d'Arthur), qui trouve le petit filet opposé d'un plat du pied parfaitement ajusté. 2 - 0 après un quart d'heure de jeu. Les 13 037 supporters de l'EFC présents dans les tribunes laissent exploser leur joie et envahissent momentanément le terrain.
PGSM, qui multiplie les coups d'envoi en cette première période, fait preuve d'abnégation et continue d'attaquer. Moins à leur aise, les blancs perdent progressivement la bataille du milieu du terrain et assistent à plusieurs intrusions intempestives (mais pour l'instant sans conséquence) dans la surface du géant Lawrence. Agacé par la situation, François récupère un ballon et décroche des 40 mètres une frappe puissante qui trouve le montant supérieur des cages d'un gardien surpris par la spontanéité du tir. La balle revient sur Louis, seul, qui fusille sobrement ce dernier. 3 – 0. L'EFC fait preuve d'un réalisme impressionnant en concrétisant la totalité de ses occas.
Mais PGSM, qui n'a plus rien à perdre, ne lâche rien et impose son rythme, remportant un nombre croissant de duels. Aussi, quelques minutes après le coup d'envoi, l'attaquant jaune et rouge se retrouve-t-il dans la surface blanche pour décrocher une frappe intelligente qui permet à PGSM de revenir au score. Les adversaires de l'EFC rêvent déjà de rééditer l'exploit de Lorient au Vélodrome. La mi-temps est alors sifflée.
Loin de s'attendre à une seconde période reposante, les blancs se remotivent et retrouvent leur agressivité. Blessé, Jérémy est remplacé par Jules en défense centrale tandis que Paul est chargé d'animer le côté droit. Le combat reprend, les contacts se multiplient, les cartons commencent à tomber, d'abord pour les jaunes et rouges, puis pour les blancs qui montrent des signes d'énervement. Mais si les intrusions des attaquants de PGSM se font de plus en plus menaçantes, les joueurs de l'EFC retrouvent progressivement leur jeu et inquiètent à plusieurs reprises le gardien adverse, qui s'inclinera une nouvelle fois, face à Antoine, qui remporte tranquillement son face-à-face.
74ème minute. Tournant du match. Nous sommes à 40 mètres des buts jaunes et rouges. Olivier R. se prépare à distiller une longue transversale en direction de la surface adverse, dans l'espoir de trouver une tête connue. Il s'élance, expédie une frappe puissante qui dépasse les joueurs agglutinés au niveau du point de pénalty et arrive à hauteur du goal qui, sereinement, tend les bras pour finalement laisser la balle passer et trouver les filets. 5 – 1. Stupeur sur le terrain et dans les tribunes. Olivier R., la bonhommie, l'homme aux mollets ronds, l'éternel blessé, vient de marquer. Hurlements de joies parmi les blancs, pleurs dans les tribunes. Le succès de l'EFC est total.
Réaliste, collectif, l'EFC a su mater un adversaire agressif. De bon augure pour la 2ème partie du championnat.
Merci aux 3 remplaçants qui auront chacun apporté à l'équipe, merci à Arthur pour sa participation précieuse, merci à Jean-Mi pour son éclaircissement sur la politique des syndicats français.
Jules
samedi 22 novembre 2008
Au sortir de ce week-end à Clairefontaine ô combien bénéfique, L’EFC se retrouve ce jeudi 20 novembre pour affronter une équipe d’INSEEC fortement redoutée. Un temps maussade plane sur le domaine des Maradas, forteresse inviolée depuis quelques mois maintenant. Mais peu importe le temps, aujourd’hui l’objectif est clair : les 4 points sinon rien. Jean-Mi nous le fait parfaitement savoir pendant la causerie d’avant match : « Si on gagne, on prend le large au classement, mettez vous dé la tête ! ».
Le match débute avec une composition pour le moins inhabituelle puisque l’EFC enregistre 3 absences de haut rang : Arthur (blessé à la cuisse), Olivier R (blessé au tibia) et Antoine (absent). Ces absences sont palliées par Paul, Thomas et Athitane.
Cela donne :
LAWRENCE
DAMIEN JEREMIE GUILLAUME
JEAN
FRANCOIS
JULES ADRIEN NICO
SEBASTIEN LOUIS
Remplaçants : Paul, Thomas, Athitane.
Le match démarre tambour battant et l’EFC met tout de suite une énorme pression devant. 3e, Sebastien bien lancé en profondeur part à la limite du hors-jeu, si bien que les joueurs d’INSEEC s’arrêtent de jouer, il bute sur le portier qui repousse le ballon sur Louis qui rate l’immanquable. Qu’importe, le ton est donné et le premier but ne se fera pas attendre très longtemps. Au quart d’heure de jeu, Jules lance parfaitement Nicolas en profondeur qui ajuste le gardien d’un subtil lob de son pied gauche. Les EFC ne relâchent pas leur pressing et continuent de se créer des occasions à l’image d’Adrien qui se présente seul face au but mais croise un peu trop sa frappe qui vient mourir au pied du poteau. A la demi-heure de jeu et suite à très beau mouvement Jules encore lui lance en profondeur Louis qui cette fois-ci ne rate pas son duel et lobe le portier INSEEC décidemment peu à l’aise avec ses sorties (mais tout de même plus à l’aise qu’avec ses dégagements…). 30e, 2-0. L’EFC manque même d’inscrire un troisième but avant la mi-temps par l’intermédiaire de Sebastien qui, après avoir repris le ballon dans les pieds du gardien (encore parti cueillir les cerises comme dirait notre bon vieux Jean-Michel Larqué), ajuste une frappe qui passe à un tout petit centimètre du but INSEEC.
Les bleus regagnent le bord du terrain à la fin de cette première mi-temps riche en occasions devant, riche en intensité au milieu de terrain et riche de sérénité derrière. Jean-Mi ne manque pas de le faire comprendre : « C’était du très grand EFC». Mais attention, un match ne dure pas 45 minutes et la réaction des INSEEC dont le niveau technique individuel est bon voire très bon pour certains est à craindre. Après s’être ravitaillés en mandarines fraîchement cueillies (merci nico), les EFC regagnent le terrain plein d’envie encore, prêts à marquer les esprits.
La deuxième période démarre avec légèrement moins de rythme que la première mais ce flottement ne va pas durer bien longtemps. Après avoir remis la pression sur le but d’INSEEC qui ne parviennent toujours pas à mettre en avant leur collectif, Adrien profite d’une mésentente entre le défenseur et son gardien (qui semble dans un premier temps avoir capté le ballon au sol mais qui le laisse dans un deuxième temps passer sous ses jambes, réalisant ainsi ce superbe geste technique propre aux gardiens qu’on appelle « Arconada » depuis un certain Euro 84…) pour ouvrir son pied et pousser le ballon au fond des filets d’un « Plat du pied=Sécurité » (Youri Djorkaeff). 3-0 à la 60e, l’addition commence à être salée et l’EFC continue d’acculer le but des blancs et de jouer remarquablement bien avec ses diagonales, ses ballons récupérés tout de suite portés vers l’avant et sa rigueur défensive qu’on lui connaît.
Un quart d’heure avant la fin du match, Louis récupère un bon ballon et envoie Sébastien seul au but adverse, 4-0. Quelques minutes plus tard, Sebastien et Adrien laissent leurs places à Athitane et Thomas sous les ovations des Maradas, ovations méritées. Le score en restera là même si l’EFC aurait pu finir sur un score plus large, Louis échouant dans ses deux face à face dans les dernières minutes.
L’EFC a frappé un grand coup ce jeudi après-midi, elle a montré qu’elle savait gagner en jouant très bien et en marquant des buts. Mais attention à ne pas s’enflammer, la route est encore longue et passe par une victoire la semaine prochaine contre PGSM. En attendant les matches brûlants de deuxième phase contre Dauphine, HEC, ESTP…
Merci à Paul qui n’est pas rentré mais a toujours poussé sur le bord du terrain.
Merci à Clairefontaine pour ses mandarines.
Merci à toute l’équipe.
Louis